Commerce

  • Nouveau à Haccourt

    Faire ses courses par internet et aller les chercher sur le parking, ça cartonne et tout le monde semble content. Chez Colruyt (où les magasiniers vendeurs préparent les courses en magasins), on va devoir changer les horaires de travail des employés qui prépareront les commandes « Collect and Go ». Ils les feront quand les clients ne seront plus dans les magasins. OK, dit le syndicat Setca mais pas à n’importe quel prix…

    Colruyt a proposé de faire un test dans 9 magasins, dont Haccourt, Tournai, Soignies ou Krainem par exemple. Dès janvier 2019, le groupe va proposer à des volontaires (de 4 à 10 selon les surfaces) de bosser dès 5 heures du matin (soit une heure plus tôt pour certains) et après 20 heures 30 jusqu’à 24 heures… soit au moment où il n’y a plus de clients.

    Dun article de LA MEUSE BASSE-MEUSE du 29 novembre 2018

  • Maison Praillet, c’est fini à Herstal

    Depuis ce 2 novembre, le magasin Maison Praillet situé rue Laixheau à Herstal a baissé définitivement ses volets. À l’annonce de cette fermeture, certains commentaires postés sur les réseaux sociaux ont laissé entendre qu’elle était due à la politique menée à Herstal. Le réaménagement du centre et la diminution du nombre de places de parking auraient eu raison de sa survie. « Il n’en est absolument rien », tient à démentir Michel Praillet, ancien gérant du magasin de Herstal. « Il s’agit en réalité d’une sorte de restructuration interne. Mon cousin tenait le magasin de Visé. Il a souhaité se retirer. Dans le même temps, un vendeur de Herstal est parti volontairement.

    Avec un gérant en moins, ça devenait compliqué au niveau stratégique, gestion du personnel, le transport… Seul, cette organisation devenait difficile à gérer. Je n’ai plus eu envie de me disperser dans les deux points de vente. On a donc décidé de ne garder qu’un des deux magasins. Celui de Herstal fonctionnait moins bien que celui de Visé. C’est donc naturellement qu’on a choisi de fermer Herstal.

    « Maison Praillet a été créée par mes grands-parents en 1917. À l’époque, ils ne vendaient que des lampes et des moteurs. Et comme à cette période, Resa n’existait pas, ils faisaient partie de ces électriciens indépendants qui installaient le réseau électrique à gauche ou à droite. » Avec l’avènement des électroménagers, Maison Praillet s’est diversifiée et agrandie. En 1955, le père de Michel ouvrait ainsi un second magasin, celui de la rue Laixheau à Herstal. Et si après 63 ans d’existence, ce magasin vient de prendre sa retraite, Michel Praillet compte tout faire pour faire vivre encore longtemps sa « Maison Praillet ». -

    D'un article d'AURÉLIE DRION à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 8 novembre 2018.

  • Laura, étudiante et entrepreneuse à 20 ans

    Elle gère la société Pom’One, créée par elle-même il y a trois ans, tout en poursuivant ses études.

    Étudiante en commerce extérieur à l’école Sainte-Marie à Liège, Laura Heggen profite de ses temps libres pour notamment gérer sa société, Pom’One. Créée il y a trois ans par elle-même, cette dernière est axée sur l’un des produits phare de la région : la pomme.

    Dans la verdoyante région des Fourons, la famille Heggen cultive la pomme depuis plusieurs générations. Il y a trois ans, Laura, alors âgée de 17 ans, apprenait que son père était contraint de jeter une partie de sa récolte.

    « Il avait trop de pommes », résume cette fille d’arboriculteur. « La situation était devenue complexe, notamment à cause de l’embargo russe. Il fallait trouver une alternative pour éviter les pertes. Mon papa n’avait pas le temps de diversifier son activité. J’ai décidé de me lancer ! J’ai alors signalé à mes parents que j’allais faire du jus de pommes ».

    DU JUS PLAT ET PÉTILLANT

    Avec son idée en tête, elle fait tout pour que ce soit une réussite. « J’ai réalisé plus de 1.000 cubis de trois litres de jus de pommes ! Et j’ai réussi à écouler tout le stock. J’ai poursuivi cette activité l’année dernière. Ma société était bien lancée. J’en étais fière. En avril, j’ai commercialisé un second produit : un jus de pommes pétillant, sans ajout de sucre, eau ou conservateurs. Ce fut également une réussite », se réjouit-elle.Capture d’écran 2018-11-02 à 07.41.22.png

    Le nom de sa société est directement lié au produit qu’elle utilise. « Il s’agit de Pom’One », précise-t-elle. « Il faut savoir que Pomone, nymphe d’une remarquable beauté, est la divinité des fruits. Le côté anglophone donne une touche de modernité à cette appellation. Bref, j’ai déposé cette marque à mon nom ainsi qu’à celui de mes parents ».

    Afin de produire un jus de qualité, Laura choisit évidemment des pommes de qualité. Ensuite, elle les amène à une presse. « Le prix d’une presse est trop élevé. Ainsi, les deux premières années, j’amenais mes fruits à Verlaine. J’ai changé d’endroit pour réaliser le jus de pommes pétillant. En effet, le pressage a lieu à Tournai. Afin de me faciliter la vie, j’y amène à présent mes pommes pour le jus ‘normal’ ».

    Dans la famille Heggen, la qualité prime. Outre la passion pour les pommes, Laura a également reçu ce gage de réussite de la part de ses parents. Raison pour laquelle elle va quelque peu modifier ses produits. « Pour l’instant, je vends des cubis de trois litres de jus de pommes ainsi que des bouteilles de 75 centilitres de jus pétillant. Le style du cubi va changer. J’opte pour une boîte en carton avec une poche en plastique sans phtalate et bisphénol. C’est le top pour la santé ! De surcroît, vu la région dans laquelle j’habite, il est important d’avoir des explications en trois langues, à savoir le français, le néerlandais et l’allemand ».

    COMMERCE LOCAL

    Tous ces produits sont actuellement en vente à son domicile, situé route de Warsage à Fouron-Le-Comte. Mais pas seulement… « Je refuse qu’ils soient commercialisés dans les grands magasins », jure-t-elle. « En effet, ces derniers cassent les prix. Par contre, on peut les retrouver dans des brasseries, des restaurants ou des commerces locaux. Certes, ils sont un peu plus chers que d’autres produits du même style. Mais ici, ce sont des produits locaux de grande qualité ». -

    YANNICK GOEBBELS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 2 novembre 2018.

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  • La maison Rigaux fête ses 120 ans d’existence à Visé

    A Visé, le magasin de meubles et de décorations Rigaux est l’un des plus emblématiques de la Cité de l’Oie. Et pour cause, puisqu’il existe depuis 120 ans et en est aujourd’hui à la quatrième génération.

    Le mois prochain, Rigaux fêtera officiellement ses 120 ans, le 18 novembre, lors de la Journée des artisans. Et, pour l’occasion, la maison Rigaux a conçu deux meubles réalisés en série limitée et numérotée. On peut les admirer dans la salle d’exposition de la rue Haute, où le classique qui a fait la renommée de la maison Rigaux côtoie le contemporain, sans oublier la décoration, avec les tissus, les tapis et tous les ob- jets de déco... 

    D'un article de CHARLES LEDENT dans 7DIMANCHE du 14 octobre 2018.

  • Les meilleurs chocolatiers liégeois du Gault&Millau

    Didier Smeets, 28 ans et récompensé

    Cela fait 5 ans maintenant que Didier Smeets, 28 ans, s’est lancé dans le chocolat. Après des débuts à Fourons chez ses parents, où il ne faisait que des pralines, c’est en 2016 qu’il installe salle boutique à Berneau (Dalhem). On y trouve aussi une salle de dégustation d’une cinquantaine de places où sont aussi servies des pâtisseries et des glaces, un musée, une terrasse… « Nous sommes 14 aujourd’hui et je suis le plus âgé. Se retrouver dans ce guide est une belle récompense pour toute notre équipe. Franchement, c’est une très belle surprise », réagit-il.

    Selon Didier Smeets, c’est sa philosophie de travail qui a notamment séduit lors des dégustations surprises. « Je ne travaille pas avec du chocolat industriel, je ne fais plus que de l’importation, en me rendant moi-même chez les producteurs, au Pérou, au Vietnam… Ils transforment déjà le chocolat sur place et cela évite l’accumulation d’intermédiaires. Les gens sont payés à leur juste valeur. Pour moi, cet aspect éthique est très important. Ces différents terroirs et différents pays vont chacun apporter leur particularité. Le chocolat, c’est un peu comme une sauce bolo : il peut y avoir les mêmes ingrédients, elle n’aura jamais le même goût d’un ménage à l’autre », sourit-il. Pour le chocolatier, sa présence dans le Gault&Millau est aussi une belle vitrine. « Nous ne sommes pas en ville. Il faut reconnaître aussi que notre présence dans le guide va permettre aussi aux personnes qui ne nous connaissent pas de se déplacer. »