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La maison du ministre Gramme a failli être mise à sac

Dans le cadre de l'assassinat du bourgmestre de Mouscron.

Georges Gramme, en 1979-80, a subi les manifestations chahutées ainsi que des menaces, parfois de mort, de flamingants et de partisans des Fourons wallons. La veuve du bourgmestre hervien, alors ministre de l’Intérieur, se souvient de ce traumatisme.

Ministre de l’Intérieur et des Réformes institutionnelles dans les cabinets Maertens I et II, alors que l’affaire des Fourons semait la zizanie sur l’échiquier politique belge, le Hervien Georges Gramme allait vivre treize mois chahutés, d’avril 1979 à mai 1980. Sa veuve, Marie-Thérèse, dite Thèse, se souvient de ces heures troublées : « On a reçu des menaces, des insultes. Il y a eu des dégâts à la maison, des arbres ont été arrachés et on a vidé les poubelles des voisins sur notre devan- ture. On nous a aussi menacés de mort. »

« Une fois, des Fouronnais francophones ont débarqué. Deux combis étaient là, mais les hommes ne parvenaient pas à les contenir. Ils ont quand même empêché les manifestants d’accéder à la réserve de bois. Sinon, ils auraient pris les bûches pour frapper. 


COMME DES COUPS DE FUSIL

D’autres projectiles briseront des tuiles et fracasseront des doubles vitrages. « J’étais seule à la maison et j’avais vraiment peur. Un double vitrage comme ça qui claque, c’est comme un coup de fusil. » Les manifestants francophones voulaient faire libérer Joseph Snoeck, un pisciculteur de Fouron-Saint-Pierre qui avait tiré vers des flamingants qui saccageaient les abords de sa maison, le 9 mars 1980.Le tireur sera condamné à 8 jours de prison, avant d’être acquitté à Liège, en appel. Les francophones mettront le siège encore une fois. La demeure recevra aussi la visite de flamingants, avec leurs drapeaux. Ils se garderont cependant de tout mettre à sac, après que le ministre sera sorti pour parlementer avec eux en flamand.

« On a été gâtés durant un an. On avait donné à mon mari la place suicide. D’autant qu’on était voisins des Fourons. Il n’avait jamais demandé à être ministre... », soupire sa veuve. Le couple aura encore droit à seize autres visites de manifes- tants divers, durant ces treize mois au gouvernement.

D'un article de YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 13 mai 2017

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