Agriculture

  • Les « Carrefour Market » de Visé et Oupeye travaillent avec 4 éleveurs de la région liégeoise

    Belle initiative de Christophe Thiry, le gérant des magasins franchisés « Carrefour Market » de Visé et d’Oupeye : il a opté pour les produits locaux.

    « Avant, je travaillais déjà avec des éleveurs de la région. Désormais, je vais un cran plus haut et je restreins le périmètre. Je travaille à présent uniquement avec quatre fermes trouvées par le chevilleur de notre magasin. Il fallait des fermes qui avaient la capacité de livrer nos deux magasins, environ 150 bêtes par an. C’est le cas pour Philippe Fastré de Soumagne, Charles Destexhe de Bolland, Vincent Dupuis de Glons et Michel Stommen de Warsage », explique Christophe Thiry.

    Le « Carrefour Market » de Visé est installé Rempart des Arbalétriers depuis plus de 30 ans tandis que le « Carrefour Market » d’Oupeye est présent rue d’Erquy depuis 25 ans.

    « Nous nous engageons pour notre clientèle à travailler en circuit court et à avoir une meilleure traçabilité de la viande. Nous nous engageons également à garantir une alimentation saine des animaux et à respecter leur bien-être.

    Nous soutenons ainsi nos agriculteurs locaux et l’économie locale et nous proposons une qualité de viande identique, tendre et goûteuse toute l’année », indique encore Christophe Thiry.

    « Il y avait aussi une demande de la clientèle. On travaillait déjà avec ces quatre éleveurs mais en partie seulement. À présent, on ne travaille donc plus qu’avec eux exclusivement. Nous avons une viande de qualité dans notre région, autant en profiter. On fait vivre les gens de nos villages et les clients sont contents. Bref, tout le monde est gagnant », se félicite Christophe Thiry.

    Parmi les quatre éleveurs choisis par les « Carrefour Market », il y a Philippe Fastré d’Ayeneux-Soumagne.

    « J’élève le blanc bleu belge depuis le début des années 90. J’ai actuellement environ 550 bêtes avec 150 vêlages en blanc bleu belge par an. J’ai repris la ferme familiale avec mes quatre frères. On travaille en association. Je suis à la limite des communes de Soumagne et de Fléron. Mon frère qui élève des taureaux et qui a reçu la visite des bouchers de « Carrefour

    Market » est situé à 50m, sur Retinne. Je produis aussi du lait, des céréales et des betteraves. On produit tout nous-mêmes et on livre près de chez nous, c’est le mieux pour le circuit court et la diminution de la pollution. Nous proposons une qualité largement supérieure à celle des produits de l’Est qui subissent beaucoup moins de contrôles que nous et leur viande arrive parfois avariée ici », explique Philippe Fastré.

    DES FRUITS LOCAUX AUSSI

    Le gérant des magasins « Carrefour Market » de Visé et d’Oupeye, Christophe Thiry, rappelle aussi qu’il travaille également avec des producteurs de fruits locaux tels, notamment, la Ferme du Vieux Bure à Nefchâteau-Dalhem, la Ferme Morrier à Haccourt et plusieurs fermes des Fourons. De quoi déguster de bons produits. 

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 11 février 2019.

  • Fin de l’enquête publique pour la construction d’un poulailler à Bombaye

    Philippe Jacquinet espère obtenir un permis unique pour construire et exploiter un poulailler de 39.600 poulets d’engraissement en extension d’une exploitation agricole bovine existante et située rue du Tilleul à Bombaye. L’enquête publique liée au projet de cet agriculteur âgé de 37 ans se clôture ce lundi à Dalhem.

    Dur, dur d’être agriculteur à notre époque. En effet, les mauvaises nouvelles sont plus fréquentes que les bonnes. Quant aux normes, elles deviennent de plus en plus strictes. Ce qui engendre continuellement de nouveaux frais. « Le secteur laitier va mal. Tout comme le secteur de la viande bovine. Par exemple, nous vendons une bête à un prix similaire à celui qui était de mise il y a 30 ans. Quant au secteur de la betterave, il est en plein désarroi. Vu la situation, nous n’avons pas d’autre choix que de diversifier notre activité. C’est une question de survie », résume Philippe Jacquinet, un agriculteur âgé de 37 ans.

    Un article à lire dans LA MEUSE numérique.

  • Des changements à Altembrouck

    Dans un reportage de TVL, on apprend que les vaches Wagyu vont bientôt disparaître du domaine où elles avaient été importées il y a une vingtaine d'années par un précédent propriétaire.

    Le journal "Het Belang van Limburg" a annoncé il y a quelques semaines que le château d'Altembrouck était passé dans les mains de "Saillant Hotels", groupe hôtelier qui exploite d'autres hôtels de charme dans le Limbourg hollandais. Ce groupe ne désire pas se lancer dans l'agriculture et "Natuurpunt" qui a aussi racheté 43 hectares supplémentaires du domaine n'a pas le personnel pour s'occuper de ces vaches dont la viande était pourtant un des attraits de l'hôtel Altembrouck.

  • À l’Union des Agricultrices Wallonnes

    Amandine Vanderheyden, agricultrice à Teuven, mise à l'honneur par les UAW de Herve - Aubel, y a exposé son parcours pour la mise en place de sa Chèvrerie des Fous Ronds.

  • Laura, étudiante et entrepreneuse à 20 ans

    Elle gère la société Pom’One, créée par elle-même il y a trois ans, tout en poursuivant ses études.

    Étudiante en commerce extérieur à l’école Sainte-Marie à Liège, Laura Heggen profite de ses temps libres pour notamment gérer sa société, Pom’One. Créée il y a trois ans par elle-même, cette dernière est axée sur l’un des produits phare de la région : la pomme.

    Dans la verdoyante région des Fourons, la famille Heggen cultive la pomme depuis plusieurs générations. Il y a trois ans, Laura, alors âgée de 17 ans, apprenait que son père était contraint de jeter une partie de sa récolte.

    « Il avait trop de pommes », résume cette fille d’arboriculteur. « La situation était devenue complexe, notamment à cause de l’embargo russe. Il fallait trouver une alternative pour éviter les pertes. Mon papa n’avait pas le temps de diversifier son activité. J’ai décidé de me lancer ! J’ai alors signalé à mes parents que j’allais faire du jus de pommes ».

    DU JUS PLAT ET PÉTILLANT

    Avec son idée en tête, elle fait tout pour que ce soit une réussite. « J’ai réalisé plus de 1.000 cubis de trois litres de jus de pommes ! Et j’ai réussi à écouler tout le stock. J’ai poursuivi cette activité l’année dernière. Ma société était bien lancée. J’en étais fière. En avril, j’ai commercialisé un second produit : un jus de pommes pétillant, sans ajout de sucre, eau ou conservateurs. Ce fut également une réussite », se réjouit-elle.Capture d’écran 2018-11-02 à 07.41.22.png

    Le nom de sa société est directement lié au produit qu’elle utilise. « Il s’agit de Pom’One », précise-t-elle. « Il faut savoir que Pomone, nymphe d’une remarquable beauté, est la divinité des fruits. Le côté anglophone donne une touche de modernité à cette appellation. Bref, j’ai déposé cette marque à mon nom ainsi qu’à celui de mes parents ».

    Afin de produire un jus de qualité, Laura choisit évidemment des pommes de qualité. Ensuite, elle les amène à une presse. « Le prix d’une presse est trop élevé. Ainsi, les deux premières années, j’amenais mes fruits à Verlaine. J’ai changé d’endroit pour réaliser le jus de pommes pétillant. En effet, le pressage a lieu à Tournai. Afin de me faciliter la vie, j’y amène à présent mes pommes pour le jus ‘normal’ ».

    Dans la famille Heggen, la qualité prime. Outre la passion pour les pommes, Laura a également reçu ce gage de réussite de la part de ses parents. Raison pour laquelle elle va quelque peu modifier ses produits. « Pour l’instant, je vends des cubis de trois litres de jus de pommes ainsi que des bouteilles de 75 centilitres de jus pétillant. Le style du cubi va changer. J’opte pour une boîte en carton avec une poche en plastique sans phtalate et bisphénol. C’est le top pour la santé ! De surcroît, vu la région dans laquelle j’habite, il est important d’avoir des explications en trois langues, à savoir le français, le néerlandais et l’allemand ».

    COMMERCE LOCAL

    Tous ces produits sont actuellement en vente à son domicile, situé route de Warsage à Fouron-Le-Comte. Mais pas seulement… « Je refuse qu’ils soient commercialisés dans les grands magasins », jure-t-elle. « En effet, ces derniers cassent les prix. Par contre, on peut les retrouver dans des brasseries, des restaurants ou des commerces locaux. Certes, ils sont un peu plus chers que d’autres produits du même style. Mais ici, ce sont des produits locaux de grande qualité ». -

    YANNICK GOEBBELS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 2 novembre 2018.

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