Web Statistics

Emploi des langues

  • Illégal !

    Une plainte a été déposée contre cette plaque le 20 mai 2017. 

    Contrairement à l'ouverture pour les Francophones que revendique généralement notre administration communale, les arguments qu'elle a transmis à la Commission permanente de Contrôle linguistique sont beaucoup plus restrictifs: "Les citoyens qui entrent en Flandre via la frontière avec la Région wallonne ou avec les Pays-Bas sont ainsi avertis du statut unilingue de la région néerlandophone". Selon le raisonnement de l'administration communale fouronnaise, le panneau de signalisation en cause n'était donc pas contraire aux lois linguistiques.

    La Commission permanente de Contrôle linguistique a été claire (un vote du 8 décembre 2017 à la majorité des voix, moins deux voix de la section néerlandaise): que la signalisation relève de la commune ou de l'Agence flamande des Routes et de la Circulation, le panneau de signalisation aurait dû être rédigé dans les deux langues (en accordant la priorité au néerlandais) !

  • "rue Curé Veltmans"

    Une enquête de « commodo et incommodo » est ouverte en ce qui concerne la dénomination "rue Curé Veltmans" pour une nouvelle rue créée à Fouron-Saint-Martin sur les parcelles surlignées en jaune (près du monument Lecrenier +).

    FSM2.JPG


    Le dossier est déposé à la maison communale, à la disposition du public, du 22 janvier au 20 février 2018 (date de clôture de l’enquête), soit donc pendant 30 jours consécutifs, tous les jours ouvrables aux heures d’ouverture des bureaux.
    Les personnes qui ont des observations à faire peuvent pendant ladite période et jusqu’à la clôture de l’enquête, introduire leurs réclamations, par écrit, auprès du Collège des Bourgmestre et Échevins.
    Des réclamations verbales, peuvent être communiquées au Collège des Bourgmestre et Échevins pendant les mêmes heures d'ouverture des bureaux.

  • Un géant US s’intéresse au platdutch de chez nous

    Un géant américain actif dans la traduction et la reconnaissance vocale, Lionbridge, cherche des Belges dont le langage courant est truffé de mots et d’expressions bien de chez nous.Capture d’écran 2018-02-01 à 08.17.31.png

    Le mail est parti de Tampere, en Finlande, pour le compte d’un gros groupe américain, Lionbridge, à destination d’habitants de l’est de la province de Liège. Le but : trouver 200 habitants parlant le « low dietsch », ce qu’on appelle communément chez nous le « plat’ ». L’objectif est d’améliorer les systèmes de reconnaissance vocale mis au point par le groupe en tenant compte du vocabulaire, des accents et des intonations de tous les jours propres à la région. Pas que les mots issus du dialecte, mais aussi ceux relevant de la langue officielle, mais propres à la région. Ce que l’on nommerait des belgicismes ou des régionalismes, par rapport au français de France ou à l’allemand.

    Pour obtenir un résultat cohérent en région de « low dietsch », Lionbridge cherche un échantillon large et varié d’environ 200 locuteurs qui seraient d’accord d’être enregistrés, à domicile ou via GSM, durant une demi-heure. Les participants, majeurs, peuvent s’inscrire par mail. De plus, le groupe cherche des enquêteurs de terrain. Pour Leo Wintgens, spécialiste du « Ostbäljesch plat’ » et auteur de deux atlas linguistiques en répertoriant les variantes, « cette initiative paraît intéressante, pour autant que ce soit fait scientifiquement ». Ce qui semble être le but de Lionbridge qui s’enquiert notamment des origines du participant et d’éventuelles périodes où il aurait vécu à l’étranger. Le « Ostbäljesch plat » en question, souligne-t-il, relève du bas francique ripuaire ou francique carolingien. En Belgique, on le cause dans les Fourons et le nord de la Communauté germanophone, mais aussi dans les entités francophones de Plombières, Welkenraedt, Baelen et dans de vieilles familles aubeloises. Avec parfois des variations locales. Ainsi, pour désigner la cuisine, un Aubelois dira plutôt « de keuke », alors qu’à Hergenrath, ce sera « de köche ».

    Le bas francique ripuaire traverse les frontières. Côté allemand, dans la région d’Aix-la-Chapelle, il s’avance jusque devant les portes de Stolberg et d’Eschweiler. Aux Pays-Bas, dans la botte du Limbourg, on le parle jusqu’aux portes de Maastricht et vers le nord, jusqu’aux abords de Roermond. Au sud, dans notre Eifel, on parle encore le francique carolingien, mais il y est plus influencé par le parler d’Aix. Contrairement à d'autres, Lionbridge ne confond pas notre platdutch avec le dialecte limbourgeois (note du blogueur).

    Le groupe américain ne compte pas se limiter au francique carolingien. Il se lance aussi dans la collecte de données dans nos régions où l’on cause wallon et picard, par exemple. Mais là, le projet est moins avancé. Lionbridge est spécialisé dans la traduction, la localisation, l’interprétation, le développement et le test de logiciels. 

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 1er février 2018

    à noter  pour participer à la collecte des données : http://your_voice_fr-BE.register-lionbridge.com (qui vous promet même un indemnisation via PayPal)

  • Les francophones de Flandre attendent un organe pour les discriminations linguistiques

    Les associations qui représentent les francophones de Flandre appellent les partis politiques à enfin exécuter entièrement les lois de mai 2007 de lutte contre les discriminations. Un organe public doit être chargé des discriminations fondées sur la langue mais, depuis dix ans, cette disposition reste lettre morte. Les commissions de la Justice et de la Santé de la Chambre examineront mercredi le rapport de la commission d'évaluation de ces lois. Parmi les recommandations, il en est une qui vise la désignation d'un "organisme de promotion de l'égalité de traitement compétent pour le motif de la langue". "Nous attendons que cet organe soit désigné même si nous savons que ce sera difficile. La Flandre ne peut le refuser sinon cela signifie que l'exécution de la loi restera incomplète", a expliqué le secrétaire général de l'Association Pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Edgar Fonck. L'absence de cette désignation implique que les victimes d'une discrimination linguistique n'ont d'autre choix que de se tourner directement vers la justice. "Il n'y a pas un organe qui peut vous aider et, éventuellement, aller en justice. Cela veut dire que les gens laissent tomber ou bien supportent des coûts extrêmement importants", a ajouté M. Fonck. Unia dit recevoir régulièrement des plaintes fondées sur le motif linguistique. Dans certains cas, il peut apparaître que la discrimination est fondée indirectement sur un critère racial et le Centre peut agir. "Mais dans d'autres situations, par exemple lorsque quelqu'un subit un traitement moins favorable parce qu'il appartient à une certaine communauté linguistique belge, ce n'est pas possible. Même si certains actes ou propos visant un ou des membre(s) de la communauté flamande, française ou germanophone peuvent être ressentis par les intéressés comme une forme de racisme, la loi antiracisme ne s'applique pas en l'espèce", indique Unia. L'ex-Centre pour l'égalité des chances s'est proposé pour exercer cette mission. (Belga)

  • Quinzième anniversaire de la Résolution 1301 du Conseil de l’Europe

    La ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales aux oubliettes

    Quinze ans, jour pour jour, après que l’Assemblée parlementaire du Conseil l’Europe ait, dans sa résolution 1301 (1), recommandé à la Belgique de ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, la Coalition des associations francophones de Flandre (CAFF) (2) déplore que notre pays n’ait toujours pas ratifié la fameuse convention.

    La vérité c’est que la Flandre ne veut pas entendre parler de minorité francophone sur son territoire, s’indigne la CAFF qui regroupe 6 associations représentatives des 310.000 francophones de Flandre, en ce compris la périphérie de Bruxelles et l’entité des Fourons..

    Comme l’a expliqué la CAFF dans sa contribution au deuxième Examen périodique universel (EPU) de la Belgique, en janvier 2016: "En l'absence de droits reconnus, notamment de disposer de subventions pour leurs activités culturelles et sportives, et que soit mis définitivement fin aux tracasseries administratives imposées par la Région Flamande tant dans les communes à statut linguistique spécial (les communes à facilités) que dans les communes dites 'sans facilités', les francophones de Flandre se sentent menacés d'assimilation forcée".

    Et ce n’est pas tout! Toujours dans la résolution 1301 adoptée le 26 septembre 2002, le Conseil de l’Europe recommande également à la Belgique de ratifier le Protocole n° 12 à la Convention européenne des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Force est de constater qu’à ce jour, la Belgique n’a pas non plus ratifié ledit protocole qui interdit toute forme de discrimination, dont celle basée sur la langue. Soulignons que ce protocole a été approuvé par tous les parlements compétents (fédéral et fédérés) à l’exception du parlement flamand.

    En l’absence de ratification de ces deux instruments de droit international par la Belgique et tout particulièrement par la Flandre qui s’y oppose, cette dernière échappe aux contrôles sur des sujets qu’elle considère comme délicats voire tabous, ce qui lui permet de poursuivre en toute impunité le processus d’assimilation forcée de la minorité francophone sur son territoire.


    (1) Résolution 1301 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe adoptée le 26 septembre 2002.
    (2) La Coalition des associations francophones de Flandre (CAFF) regroupe l'Action Fouronnaise, l'Association culturelle de Dilbeek (ACD), l'Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM), l'Association francophone de Leeuw-Saint-Pierre, l'Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) et Citoyens de Zaventem.