Fourons - Page 3

  • Réfection totale de la rue de Dalhem

    La rue de Dalhem à Visé (Nationale 604) va être totalement rénovée à la demande du SPW, Service Public de Wallonie.

    Les travaux débutent ce lundi matin à hauteur de la banque ING jusqu’aux Établissements Tossens situés au numéro 64. La société Gravaubel effectue dès ce lundi matin, et jusqu’au vendredi 16 novembre prochain, le fraisage de la route et des travaux préparatoires. Deux signaleurs sont présents pour aider les automobilistes et des feux tricolores ont été installés. L’accès aux commerces et aux habitations de la rue de Dalhem est toujours possible.

    FERMETURE COMPLÈTE

    Le lundi 19 novembre prochain ainsi que le mardi 20 novembre, la voirie sera totalement fermée à toute circulation et le stationnement sera interdit dès 6h du matin. L’accès aux Établissements Peuvrate et à l’AD Delhaize sera possible en voiture jusqu’à 14h à partir du rond-point de la place du Marché. L’accès aux piétons sera toujours possible. À noter encore que la rue Porte de Lorette sera mise en double sens de circulation sur son intégralité et la rue du Roua sera toujours bien un cul-de-sac. En cas de problème ou de retard pour ce chantier, ce sera le cas aussi le mercredi 21 novembre.

    Puis du jeudi 22 novembre au mardi 27 novembre, la rue de Dalhem sera à nouveau accessible mais en passage alterné réglementé par des feux tricolores. Et le mercredi 28 novembre, ce sera l’installation du nouveau marquage au sol avec une signalisation mobile. -

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 12 novembre 2018

  • Bon dimanche pour le Royal Avenir Fouron

    1. Point de vue sportif: 

    P4D

    Roclenge-W. B - Fouron : 1 - 2

    2. Ambiance familiale du club: les 90 ans de Monsieur Martin Schoonbroodt y ont été dignement fêtés.

    3. La balade d'automne a été un succès: 150 repas ont été servis à la buvette.

     

     

  • Etre intronisé "Noble Chevalier de la Commanderie des Costes du Rhône" à 500 pas de chez soi

    Hier soir, Jean-Claude Embrechts, architecte de Fouron-le-Comte, a été intronisé "Noble Chevalier" par la Baronnie de Liège de la Commanderie des Costes du Rhône.

    Cela se passait au cours du 108ème Chapitre de la Baronnie dans le cadre d'une "Disnée aux Chandelles, servie dans les Jardins Dorés du Golden Horse à Fouron-le-Comte". Les convives ont évidemment pu apprécier les vins apportés par les vignerons des Côtes du Rhône qui avaient fait le déplacement. 

    Un plat a été particulièrement apprécié. Il s'agit d'un pavé de Truite saumonée de la Commanderie de Fouron-Saint-Pierre sur Fondanrt de Fenouil. 

  • Il y a 50 ans à Fouron-le-Comte

    La commémoration du 50me anniversaire de l’Armistice a été fêtée avec éclat. À 9.30 h., un cortège d’une quarantaine d’enfants francophones, suivis par l’Harmonie « Ste-Cécile », les autorités communales, les membres du comité F.N.C. et les Anciens Combattants des deux guerres, les veuves de guerre et un nombreux public, s’est rendu à l’église où une messe a été célébrée â 10 h., par M. le curé à la mémoire des victimes des deux tourmentes.

    À l’issue de l’office, le cortège s’est reformé pour se rendre au Monument du Souvenir où, après une sonnerie « Aux Champs » et la Brabançonne, M. le bourgmestre Michiels, lui-même combattant des deux guerres, déposa une gerbe de fleurs [et] prononça une vibrante allocution.

    Après avoir évoqué les principaux faits d’armes de l’armée belge en 1914-18 et rappelé le sacrifice des vaillants soldats qui luttèrent pour libérer la Patrie, la relever de ses ruines, et auxquels les survivants adressent la ferveur de leur fraternel et égal souvenir, ainsi que leur totale reconnaissance et leurs prières, M. le bourgmestre se pose la question :

    « La justice est-elle sortie victorieuse de ce conflit ? Hélas ! non et si tous ces braves soldats sortaient de leur tombeau, n’auraient-ils pas le droit de nous demander : “Qu’avez-vous fait de notre chère patrie ?”

    Eh ! oui, qu’a-t-on fait de notre chère Belgique ?

    Aujourd’hui encore, nous avons des gouvernements qui tremblent devant une poignée d’extrémistes. On discute à perdre haleine, on fait des rapports et le lendemain encore des rapports, on entend des discussions interminables et rien n’arrive ! Il n’est question que de décentraliser et de déconcentrer et on va de compromis en compromis.

    Après tant de vies sacrifiées, n’avons-nous pas le sentiment que nous avons laissé désorganiser la Belgique en permettant qu’on aille dans tant d’écoles, à l’encontre d’une éducation nationale dont précisément les Anciens sont si profondément imprégnés ? »

    M. Michiels regrette alors que les associations patriotiques fassent preuve d’une totale passivité, alors que d’autres tentent de réaliser chez nous ce que von Bissing n’a pu obtenir à l’époque. Et d’évoquer les multiples méfaits d’une politique qui, en traçant une frontière linguistique, a semé l’injustice, la discorde et la haine, ainsi que les mesures prises en violation de l’art 23 de la Constitution, l’absence dans les Fourons des facilités promises et jamais obtenues et l’implantation en sa localité d’une École Moyenne flamande dans un local annexe de l’église sans même avoir pris l’avis des membres de la Fabrique d’église et de la commune.

    « Il est encore temps de restituer à la Belgique son vrai caractère, son intégrité », poursuit M. le bourgmestre qui termine par ces mots : « Vive la Belgique ! Vivent les Fourons libres ! »

    Cette cérémonie s’acheva par un chant de circonstance exécuté par les enfants sur l’air du « Valeureux Liégeois ».

    En cortège, les participants sont ensuite allés fleurir le monument américain de la route de Warsage et la Pelouse d’honneur du cimetière. Puis une charmante réception eut lieu en la salle du « Drapeau Belge ».

    Le soir, l’on se retrouva en la même salle, mais cette fois autour d’une table bien garnie, la bonne humeur était générale et chacun y alla de sa bonne blague de jadis. Les Anciens étaient heureux de se retrouver. À 10 h., au son d’un orchestre cependant réduit, tout ce monde se lança sur la piste dans une ronde enthousiaste. Et c’est dans une ambiance endiablée que la fête dura jusqu’aux petites heures. Longtemps encore on reparlera de cet anniversaire d’armistice. 

    (Le Journal d'Aubel, novembre 1968).

  • Il y a 100 ans, de Spa à son lieu d'exil hollandais en passant par Mouland et Eijsden

    Bundesarchiv Bild 183-R12318, Eysden, Kaiser Wilhelm II. auf Weg ins Exil

    Le 7 novembre, un train spécial amenait les parlementaires envoyés par le gouvernement de Berlin pour négocier un armistice avec les puissances alliées. Après une rencontre avec Hindenburg et une communication téléphonique avec le généralissime Foch depuis la villa Beaumont, sur les hauteurs de Spa, la délégation a quitté la ville en direction de Compiègne, dans cinq automobiles qui ont arboré m drapeau blanc dès leurs premiers tours de roues. Trois jours plus tard, dans la clairière de Rethondes, elle signerait nom de l’Allemagne la suspension des hostilités
    De plus en plus angoissé, Guillaume II a quitté la Fraineuse pour aller dormir dans une villa réquisitionnée, dénommée Red Castle, entre le 8 et le 9. Dès le 26 octobre, il avait limogé LudendorfF qui lui avait fermement conseillé d’ouvrir des pourparlers de paix. La défaite militaire était désormais définitive, les grèves paralysaient la capitale, le chancelier Max de Bade démissionnait et la république était proclamée. Aux côtés de son fils le Kronprinz qui venait de quitter son état-major de Waulsort, au sud de Dinant, l’empereur a tenu un dernier conseil avec une cinquantaine d’officiers au Grand Hôtel Britannique. Puis il a regagné la Fraineuse où il a signé son abdication dans l’un des salons d’angle du rez-de-chaussée.

    Sa fuite vers les Pays-Bas neutres a été organisée pour le petit matin du lendemain, le 10 novembre. Sa dernière nuit spadoise, qui fut courte, le Kaiser l’a passée à la gare, dans son train à quai. Il avait laissé son épouse à la Fraineuse et délibérément abandonné son chien. L’animal - un berger allemand qu’il avait appelé Lux — a été recueilli par le tenancier d’une auberge proche. Guillaume II avait troqué sa tenue et ses insignes pour un uniforme de général parmi les autres.
    Le convoi ferroviaire s’est ébranlé à 5h de la nuit en direction de Maastricht via Liège. Après 6 km à peine, arrêt en plein bois, à la halte desservant le village de La Reid. Plusieurs limousines attendaient. Transbordement du monarque déchu dans l’une des automobiles afin de contourner les comités de soldats en révolte, aux abords de la gare des Guillemins. Les autos ont atteint Eijsden, le premier village néerlandais... où le Kaiser a attendu son train spécial et son wagon-lit. Le lendemain, le 11 novembre, le gouvernement des Pays-Bas lui signifiait que l’accès au territoire lui était accordé. Le train repartait vers la région d’Utrecht où l’ex-empereur allemand allait passer 22 années d’exil, jusqu’à sa mort en 1941.

    (Extrait du livre "Sur les traces de 14-18 en Wallonie, Institut du Patrimoine wallon, de Daniel Conraads et Dominique Nahoé).