Emploi des langues

  • Coach et joueurs traités de « sales Wallons » !

    Le communautaire s’invite sur les terrains de foot. Le coach francophone d’une équipe flamande dénonce.

    Entraîneur d’une équipe limbourgeoise, Alain Savelkoul, ancien entraîneur à Tongres et à Visé, dénonce les insultes racistes dont ses joueurs sont victimes. Les Liégeois Capture d’écran 2019-03-15 à 08.34.13.pngfrancophones du club d’Opheers, juste à côté d’Oreye, reçoivent des insultes comme « sales Wallons » de certains adversaires et arbitres.

    Le club de l’Eendracht MechelenBovelingen-Opheers (EMBO) évolue dans le Limbourg, en deuxième division provinciale de football. Il est situé à la frontière linguistique, à quelques kilomètres d’Oreye (Hesbaye). La particularité de cette équipe flamande ? Une large majorité de wallons la composent. L’entraîneur est aussi francophone. Après une préparation intéressante et un départ correct (une défaite, une victoire et un partage, soit quatre points sur neuf), l’EMBO n’enchaîne pas.

    Alain Savelkoul dénonce l’attitude du corps arbitral et de certains adversaires : « Le fait qu’on ne soit pas tous flamands a rapidement posé problème. Dès notre quatrième rencontre, on a constaté un changement d’attitude des arbitres. La langue française n’est apparemment pas autorisée sur les terrains limbourgeois... Des matches ont étonnamment basculé en notre défaveur. Plusieurs personnes nous ont dit : “Ici, on parle flamand, pas français.” Même quand le capitaine, Sidi Farssi qui a évolué en première division, s’est exprimé en néerlandais, l’arbitre l’a renvoyé. Pour ses protestations, notre capitaine a écopé de huit semaines de suspension alors qu’il n’a jamais reçu de carton rouge comme professionnel. L’équipe est composée de joueurs d’origines africaines et des insultes à caractère raciste sont également proférées à notre encontre. Les arbitres nous ont plus vite pénalisés que les autres. On a d’ailleurs terminé certaines rencontres à huit contre onze.

    Pour leurs interpellations, certains de mes joueurs ont reçu des sanctions disproportionnées. »

    Capture d’écran 2019-03-15 à 08.31.32.png

    D'un article de JUMA à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 15 mars 2019.

  • Une bonne raison pour les respecter

    22 % des touristes à la Côte belge viennent de Wallonie ou de Bruxelles.

    Westtoer, l’office du tourisme de la mer du Nord vient de présenter les grandes lignes de la saison estivale, de La Panne à Knokke, soit sur les 67 km de notre Côte belge. Et à la demande du public, tout est concentré sur les activités en et au bord de mer.

    Une page de MURIEL SPARMONT à lire dans LA MEUSE du 28 février 2019.

    "Westtoer" devrait peut-être s'adresser aussi aux responsables politiques de la "Vlaamse Kust" pour un peu mieux mériter ces 550 millions d’euros dépensés par les Francophones qui fréquentent la côte.

     

  • Touristes francophones et étrangers en danger sur la plage du Coq ?

    D’importants travaux de réensablement vont débuter sur la page du Coq (Flandre). Pour ce faire, de très grandes quantités de sable mélangé à de l’eau de mer vont être pompées à partir d’un bateau et être déversées sur la plage.

    Ce type de travaux peut occasionner la formation temporaire de sables mouvants.

    Des panneaux explicatifs et d’avertissement du danger ont été installés afin de prévenir le public. Le hic, c’est que tous ces panneaux sont exclusivement rédigés en néerlandais.

    Quid des nombreux touristes qui ne pratiquent pas la langue de Vondel?

    Afin d’éviter tout risque d’accident, au Coq ou ailleurs, l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) en appelle aux autorités locales et aux responsables politiques pour que les consignes de sécurité soient affichées partout en Belgique dans nos trois langues nationales (français, néerlandais et allemand) ainsi qu’en anglais.

    Il serait stupide que nos querelles linguistiques soient à l’origine d’un drame. Et ces communes touristiques ont légalement le droit de communiquer en néerlandais, français, allemand et anglais.

    Autre possibilité d'éviter le danger: ignorer la "Vlaamse Kust" comme destination de vacances.

  • Les convocations pour le 14 octobre arrivent le 25 octobre !

    Certains électeurs qui avaient réclamé une convocation en français ont eu la surprise ce jeudi 25 octobre 2018 de recevoir de leur facteur la fameuse version en français de leur convocation pour les élections du 14 octobre 2018. 

    On suppose qu'une enquête est en cours pour savoir où elles sont restées.

  • La Province du Limbourg hollandais veut promouvoir le dialecte

    La province néerlandaise du Limbourg veut promouvoir la pratique du patois. Des spécialistes des langues régionales estiment que le dialecte est un des éléments les plus importants du patrimoine culturel limbourgeois. On évoque même des cours de dialecte à l’école primaire.

    (Une information du journal « De Limburger » du 19 juillet 2018).