Facilités linguistiques

  • La question que Jean Levaux ne pourra pas poser

    Après avoir dû les réclamer, les électeurs fouronnais reçoivent des convocations en français (si on peut appeler cela du français: "la vote", "locale de vote" "le directeur générale"?).

    DSC Jean_0076.JPGMais pourquoi les électeurs fouronnais ne reçoivent-ils pas leurs convocations dans la langue qu'ils ont utilisée (comme le prescrit l'art.12 des lois linguistiques coordonnées)? Et qu'on ne leur fasse pas croire que le Registre national n'enregistre plus le code linguistique. Faites le test de vous faire flasher à l'étranger. Vous recevrez la lettre du service policier de l'étranger en français, même si vous êtes domicilié en Flandre, tout simplement parce que le service étranger a pu prendre connaissance de votre code linguistique.

    Voilà la première question que Jean Levaux voulait poser ce jeudi soir. La deuxième question concernait ce paragraphe qui figurait en français sur la convocation établie en néerlandais en 2012. Ce paragraphe indiquait que vous pouviez demander la version française. En 2018, ce paragraphe a disparu.

    Mais les questions de Jean Levaux seront reportées au conseil communal du 25 octobre, parce qu'on invoque le règlement.

    La loi, on la foule aux pieds, mais le règlement, on l'impose!

  • Mr. Bricolage - le scandale des publicités en néerlandais

    Michaël Henen a exprimé son mécontentement en écrivant à MR. BRICOLAGE : "Votre publicité en annexe est un scandale puisqu’il d’agit bien d’une réclame pour trois enseignes wallonnes... et même si je réside dans les Fourons ! À quand une politique linguistique cohérente chez Mr. Bricolage?"

    L'administrateur délégué de cette société n'a pas l'air d'avoir compris puisqu'il ose donner cette réponse à notre concitoyen: 

    Le politique de Mr bricolage est parfaitement cohérente et je ne vois rien de scandaleux dans notre démarche .
    Nous sommes une entreprise wallonne dont les magasins se situent exclusivement en Wallonie et dont la communication (y compris le site WEB) se fait en français.
    Toutefois, afin de communiquer dans les communes avoisinantes situées en région flamande, nous y distribuons des folders en néerlandais, car selon nos informations et selon la poste , nous ne pouvons pas y distribuer des folders en français.
    Si vous disposez d’une information contraire, je serais très heureux d’en être informé.
     
     

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  • Ntonga Monsempo mènera une campagne basée sur le respect mutuel et des droits à Vilvorde

    Ntonga Mbami Monsempo tirera pour la seconde fois la liste de l’Union des Francophones (UF) à Vilvorde. Le chef de file de DéFI au conseil communal aura la mission de tirer la liste qui rassemble les forces francophones dans cette commune sans facilité, de la périphérie. À Vilvorde, la question communautaire est encore un point de tension et les attaques anti-francophones persistent.

    Le conseiller communal d’opposition, Ntonga Mbami Monsempo mènera la liste de l’Union des Francophones (UF) dans la commune de Vilvorde en octobre prochain. Cette liste de rassemblement regroupe des candidats issus de DéFI, du MR, du PS, du cdH et des Indépendants.

    D’origine congolaise, Ntonga Monsempo a aussi été la cible d’attaques racistes notamment de nationalistes flamands.

    LES DROITS DES FRANCOPHONES

    Pour les Francophones de Vilvorde, la question communautaire redevient un point de tension important. « À cause de l’obligation de rappeler sans cesse aux gens de parler le Néerlandais », indique notre interlocuteur qui pointe Capture d’écran 2018-07-18 à 08.36.24.pngnotamment le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte (sp.a) « C’est lui malheureusement qui revient toujours avec ce problème communautaire », assure Ntonga Monsempo. « Nous sommes obligés de leur rappeler l’article 30 de la constitution (Liberté du choix des langues NDLR) quand ça les dérange que des jeunes qui jouent au football dans un club subventionné par la commune, parlent français », nous cite-t-il en exemple.

    Le thème principal de la campagne pour UF sera le respect. « Nous voulons qu’à Vilvorde, quel que la soit la langue et l’origine, chacun ait ses droits fondamentaux respectés. Nous voulons une commune accueillante et respectueuse des minorités », nous énumère le candidat.

    J.C. dans "La Capitale" du 18 juillet 2018.

  • Les Francophones de Flandre déterminés à être entendus par le Groupe d’experts de la CIPE

    "S’agit-t-il d’un simple ‘oubli' ou, plus grave, d’une 'manœuvre politicienne' pour ne pas déplaire aux nationalistes flamands de la N-VA qui ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur le sacro-saint territoire de la Flandre, toujours est-il que les Francophones de Flandre n’ont pas été consultés par le Groupe d’experts de la Conférence interministérielle de politique étrangère (CIPE) chargés de définir le concept de minorité nationale.", peut-on lire dans le dernier numéro de "Nouvelles de Flandre", organe de l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF).

    Et à son directeur, Edgar Fonck, de poursuivre: "Les experts étaient pourtant favorables à une telle consultation.

    Rétroactes - Lors du deuxième Examen périodique universel (EPU) de la Belgique à l’ONU début 2016, la Suisse et la Hongrie ont recommandé à notre pays de ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Suite à cela, la Coalition des associations francophones de Flandre (CAFF) (1), par la voix de l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF), a demandé, le 2 mai 2016, de rencontrer le Groupe d’experts de la CIPE.

    Précisons que la CIPE est placée sous la présidence du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) et qu’elle réunit des représentants du gouvernement fédéral et des entités fédérées pour discuter de dossiers interfédéraux de politique étrangère. Parmi ces dossiers figure l’épineux dossier de la ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales que la Belgique a signée en 2001, mais qu’elle n’a toujours pas ratifiée 17 ans plus tard.

    Assez curieusement, notre demande de rencontrer les experts de la CIPE est restée sans réponse depuis lors.

    Quelle n’a pas été notre surprise, en ayant finalement accès, récemment, au rapport de la réunion du groupe d’experts du 14 juin 2016, de découvrir, deux ans plus tard, que notre demande avait bel et bien été prise en compte à l’époque! (...)

    Trois actions concrètes sont discutées dans ce fameux rapport:
    - La visite d’une délégation du groupe d’experts au Conseil de l’Europe à Strasbourg;
    - Une nouvelle réunion du groupe d’experts, à laquelle d’anciens ou actuels membres du Comité consultatif seraient invités;
    - L’éventuel accueil de l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF) 'qui a fait une demande formelle en vue d’une rencontre avec le groupe de travail'.

    Le point 4 du rapport, intitulé 'contacts éventuels avec les associations concernées', nous intéresse tout particulièrement. 'En ce qui concerne l’APFF, les membres estiment nécessaire de prendre par avance connaissance de leurs points de vue et questions ainsi que, le cas échéant, de ceux d’autres associations concernées qui le solliciteraient.

    Leurs points de vue et questions au sujet de la Convention-cadre peuvent en effet être utiles pour compléter plus avant la liste de questions du Comité consultatif avec des questions concrètes ‘du terrain’. Les experts présents estiment par ailleurs intéressant d’apprendre de telles associations dans quelle mesure certaines minorités éventuelles souhaitent se voir protégées en tant que telles, étant donné que ce souhait est également une condition de l’application de la Convention-cadre.'

    Viennent ensuite les 'conclusions opérationnelles' dont la première concerne l’APFF: 'Il est convenu que le président confirme à l’APFF qu’il a communiqué leur requête en vue d’une rencontre avec le groupe d’experts, sans avoir reçu de réponse définitive, et les invite au nom du groupe d’experts à transmettre leurs points de vue et questions par écrit, de manière à ce que le groupe d’experts puisse en prendre connaissance avant de décider d’une éventuelle rencontre'.

    Saluons la position des experts de la CIPE qui tient compte des recommandations de l’ONU (2). L’ONU précise que 'la reconnaissance du statut de minorité ne relève pas de la seule décision de l’État. (…) Tout doit être fait pour garantir le respect du principe d'auto-identification. Et la société civile et les groupes minoritaires doivent être associés à l'ensemble du processus'. (…)

    Forts de ce que nous venons d’apprendre, nous sommes plus déterminés que jamais:
    - à être enfin entendus par les experts de la CIPE;
    - à vouloir que soit relancé le processus de ratification de la Convention-cadre car, d’après Le Vif/L’Express, il semblerait que les experts ne se soient plus rencontrés depuis la réunion de 2016 et;
    - à réclamer l’ouverture d’un large débat sur la question des minorités nationales. Cette initiative a d’ailleurs été soutenue, pendant la dernière campagne électorale, par notre Premier ministre actuel, alors président du MR.

    Il n’est jamais trop tard pour bien faire!"

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  • Vous avez reçu le périodique du "WATERGROEP" en néerlandais?

    La version française existe. Il suffit de la demander, via le commissariat d'arrondissement par exemple. Il suffit d'écrire votre nom et adresse sur la brochure et d'y inscrire "en français, s.v.p."

    Aujourd'hui, votre facteur vous a apporté le périodique d'INFRAX. Vous pouvez aussi le demander en français.

    Pour ne pas vous déplacer vous-même à Fouron-le-Comte, vous pouvez aussi déposer vos demandes au Centre Sportif et Culturel à Fouron-Saint-Martin, ou chez José Smeets (Fouron-le-Comte), Marie-Noëlle Kurvers (Mouland), Jean-Louis Xhonneux (Rémersdael), etc.