Patriotisme

  • Il y a 50 ans à Fouron-le-Comte

    La commémoration du 50me anniversaire de l’Armistice a été fêtée avec éclat. À 9.30 h., un cortège d’une quarantaine d’enfants francophones, suivis par l’Harmonie « Ste-Cécile », les autorités communales, les membres du comité F.N.C. et les Anciens Combattants des deux guerres, les veuves de guerre et un nombreux public, s’est rendu à l’église où une messe a été célébrée â 10 h., par M. le curé à la mémoire des victimes des deux tourmentes.

    À l’issue de l’office, le cortège s’est reformé pour se rendre au Monument du Souvenir où, après une sonnerie « Aux Champs » et la Brabançonne, M. le bourgmestre Michiels, lui-même combattant des deux guerres, déposa une gerbe de fleurs [et] prononça une vibrante allocution.

    Après avoir évoqué les principaux faits d’armes de l’armée belge en 1914-18 et rappelé le sacrifice des vaillants soldats qui luttèrent pour libérer la Patrie, la relever de ses ruines, et auxquels les survivants adressent la ferveur de leur fraternel et égal souvenir, ainsi que leur totale reconnaissance et leurs prières, M. le bourgmestre se pose la question :

    « La justice est-elle sortie victorieuse de ce conflit ? Hélas ! non et si tous ces braves soldats sortaient de leur tombeau, n’auraient-ils pas le droit de nous demander : “Qu’avez-vous fait de notre chère patrie ?”

    Eh ! oui, qu’a-t-on fait de notre chère Belgique ?

    Aujourd’hui encore, nous avons des gouvernements qui tremblent devant une poignée d’extrémistes. On discute à perdre haleine, on fait des rapports et le lendemain encore des rapports, on entend des discussions interminables et rien n’arrive ! Il n’est question que de décentraliser et de déconcentrer et on va de compromis en compromis.

    Après tant de vies sacrifiées, n’avons-nous pas le sentiment que nous avons laissé désorganiser la Belgique en permettant qu’on aille dans tant d’écoles, à l’encontre d’une éducation nationale dont précisément les Anciens sont si profondément imprégnés ? »

    M. Michiels regrette alors que les associations patriotiques fassent preuve d’une totale passivité, alors que d’autres tentent de réaliser chez nous ce que von Bissing n’a pu obtenir à l’époque. Et d’évoquer les multiples méfaits d’une politique qui, en traçant une frontière linguistique, a semé l’injustice, la discorde et la haine, ainsi que les mesures prises en violation de l’art 23 de la Constitution, l’absence dans les Fourons des facilités promises et jamais obtenues et l’implantation en sa localité d’une École Moyenne flamande dans un local annexe de l’église sans même avoir pris l’avis des membres de la Fabrique d’église et de la commune.

    « Il est encore temps de restituer à la Belgique son vrai caractère, son intégrité », poursuit M. le bourgmestre qui termine par ces mots : « Vive la Belgique ! Vivent les Fourons libres ! »

    Cette cérémonie s’acheva par un chant de circonstance exécuté par les enfants sur l’air du « Valeureux Liégeois ».

    En cortège, les participants sont ensuite allés fleurir le monument américain de la route de Warsage et la Pelouse d’honneur du cimetière. Puis une charmante réception eut lieu en la salle du « Drapeau Belge ».

    Le soir, l’on se retrouva en la même salle, mais cette fois autour d’une table bien garnie, la bonne humeur était générale et chacun y alla de sa bonne blague de jadis. Les Anciens étaient heureux de se retrouver. À 10 h., au son d’un orchestre cependant réduit, tout ce monde se lança sur la piste dans une ronde enthousiaste. Et c’est dans une ambiance endiablée que la fête dura jusqu’aux petites heures. Longtemps encore on reparlera de cet anniversaire d’armistice. 

    (Le Journal d'Aubel, novembre 1968).

  • GRENZELOOS VERZET = PRÉVU POUR L’AUTOMNE 2019 sous le titre RÉSISTANCE SANS FRONTIÈRES

    Capture d’écran 2018-10-20 à 15.38.16.pngLes témoignages sur la résistance sont plutôt rares. À l’aube du spectacle musical 4045 présenté en Flandre par Studio 100 au mois d’octobre sur le thème de la résistance, il semble utile d’offrir un exemple ancré dans la réalité des faits. Trop souvent la façon dont la résistance est dépeinte est incomplète, voire correspond à un cliché erroné.

    On imagine que la résistance était quasi exclusivement active dans la capitale ou dans les centres industriels, sans parler de la coopération avec d’autres pays. Certains pensent que la résistance n'est réellement devenue active qu'à la fin de la guerre. Ou que les survivants ou leurs héritiers ont probablement étoffé les faits. D'autres sont convaincus que le rôle de l'Eglise se limitait à recruter des jeunes pour le front de l'Est. D’autres encore que les groupes de résistance ont agi motivés seulement par conviction politique extrême. A tout point de vue, ce travail démontre que la réalité était différente. Il s’agit ici de groupes devenus actifs dès le début de la guerre et ayant coopéré au-delà des frontières nationales et linguistiques. Le rejet d’un régime totalitaire fondé sur le pouvoir, la conviction profonde que l'occupation était violente et injuste, la confiance en ce que leur patrie permettrait de restaurer l'état de droit et la liberté de culte et, enfin, les concepts même d’humanité et d’empathie, ont poussé ces personnes à résister dès le début du conflit.

    Le livre retrace également de façon précise l'histoire de ces lignes d'évasion, utilisées par des prisonniers de guerre évadés, des pilotes alliés dont les avions avaient été abattus, des Juifs ou des ressortissants néerlandais en fuite vers l’Angleterre. La ligne d’évasion partait d'Allemagne et des Pays-Bas pour rejoindre Eijsden (NL) puis Mouland et Visé. Une fois arrivés au pays de Herve ou de Liège, les réfugiés étaient conduits à Givet ou à Bruxelles, où d'autres groupes de résistance les prenaient en charge.

    Tous les témoignages ont été vérifiés au moyen des archives afin que le récit soit le plus fidèle possible aux évènements.

    Voici donc la première publication d’un historique complet de la ligne d’évasion JAM via Eijsden, du groupe Renkin de Luc-Marc, du groupe Holland de Nic Erkens et de Clarence Liège I d'Olivier Thimister et Félix Bemelmans., mais aussi du Hannibalspiel en Belgique. Les données biographiques contribuent à poser un regard neuf et humain sur une époque et une société opprimée et déchirée.

    Résistants évoqués: Arthur Renkin, Alphons Smeets, Raphaël comte de Liedekerke, Jules Goffin, Olivier Thimister, Félix Bemelmans, Nic Erkens, Walthère Dewé, Hubert Gielen, Arthur Degroeve, Christiane Derenne-Lamazière, Thérèse Grandjean-Raison, Maria Walpot, Dirk Sleeuwenhoek, Louis Moyano, Albert Krott, Jan Lemmens

    Dossier de presse.

    Bulletin de commande.

  • La commémoration des 100 ans de la guerre 1914-1918 à l’école francophone des Fourons

    Au mois de septembre et octobre les élèves des six classes primaires se sont rendus au village de Mouland afin de participer à différents ateliers. Ils ont ainsi pu parcourir les rues du village afin d’y repérer les traces de cette guerre sur les maisons reconstruites. Ils ont aussi pu se recueillir près du monument aux morts. Ensuite est venue la partie artistique de cette commémoration du centenaire de la guerre 14-18. Un banc de pierre a été installé dans une rue ayant été particulièrement touchée et chaque école participante a pu coller des petits morceaux de mosaïque afin de décorer le banc qui rappelait des scènes de la vie lors de ce conflit. Ainsi chaque enfant a pu mettre sa pierre à l’édifice de ce monument historique mais surtout très original et dirigé par une artiste d’expérience. Quand ils passeront devant cette œuvre d’art, ils pourront se dire qu’ils l’ont construite de leurs petites mains, pour la paix, avec leur cœur et surtout pour ne jamais oublier.

    Les enseignantes

    Album photos

  • Tout au long du week-end, le village de Berneau va commémorer le 100e anniversaire de la première guerre mondiale

    Des moments pénibles vécus durant la première guerre mondiale à l’euphorie des années folles, le petit village de Berneau s’apprête à faire un bond dans le temps. Tout au long du week-end, la commune de Dalhem va commémorer ces instants d’émotion intense.

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  • Une partie du don pour le Old Hickory Museum à Fouron-le-Comte?

    En 2002, Frank Keaton, un ancien soldat américain, a légué la somme de 10.000 euros à une association aubeloise dans le but de financer un projet en rapport avec la seconde guerre mondiale. Quinze ans plus tard, une bonne partie de l’argent est toujours là… et rien ne bouge. À la déception des amis du vétéran américain.

    "C’est dommage, car ce ne sont pas les projets qui manquent dans la région : le Remember Museum à Thimister-Clermont, le Old Hickory Museum à Fouron-le-Comte, etc. ». Et Jean-François Pasteger d’ajouter : « Je suis encore en contact avec la famille de Frank Keaton. Sa fille est triste de voir que le projet stagne. À vrai dire, je le suis aussi. »

    D'un article de J.-C.F. à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juin 2018.