Histoire

  • Héribert de Cologne est mort il y aura bientôt mille ans

    "Martyrologe romain" publie ceci à propos de Saint-Héribert:

    Capture d’écran 2018-10-19 à 18.18.00.pngFils du comte de Worms, il fit ses études à l'abbaye de Gorze, près de Metz. Capture d’écran 2018-10-19 à 18.10.39.pngNommé plus tard au siège épiscopal de Cologne, il fut un conseiller écouté de l'empereur germanique Othon III. Il construisit l'abbaye de Deutz sur le Rhin où il est enterré.
    Un internaute nous signale: Conjuguant les rôles d'homme d'État et de pasteur dévoué aux pauvres, saint Héribert de Cologne a marqué son époque. Né vers 970, Héribert est envoyé étudier à l'abbaye de Gorze, près de Metz, où il aurait voulu demeurer comme moine. Mais rappelé à Worms par son père, il y devient prévôt de la cathédrale et employé à la chancellerie royale. C'est là que le remarque l'empereur Othon III, qui le nomme chancelier pour l'Italie (dont le nord faisait partie de son empire), puis pour l'Allemagne. Mais l'année suivante, il est choisi comme archevêque de Cologne.
    "La veille de Noël 999, Héribert arriva à Cologne, par un froid rigoureux, pieds nus et vêtu de toile. Ainsi, dès son entrée en charge, il ne fit aucun doute qu'il se proposait de vivre dans un esprit évangélique de pauvreté et de simplicité. De même qu'il s'était jusqu'alors, de façon désintéressée, sacrifié pour le bien de l'État et le service de l'empereur, autant il devait prendre soin de son archidiocèse et de ses ouailles. Il se fit remarquer par son zèle, sa douceur, son humilité, sa piété et son amour des pauvres." (Biographie de saint Héribert, sur le site de Remersdael, ville belge dont il est le patron
    )
    Héribert est décédé le 16 mars 1021, et a été inhumé dans l'église abbatiale de Deutz, qu'il avait fondée en 1003. Pour abriter ses restes, les moines ont fait fabriquer un magnifique reliquaire, aujourd'hui conservé dans l'église de Saint-Héribert-le-Neuf, à Deutz (devenue un faubourg de Cologne). Sa mémoire est rappelée en Allemagne, par les catholiques et les luthériens, le 16 mars.
    À l'abbaye de Deutz en Allemagne, l'an 1021, le trépas de saint Héribert, évêque. Chancelier de l'empereur Othon III, élu malgré lui au siège épiscopal de Cologne, sans plus tarder, il se dévoua à son clergé et à son peuple, donnant l'exemple des vertus dont il recommandait la pratique dans sa prédication. Il acheva sa course dans le monastère qu'il avait fondé.

    Vous reconnaîtrez à gauche la statue de Saint-Héribert sur la façade de l'église de Rémersdael. A droite, le même Saint-Héribert sur la façade de l'Hôtel de Ville (Rathaus) de Cologne.

    Des manifestations sont prévues à Cologne en 2021 pour célébrer le millénaire du décès de Saint-Héribert.

  • Un second tome posthume sur Dalhem

    Sur le plan historique, Dalhem recèle de trésors. « Jacques Detro en avait déjà révélé une flopée à l’occasion du A7AA8000-197F-4D6D-8071-769B9CFFCE8E.jpeg900e anniversaire de cette commune. Ainsi, il avait publié un bouquin très fouillé en 1980 », se remémore Chrystel Blondeau, attachée aux recherches d’histoire locale. « Jacques Detro habitait dans la Vieille Ville. Décédé en 2007, il avait créé un syllabus consacré à la fois à l’époque contemporaine ainsi qu’à plusieurs personnalités qui ont marqué de leur empreinte la vie dalhemoise. Un second opus vient donc de sortir. Comme vous l’aurez compris, il s’agit d’un ouvrage à titre posthume. Ce sont notamment des étudiants en secrétariat qui ont retapé le texte. Son titre : « Dalhem-le-Comté. Second Tome. »

    Son prix de vente est de 21 €. Il peut s’obtenir au musée régional d’Archéologie et d’Histoire de Visé ainsi qu’à l’administration communale de Dalhem.
    YANNICK GOEBBELS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE

  • Le fil électrique de la Grande Guerre

    Les Fourons ont déjà dû faire face à la violence dès le premier jour de la Grande Guerre. Les rapports de témoins oculaires nous donnent une idée de ce qui s’est passé en août 1914 et de la manière dont la violence de la guerre a détruit la vie des gens ordinaires. Rik Palmans (en néerlandais) et Albert Stassen (en français) donneront tous les deux une conférence dans la salle du conseil à Fouron-le-Comte les 7 et 11 septembre.

    Le 4 août 1914, l'armée allemande envahit la Belgique pour tenter d'éliminer rapidement les forts belges de Liège. Comme cela n'a pas fonctionné, les Allemands ont encerclé la ceinture de la forteresse. Le pont sur la Meuse, placé entre Mouland et Lixhe, constituait un élément important de cette stratégie. Ces villages, mais aussi les municipalités voisines telles que Berneau et Visé, ont été complètement détruits pendant la guerre.

    Viennent ensuite quatre années d'occupation, au cours desquelles la population doit apprendre à vivre avec les limites que cela implique. Les villages des Fourons étaient également dans une situation particulière: un câble sous haute tension séparait la Belgique des Pays-Bas libres, mais quelques zones résidentielles se situaient exactement entre ce câble et la frontière. Ils étaient donc deux fois isolés.

    En 1915, les Allemands commencèrent la construction d'une nouvelle liaison ferroviaire, complétant le «Rhin de fer» qui traversait les Pays-Bas neutres. Il marque encore le paysage des Fourons avec ses tunnels et viaducs.

    À la fin de la guerre, un dernier épisode de la guerre mondiale se trouvait encore à la frontière entre les Fourons et les Pays-Bas: l’empereur allemand prit la fuite via la Maison Blanche à Mouland et la gare d’Eijsden.

    Rik Palmans et Albert Stassen ont rassemblé les informations nécessaires. Ils relateront l'histoire le vendredi 7 septembre à 20h (présentation en néerlandais de Rik Palmans) et mardi soir 11 septembre (conférence en français d'Albert Stassen) à 20h dans la salle du conseil de la maison communale à Fouron-le-Comte.

    (Un texte de Nico Meens, publié par Het Belang van Limburg).

  • Tout au long du week-end, le village de Berneau va commémorer le 100e anniversaire de la première guerre mondiale

    Des moments pénibles vécus durant la première guerre mondiale à l’euphorie des années folles, le petit village de Berneau s’apprête à faire un bond dans le temps. Tout au long du week-end, la commune de Dalhem va commémorer ces instants d’émotion intense.

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  • Une partie du don pour le Old Hickory Museum à Fouron-le-Comte?

    En 2002, Frank Keaton, un ancien soldat américain, a légué la somme de 10.000 euros à une association aubeloise dans le but de financer un projet en rapport avec la seconde guerre mondiale. Quinze ans plus tard, une bonne partie de l’argent est toujours là… et rien ne bouge. À la déception des amis du vétéran américain.

    "C’est dommage, car ce ne sont pas les projets qui manquent dans la région : le Remember Museum à Thimister-Clermont, le Old Hickory Museum à Fouron-le-Comte, etc. ». Et Jean-François Pasteger d’ajouter : « Je suis encore en contact avec la famille de Frank Keaton. Sa fille est triste de voir que le projet stagne. À vrai dire, je le suis aussi. »

    D'un article de J.-C.F. à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juin 2018.