Ensemble de l'entité - Page 2

  • OXFAM méprise les Francophones des Fourons

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    Brochure distribuée en "toutes boîtes" par OXFAM.

    OXFAM se vante de protéger l'agriculture paysanne au Nord comme au Sud et de combattre la faim avec les droits humains.

    Les droits linguistiques des Fouronnais francophones ne font certainement pas partie de ses priorités puisque c'est plutôt le mépris qu'OXFAM témoigne à la population francophone des Fourons.

    Dommage qu'une belle oeuvre se laisse ainsi cornaquer par les extrémistes de Voeren 2000, l'organisme financé par le Gouvernement flamand pour flamandiser les Fourons.

  • Nico Droeven n’est pas étonné du programme institutionnel de la N-Va de Bart De Wever

    NICO DROEVEN – ANCIEN BOURGMESTRE, ÉCHEVIN ET CONSEILLER COMMUNAL DES FOURONS – RETOUR AUX LIBERTÉS

    « Fourons ? Le labo de la N-Va et du nationalisme flamand » 

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    Bourgmestre des Fourons de 1989 à 1994, Nico Droeven se bat aujourd’hui pour la protection de la minorité francophone. 

    Le parti nationaliste de Bart De Wever a occupé le devant de la scène médiatique la semaine passée en présentant notamment son très controversé plan quant à l’avenir du pays. Nico Droeven, ancien bourgmestre des Fourons de 89 à 94, n’est guère surpris par les thèses de la N-Va. Pour lui, les Fourons étaient en effet le véritable laboratoire des principes du nationalisme flamand. Entretien.

    M. Droeven, le bourgmestre des Fourons, Huub Broers, est membre de la N-Va. Quels sont vos contacts ?

    Ils sont nuls. Cela se limite aux formules de politesse. On est chacun dans notre frange poli- tique de combat, même si en soi, on se connaît très bien puisque nous avons été élus ensemble en octobre 1982. Lui était dans l’opposition, à l’époque. Il y a donc un respect mutuel, même si nous sommes adversaires.

    Au départ, il n’était pas membre de la N-Va. Le fait qu’il ait rejoint ce parti est-il un signe de radicalisation au sein des Fourons ?

    C’est certainement le fait d’une accumulation de frustrations dans son chef. Il a toujours été au CVP puis au cd&V. Même quand il est devenu bourg- mestre des Fourons en 2000, il n’a jamais obtenu de poste politique plus élevé. Puis il a affiché son soutien aux thèses de la N-Va avant de carrément rejoindre le parti nationaliste.

    Pour ce parti, avoir le bourgmestre des Fourons, c’est très emblématique! Et ils l’ont fait savoir puisqu’il a été sénateur coopté.

    Avez-vous senti une radicalisation dans les discours, dans les atti- tudes ?

    À partir de 2006, certainement. Je prends pour exemple le fait que nous ne pouvions plus parler français lors des conseils communaux. Nous interpellions alors en anglais, en allemand, etc. Aujourd’hui, c’est d’ailleurs toujours pareil !

    La présentation par la N-Va de son « plan » pour la Belgique du futur, où l’État fédéral est vidé de sa substance au profit d’une confédération belge, où Bruxelles est démantelée, cela vous étonne ?

    Absolument pas ! Nous avons vécu, à Fourons, dans une sorte de microcosme précurseur. Toutes les personnes qui ont un mandat à la N-Va participaient aux manifestations fascisantes dans les Fourons durant les années 80 ! Fourons a été le laboratoire de la N-Va et, plus largement, du nationalisme flamand. Moi, je suis né à Fourons et j’ai tout vécu. Il m’apparaît une chose : ce que les Flamands veulent, ils y mettront du temps, mais finiront par atteindre une bonne partie de leurs objectifs.

    Est-ce du chantage déjà dans l’optique des futures négo- ciations ? Pour dire aux autres partis : « Voici ce que nous exigeons » ?

    Non, ce n’est pas du chantage mais une réelle tactique avec une vi- sion à très long terme, ce que nous n’avons sans doute pas à l’échelle wallonne ou franco- phone. Après, rien n’oblige les autres partis, y compris flamands, à accepter de telles revendications ! Mais la grande intelligence de De Wever, c’est de déballer tout un plan d’un seul coup, en prenant soin d’y introduire l’un ou l’autre point qui est également présent dans les programmes des autres partis.

    C’est une manière de placer la barre très haut en vue d’obtenir le plus possible ? Peut-être même plus que ce que le parti espère vraiment ?

    Selon moi, c’est clair.

    À Fourons, où vous êtes toujours conseiller CPAS, qu’espérez-vous encore ?

    C’est la protection de la minorité francophone. Contrairement aux thèses de la N-Va qui disent que nous sommes des Flamands francophones, je rétorque que je suis un francophone amené en Flandre.

    N’est-ce pas un combat perdu d’avance ?

    Non. À la dernière fête du peuple fouronnais, il y avait des représentants des quatre partis traditionnels wallons et tous ont confirmé leur intérêt pour la préservation de la culture et l’enseignement francophones dans les Fourons. Mais non, notre parti, Retour aux Libertés, n’est pas délaissé car nous avons été des cobayes et désormais, on a peur que la même chose se reproduise mais à Bruxelles ! l

    PROPOS RECUEILLIS PAR GASPARD GROSJEAN (dans "Le Meuse" du 4 novembre 2013).

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  • Intradel augmente son tarif pour les Fouronnais

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    Le conseil d'administration d'Intradel a décidé d'uniformiser le tarif appliqué à l'ensemble des utilisateurs accédant aux recyparcs gérés par l'intercommunale. 

    Comme la commune des Fourons n'intervient pas dans le financement du réseau Intradel, les ménages fouronnais, qui souhaitent continuer à bénéficier de l'accès aux recyparcs d'Intradel, voient le prix de la carte annuelle passer de 25 à 50 euros. Ce prix correspond au montant payé par un ménage moyen domicilié dans la zone desservie par Intradel. 

    Cette mesure entrera en vigueur dès le 1er janvier 2014.

  • « ON INVITE LES WALLONS À VENIR FÊTER LEUR PROPRE HUMILIATION »

    Geert Bourgeois boycotté par les francophones 

    Ce 1er septembre, c’est le 50ème anniversaire du rattachement de la commune à la province de Limbourg. Les Bourgeois.jpgmembres du groupe Respect, Avenir et Libertés (RAL) et l’Action fouronnaise considèrent ces festivités comme une provocation.

    « Nous rejetons la provocation que constitue la visite à Fourons du ministre de l’Intérieur fla- mand Geert Bourgeois (N-VA) qui viendra, avec le gouverneur Herman Reynders, fêter les 50 ans de « l’heureux transfert » des Fourons à la Flandre. Nous considérons cette démarche comme une expression supplémentaire du non-respect d’une composante importante de la population. Nous dénonçons ces commémorations nationalistes de très mauvais goût », ont indiqué dans un communiqué de presse les membres du groupe Respect, Avenir et Libertés (RAL) et de l’Action fouronnaise.

    Des festivités sont en effet prévues ce dimanche pour commémorer le rattachement de Fourons à la province du Limbourg en date du 1er septembre 1963. Les mandataires francophones ne répondront pas à l’invitation lancée par la commune -ou plutôt par « la majorité nationaliste flamande du conseil communal de Fourons », selon eux. Les mandataires francophones ont d’ailleurs distribué à la population un toutes-boîtes bilingue dans lequel ils reviennent entre autres sur l’histoire de ce qu’ils appellent « l’annexion de Fourons ».

    « Les pro-Wallons / francophones sont invités dans leur propre langue à un soi-disant « Déjeuner sain ». Ils sont donc invités à venir fêter leur propre humiliation avec leurs oppresseurs. Et tout cela sous le slogan « Appel sympa » ? », s’insurgent les conseillers du groupe RAL dans le toutes-boîtes. 

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  • Comprendre le précompte immobilier

    Petite comparaison entre communes voisines:

     

    Fourons

    Visé

    Dalhem, Welkenraedt, Thimister-Clermont

    Aubel

    Plombières

    Taux pour la Région

    2,50 %

    1,25 %

    1,25 %

    1,25 %

    Taux pour la province

    10,00 %

    21,875 %

    21,875

    21,875 %

    Taux pour la commune

    37,50 %

    32,50

    31,25

    27,875

    Totaux:

    50,00 %

    55,50 %

    54,25

    51,00 % 


    On nous dit que les additionnels s'élèvent à 1.500 aux Fourons, 2.300 à Plombières et 2.500 à Aubel, 2.600 à Visé et Dalhem.

    C'est exact, mais, en raison de la base de la taxation régionale qui varie du simple (Wallonie) au double (Flandre), ces taux de centimes additionnels recouvrent déjà des réalités bien différentes: la taxation communale s'élève à 37,50 % du revenu cadastral indexé aux Fourons, 31,25 % à Aubel, 32,50 % à Dalhem et Visé, et 27,875 % à Plombières.

    La part provinciale est par contre beaucoup plus importante à Liège (21,875 %) qu'au Limbourg (10 %).


    Une dernière considération, qui n'apparaît pas dans ce tableau, est beaucoup mieux cachée. Les biens immobiliers sont souvent largement sous-évalués en Flandre. Voilà pourquoi les différences sont encore plus importantes lorsqu'on parle des montants à payer.


    Voilà aussi pourquoi une péréquation juste et équitable de tous les revenus cadastraux serait indispensable.