Prison requise contre une famille de glaciers de Visé

Au minimum 18 mois de prison pour le fils, et un an pour ses parents : telles sont les peines requises ce jeudi au tribunal correctionnel de Liège à l’encontre d’une famille de glaciers bien connus de Visé. On leur reproche d’avoir tendu un guet-apens à une agent immobilier et son compagnon, et ce afin de faire signer une reconnaissance de dettes…

Capture d’écran 2018-12-14 à 07.52.20.pngL’histoire est complexe, et il a fallu deux audiences pour entendre tous les intervenants. Tout a commencé il y a trois ans quand les « parents glaciers », Domenico et Nathalie, ont souhaité acheter une maison mise en vente à Visé par une mère et son fils, Christine et Jonathan. Ces derniers souhaitaient qu’une partie du prix de vente soit réglée en « black », et les quinquagénaires avaient versé deux fois 35.000 euros en cash à l’agent immobilier. Cet argent aurait, selon l’agent immobilier et son compagnon, été réinvesti par les vendeurs de la maison dans un autre projet. Selon la famille de glaciers, ils ont été détournés. « Quoi qu’il en soit, peu me chaut ! », a tranché la substitut Philips. « Le litige financier n’a pas sa place ici, rien ne permettait ce qui a été fait. » Car apprenant que l’agent immobilier et son compagnon allaient rendre visite au couple de vendeurs, Domenico et Nathalie s’étaient invités à la rencontre, et ils avaient amené avec eux leur fils Maxime, féru de boxe thaï. Celui-ci avait pris avec lui trois amis costauds, dont les glaciers n’ont jamais voulu livrer les noms. L’agent immobilier est arrivée avec son compagnon sans se douter du piège qui l’attendait… Elle aurait été menacée et frappée, tout comme son compagnon, pendant deux heures, et ce jusqu’à ce qu’elle finisse par accepter de signer une reconnaissance de dette de 70.000 euros.

ILS NIENT LES FAITS

Les prévenus nient les faits de violence, mais des certificats médicaux attestent des traces de coups sur les deux victimes, a rappelé Me Gilissen, aux parties civiles. Une voisine a en outre entendu des cris et des bruits sourds ; son voisin, Jonathan, chez qui la scène se déroulait, était sorti la rassurer pour ne pas qu’elle appelle la police.

Maxime n’a plus droit au sursis et la substitut a demandé un sursis probatoire, lié notamment à un suivi psy. Pour ses parents, elle a requis un sursis simple et pour les vendeurs de la maison, qui sont restés là sans bouger, une peine de travail a été sollicitée. Les prévenus nient la scène de violence, et ils ont demandé leur acquittement. Jugement en janvier. -

LWS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE 14 décembre 2018.

Commentaires

  • La famille d’agents immobilier est bien connue par la justice pour leurs pratique de fait descroqueries mais rien ne change. Et pour une fois qu’une une une famille lésé par ses escrocs leurs tire les oreilles, eux on les condamnes, ou va ton avec cette justice Belge.?

  • VOtre remarque est très judicieuse...

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