Fourons

  • Marcel Neven laisse le choix aux électeurs

    Dimanche, le MR Visétois présentait ses vœux. Une réception où il a notamment été question du futur politique de Capture d’écran 2017-01-18 à 07.55.21.pngMarcel Neven (73 ans), bourgmestre de Visé, depuis 1989. Et si une rumeur voulait que Marcel Neven souhaiterait être à nouveau tête de liste, il a mis les points sur les i. Dans son discours, il a ainsi annoncé qu’il laisserait les électeurs choisir. « Aux prochaines élections communales de 2018, je ne serai plus tête de liste. Ainsi, ce seront les électeurs qui décideront si je dois continuer à jouer un rôle dans la politique de l’entité de Visé. Mais quoi qu’il arrive, je serai toujours là pour soutenir mes colistiers et mon successeur. Je me battrai pour que le MR reste dans la majorité ». En d’autres termes, il se peut très bien qu’au-delà de 2018, Marcel Neven soit à nouveau élu, voire bourgmestre, puisque celui-ci est désigné en fonction du nombre de voix de préférence. Et s’il ne sera pas tête de liste, Marcel Neven devrait la pousser. « Il ne l’a pas dit dans son discours, mais il nous a confirmé qu’il comptait être en bas de liste », commente Danny Germain, président du MR de Visé. « Ce sera donc la première fois en plus de 25 ans que nous allons devoir nous pencher sur la personne qui occupera la tête de liste ». Et on sait que trois personnes se disputent cette position : les trois échevins Viviane Dessart, Xavier Malmendier et Stéphane Kariger. « On a une bonne équipe et trois candidats de qualité, qui ont au moins 10 ans d’échevinat. Il faudra trouver la personne qui sera la plus efficace et qui répondera le mieux aux souhaits de la population ». Autre critère pour attribuer la tête de liste, le système de l’alternance homme-femme. « Mais je ne me tracasse pas trop. Je sais que s’il faut que Marcel occupe l’avant-dernière place pour qu’un homme puisse être tête de liste, ça ne lui posera pas de problème ». Tout cela devrait être décidé rapidement puisque, pour faire taire les rumeurs et pouvoir se concentrer sur la campagne, Danny Germain compte faire son choix dans les trois mois. 

    AURÉLIE DRION ET LEM dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 18 janvier 2017

  • Luc Partoune finalement en correctionnelle

    JUSTICE – LIEGE AIRPORT

    Coup de tonnerre ce mardi sur le dossier Liège Airport : la chambre Ecofin du tribunal correctionnel de Liège a Capture d’écran 2017-01-18 à 07.49.22.pngrejeté les demandes d’homologations de trois transactions pénales négociées avec le parquet, dont celle conclue par le directeur général Luc Partoune. Ce dernier a donc payé 120.000 € pour que les charges soient éteintes à son encontre… Et ça n’est finalement pas le cas. L’argent devrait être provisionné dans l’attente de l’issue judiciaire du dossier.

    Pour rappel, une transaction pénale pouvait être conclue entre un prévenu et le parquet si ce dernier jugeait qu’elle était opportune, un peu comme les transactions proposées dans le cadre d’infractions de roulage. Ainsi, dans le dossier Liège Airport, sept prévenus avaient conclu des transactions : une de 2000 €, deux de 5000 €, une troisième de 8.500 €, deux autres de 10.000 € et enfin celle du directeur général, pour 120.000 €. Entre-temps, la cour constitutionnelle a estimé qu’un juge devait pouvoir contrôler la transaction. C’est pourquoi les sept transactions du dossier Liège Airport ont été présentées, le mois dernier, au tribunal correctionnel afin d’être validées.

    PARTIE CIVILE « OUBLIÉE »

    Une partie civile « oubliée » – l’ancien directeur financier de Liège Airport Mario Di Paolo – s’était alors manifestée : il aurait, soutient-il, été licencié pour la seule raison qu’il avait découvert des irrégularités dans la comptabilité. La cour de travail a déjà estimé que son licenciement était abusif, mais l’ancien directeur financier s’est constitué partie civile car il estime qu’on a sali son image lorsqu’il s’est agi de justifier ce licenciement. « C’est un dommage autonome, qui n’a pas été réparé par la cour du travail, puisqu’il n’a pas été commis par l’entreprise elle-même », a plaidé Me Gilissen, son conseil.

    Rien, dans la transaction conclue par Luc Partoune avec le parquet, n’évoquait cette partie civile. Ainsi que le conseil de Mario Di Paolo le sollicitait, cette transaction est donc jugée caduque, et Luc Partoune se retrouvera donc bien devant le tribunal correctionnel de Liège aux côtés de l’ancien ministre José Happart et de l’homme d’affaires Christian Binet, qui n’avaient, de leur côté, pas accepté de transaction.

    Pour des raisons techniques également, la transaction conclue avec Jean Devillers et la société d’entretien de parcs et jardins qu’il dirigeait sur Grâce-Hollogne est également caduque. Audience le 14 février. 

    LR dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 18 janvier 2017

  • Liege Airport: refus de la transaction pénale pour Luc Partoune

    Luc Partoune devra donc répondre des faits aux côtés de José Happart, qui était président du conseil d’administration au moment des faits, et de plusieurs autres prévenus.

    L’audience est fixée au 14 février.

  • Décès de Madame Marie DOBBELSTEYN, veuve de Monsieur Rudy BRANDT

    Capture d’écran 2017-01-16 à 16.09.02.pngLa famille annonce le décès de Madame Marie DOBBELSTEYN, veuve de Monsieur Rudy BRANDT, née à Teuven le 20 février 1931 et décédée à Membach le 15 janvier 2017.

    La défunte repose à la chapelle ardente de la résidence Saint-Joseph, rue du Pensionnat 7 à Baelen-Membach, où la famille recevra les visites mardi et mercredi de 17 à 19 heures.

    La veillée de prières aura lieu en la chapelle de la résidence Saint-Joseph le mercredi 18 janvier à 19 heures.

    La liturgie des funérailles, suivie de l'inhumation au cimetière de Herbesthal, sera célébrée en l'église Notre-Dame de la Visitation à Herbesthal.

  • Droits de l’homme: Quid de l’organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques?

    "Il y aura bientôt 10 ans, la Belgique se dotait d’une loi antidiscrimination ayant pour objectif de lutter contre la discrimination fondée sur l’âge, l’orientation sexuelle, l’état civil, la naissance, la fortune, la conviction religieuse ou philosophique, la conviction politique, la langue, l’état de santé actuel ou futur, un handicap, une caractéristique physique ou génétique ou l’origine sociale.", peut-on lire dans le dernier numéro des "Nouvelles de Flandre", publié par l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

    Le directeur de l’APFF, Edgar Fonck, ne manque pas de souligner: "Oui, vous avez bien lu! La loi du 10 mai 2007 a notamment pour objectif de lutter contre les discriminations linguistiques. Mais cette tâche devait être confiée à une institution publique spécialisée 'en raison de l’existence d’un régime juridique complexe en matière d’emploi des langues et de la structure institutionnelle propre de notre État'. L’article 29, §2 de la loi antidiscrimination prévoit que 'le Roi désigne l'organe qui sera compétent pour les discriminations fondées sur la langue'.

    Près de 10 années se sont écoulées et toujours pas la moindre trace de désignation d’un organe compétent, alors qu’Unia (ex-Centre interfédéral pour l’égalité des chances) se soit dit prêt à accepter cette mission supplémentaire. La victime d’une discrimination linguistique se retrouve donc livrée à elle-même.

    Notons, comme en témoigne l’Union des Francophones (UF), que les exemples de discriminations et vexations subies par les francophones dans la vie quotidienne en périphérie bruxelloise (1) et même dans toute la Flandre, ne sont pas rares: accès quasi impossible au logement social, rapports avec l’administration, refus de subsides culturels aux associations francophones, refus de nomination d’un bourgmestre, etc...

    Il est selon nous indispensable que l’organe chargé de traiter des discriminations linguistiques soit désigné avant la création du futur Institut national des droits de l’homme (INDH) que la Belgique s’est engagée à mettre sur pied d’ici la fin de l’actuelle législature, en 2019.

    En effet, nous ne sommes pas convaincus par les explications du ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), en réponse à une question orale récente d’Olivier Maingain (Défi) sur 'la protection des droits linguistiques dans le cadre du futur institut national des droits de l'homme' (n° 14951).

    Lorsque le président de Défi demande au ministre de la Justice: 'Quelles garanties pouvez-vous donner quant à la prise en considération de la problématique de la lutte contre les discriminations fondées sur la langue?', ce dernier répond: 'Le mandat du futur mécanisme national des droits de l’homme doit pouvoir couvrir, en principe, toutes les questions relatives aux droits de l’homme, en ce compris toutes les formes de discrimination.'

    Et d’ajouter: 'Conformément aux Principes de Paris, le point de départ est que le nouveau mécanisme exercera une compétence résiduelle s’agissant des mandats et activités non couverts à ce jour en Belgique. Cependant, il appartiendra au mécanisme lui-même de déterminer ses activités et domaines prioritaires.'

    Patientant depuis près de 10 ans, nous espérions que le ministre de la Justice fasse preuve de plus de détermination. On en est, hélas, loin!'

    (1) http://www.uniondesfrancophones.be/index.php/uf/discriminations


    Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le numéro 83 (janvier 2017) des "Nouvelles de Flandre". Ce numéro peut aussi être consulté sur notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).