Mouland

  • La lutte continue contre le tourisme de la drogue

     Dans la nuit du samedi 17 au 18 novembre, la police locale des Fourons a effectué des contrôles du tourisme de la drogue pendant plusieurs heures avec le soutien de la police fédérale.
    Vingt personnes en possession de stupéfiants ont été arrêtées lors de ces inspections.
    Toutes les drogues ont été confisquées et les procès verbaux nécessaires ont été rédigés.

  • Dans les archives de l'UNION, le bulletin des anciens du Collège Saint-Hadelin

    Demande d’asile politique
    Sentant approcher la débâcle, Guillaume II fit appeler un représentant de l'ambassade de Hollande en Allemagne. Il lui enjoignit de partir immédiatement pour La Haye avec mission de demander asile politique pour l’Empereur d’Allemagne. C'était une mission délicate et protocolaire qui devait s'accomplir oralement. Le légat partit sur le champ et son passage au poste de frontière de Mouland fut noté le même jour, 9 novembre, dans la soirée.
    Le Kaiser s’impatiente
    Les événements, surtout la rébellion au sein de l’armée, se précipitaient. Le Kaiser n’attendit pas la réponse du gouvernement hollandais. D’ailleurs, le légat n'avait pas encore eu l’occasion de régler l'affaire à La Haye. Le lendemain 10 novembre, l’Empereur était, déjà à 6 heures du matin, à la frontière de Mouland. On ne savait donc rien ni au poste des douanes belges (occupé par des militaires allemands) ni au poste de garde militaire à la douane hollandaise. Ceci fut à l’origine des difficultés tragi-comiques qui suivirent.
    Prise d’assaut du territoire hollandais
    Le Kaiser avait une escorte de 9 automobiles transportant une vingtaine d'officiers. Les autos étaient barbouillées de boue pour les rendre méconnaissables, car ni le Kaiser ni ses officiers ne se sentaient en sécurité, même dans le voisinage de leurs propres soldats.
    Le groupe des autos s’arrêta à 300m de la frontière. Une des autos s’avança vers le poste de garde allemand et demanda passage sous prétexte d’avoir à parlementer avec la garde hollandaise. Les Allemands obéirent et enlevèrent la chaîne qui bloquait le passage. Instantanément l’ensemble des autres autos fonça sur le territoire hollandais.
    Le soldat Braeken et le sergent Pinckaers
    Le tour était joué, croyait-on. Oui..., mais un soldat hollandais de garde, armé et prêt à tirer, s’opposa au passage. Il ne savait d'ailleurs pas qui il avait devant soi.
    Le nom de ce simple soldat qui eut, sinon l’honneur, au moins la chance d’arrêter l'Empereur de toutes les Allemagnes, est passé dans l’histoire. Il s'appelait Gilles Hubert Braeken. Né à Gronsveld le 15 juillet 1891, il fut dans le civil valet de ferme et lors de la mobilisation générale incorporé au 48e bataillon de la garde territoriale. Après la guerre, il immigra en Belgique et mourut à Mortroux en 1966.
    Immobiliser un convoi n'était pas si difficile. Mais qu’en faire? Braeken héla son sergent : Pierre Pinckaers, qui était également de Gronsveld et y habitait encore en 1968. C'est du moins ce qui nous fut dit. Mais le village belge de Remersdael conteste cette identité. Il y eut en effet à Remersdael un Jules Pinckaers, né à Epen (Hollande), marié à Joséphine Loop, qui y mourut à 67 ans, le 23 février 1957.
    Qui a raison ? Le fait que le souvenir mortuaire du Pinckaers de Remersdael ne fait mention ni de son lieu de naissance ni de son rôle dans les événements du 10 novembre 1918 à Mouland, plaide en faveur de Pierre Pinckaers né à Gronsveld.
    « Jawohl » dit Guillaume
    Capture d’écran 2018-11-12 à 14.21.47.pngLe sergent tint conseil. On opina qu’on avait à faire à des déserteurs et qu’il fallait renvoyer toute la cohorte à l'autre côté de la frontière. C’est alors qu’intervint le receveur des douanes hollandais, le sieur De Graaf. Il n’avait somme toute rien à voir dans l'affaire. Mais son conseil fut heureux. « Internez-les, dit-il, on ne sait jamais ! On verra après ». Les militaires se rallièrent à son point de vue. Mais ce propos : « On ne sait jamais » éveilla la curiosité des soldats de garde. Ils se mirent à roder et à fureter autour dés autos. Tout à coup, un des leurs fut frappé par le singulier comportement d'un des captifs, qui était plus petit de taille que les autres et tenait obstinément la main gauche en poche. Il en fit la remarque aux autres ; et alors un des leurs s’écria : « C'est peut-être le Kaiser ! ». On sait en effet que Guillaume II était paralysé du bras gauche.
    Celui qui avait lancé cette hypothèse fonça droit sur l’homme en question et lui demanda brutalement : « Etes-vous l'Empereur ? » et celui-ci répondit piteusement : « Jawohl ! ».
    Le Kaiser à la station d’Eijsden
    La nouvelle de la présence du Kaiser provoqua un tohu-bohu général et déclencha, comme nous le dit notre correspondant, un marathon de communications téléphoniques dans tous les sens.
    Entretemps arriva en gare d'Eijsden un train blindé, qui venait sans doute de Liège où on le tenait prêt à toute éventualité.
    On y installa l’empereur. Mais le train ne partit pas. Il n'y avait encore aucune instruction de La Haye. Il est possible que le gouvernement hollandais, au courant des pourparlers d’armistice qui avaient lieu en ce moment, préférait attendre le résultat avant d’admettre le Kaiser sur son territoire.
    Le fait est que le train blindé restait en place. Bientôt une foule de badauds s’assembla à la gare. Il y en avait de tout genre, mais les réfugiés de Liège et de Vise étaient les plus remuants. On avait abaissé les stores du train, ce qui cependant ne devait pas empêcher Guillaume II d'encaisser la série d'outrages populaires qui lui furent lancés en toutes langues et sur tous les tons. Le train partit le lendemain dans la matinée, le 11 novembre 1918.
    Sic transit gloria mundi.

    1. Justin Ansay, prêtre et ancien professeur du Collège Saint-Hadelin de Visé. Extrait de « Union », Bulletin de l’Amicale des Anciens, 1968.

  • Il y a 100 ans, de Spa à son lieu d'exil hollandais en passant par Mouland et Eijsden

    Bundesarchiv Bild 183-R12318, Eysden, Kaiser Wilhelm II. auf Weg ins Exil

    Le 7 novembre, un train spécial amenait les parlementaires envoyés par le gouvernement de Berlin pour négocier un armistice avec les puissances alliées. Après une rencontre avec Hindenburg et une communication téléphonique avec le généralissime Foch depuis la villa Beaumont, sur les hauteurs de Spa, la délégation a quitté la ville en direction de Compiègne, dans cinq automobiles qui ont arboré m drapeau blanc dès leurs premiers tours de roues. Trois jours plus tard, dans la clairière de Rethondes, elle signerait nom de l’Allemagne la suspension des hostilités
    De plus en plus angoissé, Guillaume II a quitté la Fraineuse pour aller dormir dans une villa réquisitionnée, dénommée Red Castle, entre le 8 et le 9. Dès le 26 octobre, il avait limogé LudendorfF qui lui avait fermement conseillé d’ouvrir des pourparlers de paix. La défaite militaire était désormais définitive, les grèves paralysaient la capitale, le chancelier Max de Bade démissionnait et la république était proclamée. Aux côtés de son fils le Kronprinz qui venait de quitter son état-major de Waulsort, au sud de Dinant, l’empereur a tenu un dernier conseil avec une cinquantaine d’officiers au Grand Hôtel Britannique. Puis il a regagné la Fraineuse où il a signé son abdication dans l’un des salons d’angle du rez-de-chaussée.

    Sa fuite vers les Pays-Bas neutres a été organisée pour le petit matin du lendemain, le 10 novembre. Sa dernière nuit spadoise, qui fut courte, le Kaiser l’a passée à la gare, dans son train à quai. Il avait laissé son épouse à la Fraineuse et délibérément abandonné son chien. L’animal - un berger allemand qu’il avait appelé Lux — a été recueilli par le tenancier d’une auberge proche. Guillaume II avait troqué sa tenue et ses insignes pour un uniforme de général parmi les autres.
    Le convoi ferroviaire s’est ébranlé à 5h de la nuit en direction de Maastricht via Liège. Après 6 km à peine, arrêt en plein bois, à la halte desservant le village de La Reid. Plusieurs limousines attendaient. Transbordement du monarque déchu dans l’une des automobiles afin de contourner les comités de soldats en révolte, aux abords de la gare des Guillemins. Les autos ont atteint Eijsden, le premier village néerlandais... où le Kaiser a attendu son train spécial et son wagon-lit. Le lendemain, le 11 novembre, le gouvernement des Pays-Bas lui signifiait que l’accès au territoire lui était accordé. Le train repartait vers la région d’Utrecht où l’ex-empereur allemand allait passer 22 années d’exil, jusqu’à sa mort en 1941.

    (Extrait du livre "Sur les traces de 14-18 en Wallonie, Institut du Patrimoine wallon, de Daniel Conraads et Dominique Nahoé).

     

  • Le pont de Lixhe-Visé rouvert

    Capture d’écran 2018-10-31 à 07.33.25.pngDepuis le 8 février dernier, le pont de Lixhe à Visé est interdit à toute circulation. Il s’est soulevé de 50 centimètres suite à la rupture d’une des deux bielles qui ancrent le pont à hauteur de la rue de la Croix, une rupture due à la corrosion.

    La société Travhydro avait installé un échafaudage qui descendait le long de l’ouvrage pour travailler sous le tablier du pont mais il a été heurté à trois reprises par des péniches et la société l’a démonté.

    Une réunion s’est tenue ce mardi matin pour décider de la suite des travaux à mener car le retard s’accumule. Les travaux devaient être achevés idéalement pour la fin de ce mois mais il n’en sera rien. « Une barge sera installée sous le pont et sera bien visible des autres bateaux pour permettre les travaux dans de meilleures conditions de sécurité. Les travaux en surface se poursuivent et l’objectif est la réouverture du pont de Lixhe-Visé à la circulation au plus tard à la fin du mois de décembre », explique le SPW Infrastructures.

    Une réouverture très attendue par les riverains, par les automobilistes et par les camions de la cimenterie CBR pour qui les conséquences économiques de cet accident sont extrêmement importantes.

    Sans oublier la petite friterie de Loën qui a vu son chiffre d’affaires s’effondrer également depuis près d’un an maintenant. 

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 31 octobre 2018.

  • Le premier train direct entre Liège et la Chine est passé à Mouland

    Depuis ce mercredi, un train reliera Liège à Zhengzhou, dans la province de Henan, en Chine, une fois par semaine. La « nouvelle route de la soie » voulue par le président chinois va permettre des échanges commerciaux accrus entre l’empire du milieu et la Wallonie.

    Un article à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 25 octobre 2018.

    Ce premier train est passé hier vers 17 heures 20 sur le territoire de Mouland.