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Langue

  • Ze kale plat e je ne jemingderate

    « Ze kale plat e je ne jemingderate », non, il n’y a pas eu un bug sur notre clavier au moment d’écrire ceci. Nous relations simplement le fait qu’on a causé en patois durant quelques secondes au conseil communal de Plombières ce jeudi. Alors que des travaux font jaser, c’est en patois que le bourgmestre s’est adressé au conseiller Robert Hagen. Une façon sympa de mettre en avant le patrimoine linguistique local mais on n’y a rien compris… Nix !

    C'est la journaliste de LA MEUSE qui n'a NIX compris. Votre blogueur n'y était pas, mais il aurait peut-être compris.

    Aux Fourons, le "plat" est interdit, autant que le français: uitsluitend algemeen beschaafd Nederlands!

  • Le meilleur des « Liégeoiseries » que les Fouronnais pratiquent aussi

    20140921_1055.jpgDepuis près de dix ans, Paul-Henri Thomsin régale les auditeurs de VivaCité des « Liégeoiseries », consacrées aux trésors de notre langue wallonne. Chaque matin vers 7h15 dans « Liège Matin » et chaque après-midi vers 15h25 dans « Liège Aller-retour », il décortique des expressions de chez nous. Paul-Henri Thomsin, ex-enseignant, a
    toujours eu la passion du wallon. Depuis longtemps, il donne des conférences pour la faire connaître, pour faire apprécier ses richesses. Avec le temps, elles ont évolué, en multipliant les exemples de « liégeoiseries ». En 2007, il a publié un premier recueil de « Liégeoiseries » qui a attiré l’attention de Michel Vincent, alors présentateur de Liège Matin, sur VivaCité. Quelques mois plus tard naissait la rubrique « Les Liégeoiseries » sur Liège Matin. Neuf ans plus tard, elles sont toujours au rendez-vous. Et Paul-Henri Thomsin publie un deuxième recueil de « Liégeoiseries », celles qui ont été diffusées à la radio depuis deux ans et demi. Comment fait-il pour trouver toutes ces expressions typiques ? «

    J’écoute les Liégeois parler, je note leurs expressions, je les décortique et je les compare avec les expres- sions similaires en français. » Les rubriques durent une minute tout juste et, très souvent, les auditeurs apprennent pas mal de choses méconnues. Le succès est au rendez-vous. La preuve : Paul-Henri Thomsin poursuit au moins pour la saison prochaine. Avec une nouvelle présentation, histoire de rafraîchir un peu ses « Liégeoiseries ».


    Dans ce « Florilège de Liégeoiseries » qui vient d’être publié chez Noir Dessin, Paul-Henri Thomsin propose quelque Capture d’écran 2016-06-19 à 09.10.45.png500 expressions bien liégeoises. Et, en couverture, on trouve une illustration originale de François Walthéry. Quelques chiffres : tout au long de sa carrière de chroniqueur au service du wallon, Paul-Henri Thomsin a caculé qu’il a diffusé plus de 350 millions de billets d’humeur en région liégeoise. 350 millions ? « Oui, sourit-il. Depuis près de 30 ans, j’ai un billet hebdomadaire dans Vlan. Si on compte 250.000 exemplaires distribués chaque semaine, on arrive à ce total de 350 millions. » Bien vu... Il a aussi distribué plus de 120.000 mini-livres d’expressions wallonnes « Li walon avå les voyes » durant les mois de décembre, essentiellement sur le Village de Noël. Il a donné plus de 400 conférences et spectacles... 

    CHARLES LEDENT dans 7Dimanche du 19 juin 2016

     

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  • Que se passe-t-il à la poste? Qui sabote?

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    Le patron d'un commerce aubelois a déposé 1820 exemplaires en français et 1820 exemplaires en néerlandais d'une publicité annonçant la réouverture de son établissement. Or, nombre de Fouronnais n'ont reçu qu'un exemplaire en néerlandais. Que se passe-t-il?

    Un sabotage pour couvrir l'attitude ridicule anti-fancophone d'un établissement installé à Warsage?

  • Les francophones de Flandre plus déterminés que jamais à faire entendre leur voix

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    De gauche à droite : Julie et Patrick Van Cauwenberghe (Citoyens de Zaventem), Edgar Fonck (Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre - APFF), Christophe Verbist (Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités - ADHUM), Michaël Henen (Action fouronnaise), Jean Cornand (Association francophone de Leeuw-Saint-Pierre) et Michel Dandoy (Association Culturelle de Dilbeek)

     

    Ayant pris connaissance, ce vendredi, du projet de rapport national que la Belgique doit remettre à l’ONU, au plus tard le 26 octobre, dans le cadre de son deuxième Examen Périodique Universel (EPU), les six associations représentant les francophones de Flandre déplorent la mise effective au frigo de la question des minorités.

    Les six associations déplorent également le fait que seules trois d’entre elles sont reprises sur la liste des invités à la consultation de la société civile du 12 juin, organisée par le SPF Affaires étrangères : l’Action fouronnaise, l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM) et l’Association francophone de Leeuw-Saint-Pierre. Considérant qu’il s’agit d’un oubli regrettable, après que leur participation ait été confirmée verbalement précédemment, les associations demandent qu’un correctif officiel soit publié.

    Anticipant la mise au frigo de la question des minorités, alors que la Belgique n’a toujours pas répondu clairement aux Nations Unies si elle acceptait ou si elle rejetait la recommandation qui lui avait été faite en 2011 de ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, les six associations se sont réunies jeudi après-midi pour élaborer un plan d’action.

    « C’est la première fois que les francophones de Flandre, de la Périphérie et des Fourons parlent d’une même voix pour faire reconnaître les droits des quelque 310.000 francophones qui vivent en Flandre et réclamer tous ensemble la ratification par la Belgique de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales », explique Edgar Fonck, porte parole du groupe.

    Et de souligner : « L’ambiance est excellente. Nous sommes plus déterminés que jamais ! Nous avons préparé ensemble la consultation du 12 juin. Nous avons également décidé d’envoyer des représentants au prochain Forum des minorités à l’ONU à Genève, fin novembre, ainsi qu’à la pré-session de l’EPU qui sera organisée à peu près au même moment par UPR-info ».

  • « Saint-Trond est historiquement liée à la francophonie »,

    HESBAYE

    St-Trond VV drague les Hesbignons 

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    Il n’y a pas que le Standard dans la vie... Ainsi peut assurément s’interpréter l’appel du pied lancé par Bart Lammens et ses Trudonnaires, lors de la « première conférence de presse francophone » organisée mardi soir dans les prestigieuses installations du Stayen.

    Tous les ingrédients sont alors rassemblés pour que le rendez-vous média affriole plus d’un journaliste présent. Tandis qu’un traiteur hervien régale la galerie, le tout aussi brillant Yannick Ferrera entre en piste, non sans faire remarquer que sa langue maternelle est le français. Le ton est donné.
    « La langue ne peut pas constituer un obstacle dans la réussite d’un club de football », commente-t-il. « Treize de nos vingt-six joueurs sont francophones. J’ai donc pris le pli d’utiliser simultanément le français et le néerlandais lors de nos entrainements et autres rendez-vous. » Pour le président du club, le potentiel de supporters et sponsors francophones est énorme. « Il y a six ans, nous comptions déjà dix pour cent de supporters francophones », explique Bart Lammens. « Lorsque 
    j’ai repris le club de Saint-Trond, il y a maintenant trois ans, nous avons eu l’idée de lancer notre site internet dans les deux langues pratiquées dans notre région. Mais l’enfer que nous avons vécu nous a renvoyés en division 2. À présent, j’ai le sentiment profond que nous allons renouer dès la fin de cette saison 
    avec la Jupiler Pro League. Nous voulons dès lors offrir une image de club bilingue. »

    Forte de ses quelque 40.000 habitants, Saint-Trond s’approprie volontiers le titre de capitale hesbignonne, au risque de fâcher les voisins waremmiens. On se souviendra que, tout récemment, l’initiative des autorités trudonnaires avait passablement irrité leurs limitrophes francophones (Hannut et Waremme) lorsqu’un appel avait été lancé pour vanter les commerces de la ville natale de Danny Boffin.

    « Saint-Trond est historiquement liée à la francophonie », renchérit le président Lammens. « Jusqu’à la Révolution, nous nous trouvions au cœur de la principauté de Liège. Notre club a donc de bonnes raisons d’entretenir cette mixité entre fran- cophones et néerlandophones. Tous les supporters et sponsors franco- phones sont les bienvenus chez nous!»

    Dans l’ombre du staff du club tru- donnaire œuvre également une fi- gure bien connue de l’autre côté de la frontière linguistique, Benoît Robert, ancien président du RFC Hannut. « Je donne un coup de main pour établir des relations entre le club de Saint-Trond et les en- treprises francophones », confie-t-il. « Et il n’est pas exclu que fleurissent prochainement des clubs de supporters trudonnaires en Hesbaye francophone... » l

    DIDIER DE HOE dans LA MEUSE LIEGE et BASSE-MEUSE du 19 mars 2015.

    Feu le Major André LEFEBVRE (Mouland) avait donc raison lorsqu'il évoquait le passé francophone de Tirlemont et Saint-Trond.