Histoire

  • Le fil électrique de la Grande Guerre

    Les Fourons ont déjà dû faire face à la violence dès le premier jour de la Grande Guerre. Les rapports de témoins oculaires nous donnent une idée de ce qui s’est passé en août 1914 et de la manière dont la violence de la guerre a détruit la vie des gens ordinaires. Rik Palmans (en néerlandais) et Albert Stassen (en français) donneront tous les deux une conférence dans la salle du conseil à Fouron-le-Comte les 7 et 11 septembre.

    Le 4 août 1914, l'armée allemande envahit la Belgique pour tenter d'éliminer rapidement les forts belges de Liège. Comme cela n'a pas fonctionné, les Allemands ont encerclé la ceinture de la forteresse. Le pont sur la Meuse, placé entre Mouland et Lixhe, constituait un élément important de cette stratégie. Ces villages, mais aussi les municipalités voisines telles que Berneau et Visé, ont été complètement détruits pendant la guerre.

    Viennent ensuite quatre années d'occupation, au cours desquelles la population doit apprendre à vivre avec les limites que cela implique. Les villages des Fourons étaient également dans une situation particulière: un câble sous haute tension séparait la Belgique des Pays-Bas libres, mais quelques zones résidentielles se situaient exactement entre ce câble et la frontière. Ils étaient donc deux fois isolés.

    En 1915, les Allemands commencèrent la construction d'une nouvelle liaison ferroviaire, complétant le «Rhin de fer» qui traversait les Pays-Bas neutres. Il marque encore le paysage des Fourons avec ses tunnels et viaducs.

    À la fin de la guerre, un dernier épisode de la guerre mondiale se trouvait encore à la frontière entre les Fourons et les Pays-Bas: l’empereur allemand prit la fuite via la Maison Blanche à Mouland et la gare d’Eijsden.

    Rik Palmans et Albert Stassen ont rassemblé les informations nécessaires. Ils relateront l'histoire le vendredi 7 septembre à 20h (présentation en néerlandais de Rik Palmans) et mardi soir 11 septembre (conférence en français d'Albert Stassen) à 20h dans la salle du conseil de la maison communale à Fouron-le-Comte.

    (Un texte de Nico Meens, publié par Het Belang van Limburg).

  • Tout au long du week-end, le village de Berneau va commémorer le 100e anniversaire de la première guerre mondiale

    Des moments pénibles vécus durant la première guerre mondiale à l’euphorie des années folles, le petit village de Berneau s’apprête à faire un bond dans le temps. Tout au long du week-end, la commune de Dalhem va commémorer ces instants d’émotion intense.

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  • Une partie du don pour le Old Hickory Museum à Fouron-le-Comte?

    En 2002, Frank Keaton, un ancien soldat américain, a légué la somme de 10.000 euros à une association aubeloise dans le but de financer un projet en rapport avec la seconde guerre mondiale. Quinze ans plus tard, une bonne partie de l’argent est toujours là… et rien ne bouge. À la déception des amis du vétéran américain.

    "C’est dommage, car ce ne sont pas les projets qui manquent dans la région : le Remember Museum à Thimister-Clermont, le Old Hickory Museum à Fouron-le-Comte, etc. ». Et Jean-François Pasteger d’ajouter : « Je suis encore en contact avec la famille de Frank Keaton. Sa fille est triste de voir que le projet stagne. À vrai dire, je le suis aussi. »

    D'un article de J.-C.F. à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juin 2018.

  • Autour d'Aubin-Neufchâteau

    C'est devenu traditionnel, la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve débute le mois de ai par une balade-conférence et vous invite le

    Mardi 1er mai 2018 :

    Balade-conférence : Aubin-Neufchâteau

    Même s'il ne reste rien du "nouveau château" (par opposition à celui de Dalhem), Aubin recèle bien des merveilles naturelles (classées), castrales (Wodémont) et militaires (le fort)

    Rendez-vous à 14 h 00 devant l'église de Aubin  - 8 km - retour 17 h00

    Guide : Thomas Lambiet et Jean Rennotte

    PAF : membres SHAPH et famille : gratuit; non-membres : 2 euros

    Renseignements et covoiturage éventuel :  Jean Rennotte (0499.63.32.80)

  • Projection de "Mémoires" au Bozar

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    38 ans après, Chantal Droeven revoit Jean-Jacques Andrien

    Comme annoncé précédemment sur ce blog, le film "Mémoires" de Jean-Jacques Andrien a été projeté hier soir à Bruxelles dans le cadre des 50 ans du cinéma belge.

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    La projection a été présentée par Patrick Leboutte, en présence du réalisateur et suivie d'un débat où Nico Droeven a répondu à la question "Que sont devenus les Fourons aujourd'hui ?"

    Au cours de la présentation et de la réponse de Nico Droeven, il a été question du sentiment de dépossession des Fouronnais. Sentiment essentiellement moral, mais que nous avons aussi mis en évidence sur le plan matériel

    Cette projection a aussi donné l'occasion de revoir la façon dont la "Rijkswacht" traitait les habitants francophones en protégeant une manifestation interdite et en réprimant violemment quelques francophones, notamment Roland Demez désigné par le député flamingant Kuijpers sorti des rangs des manifestants pour "guider" la gendarmerie. Ou encore Albert Houbiers maîtrisé et menotté, montré comme trophée par deux jeunes gendarmes aux militants flamingants devant la Veltmanshuis. Nicolas Van Reeth, Madame Hendrix et Chantal Droeven sont d'autres personnages importants du film primé, dans lequel on voit aussi Huub Broers à la tête de la troupe avec Bert Erickson, Crommelynck, Dillen, Sauwens, etc.