Personnalités

  • Acquittement plaidé pour Jean-Marie Happart

    Jeudi, quatre prévenus, dont le député provincial André Denis (MR) et l’ancien vice-président du Sénat Jean-Marie Happart (PS), comparaissaient devant le tribunal correctionnel pour des suspicions de faux et d’infractions à la loi sur les marchés publics dans le cadre de la rénovation du circuit de Spa-Francorchamps. Le parquet a réclamé des… suspensions du prononcé. La défense a plaidé pour des acquittements.

     

    Pour Me Masset, l’avocat de JeanMarie Happart, le dossier est limpide. « Toutes les décisions prises l’ont été, à l’unanimité, par le conseil d’administration, qui compte 14 membres, et puis par les quatre ou cinq membres du bureau exécutif. Dans ce dossier, M. Happart n’a pas plus de responsabilité que les 13 autres qui, eux aussi, ont siégé et décidé. Pourquoi le parquet cite-t-il le président et le vice-président et pas les autres ? C’est quelque peu discriminatoire. Dès lors, il aurait été plus évident de poursuivre l’intercommunale en sa qualité de personne morale plutôt que quelques personnes physiques. » Et l’avocat Masset de poursuivre : « On nous dit, aujourd’hui à l’audience, que l’intercommunale a toujours privilégié un entrepreneur (NDLR : Bodarwé) au détriment des autres. On ajoute que ces pratiques perdurent encore aujourd’hui. Or, si je ne me trompe pas, mon client n’est plus à l’œuvre dans cette intercommunale. Cela montre bien que les décisions sont collégiales. » Les avocats des prévenus ont tous sollicité l’acquittement.

    D'un article d'ARNAUD BISSCHOP dans LA MEUSE VERVIERS du 22 mars 2019.

  • Philippe Gilbert a retrouvé l’amour

    Tout roule pour Philippe Gilbert. En effet, en ce début de saison, son équipe Deceuninck-Quick Step a déjà goûté à la victoire à plusieurs reprises. Mais il n’y a pas que sur le plan sportif que le champion du monde 2012 semble bien entouré. Selon le magazine flamand Dag Allemaal, le Remoucastrien a en effet retrouvé l’amour depuis quelques mois.

    Philippe Gilbert aurait en effet affirmé être en couple avec une certaine Bettina Pesce, une jeune femme de 33 ans qui habite à Manosque, dans le sud de la France, rapporte le site numérique de La Meuse.

    Son ancienne femme, Patricia Zeevaert, avec qui le champion belge a deux enfants, a également retrouvé l’amour, selon sa propre page sur Facebook.

  • Pierre Loly médaillé pour avoir sauvé son voisin de la noyade

    En juin dernier, Dalhem est victime de graves inondations. Alors que le niveau d’eau ne cesse de s’élever, Philippe Tortolani est emporté par un tourbillon. Le Dalhemois parvient toutefois à s’agripper à une corde, elle-même accrochée à un arbre. Il est piégé ! C’est à ce moment que sa femme, témoin à distance de la scène, voit Pierre Loly, un de leurs voisins. Elle hurle. Pierre Loly remarque alors que Philippe Tortolani est au bord de la noyade.

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  • Le duty free de Liege Airport ferme ses portes

    Si vous prenez l’avion jusqu’au 31 mars prochain à Liege Airport, vous passerez encore dans l’espace duty free. Mais vous n’y trouverez plus que des rayons quasi vides, larges promotions à l’appui. « Oui, ils bradent les prix pour liquider leurs derniers produits, mais la société qui l’exploitait a décidé d’arrêter fin du mois prochain », confirme Christian Delcourt, le porte-parole de Liege Airport. La raison principale qui a poussé Baltona (la société polonaise exploitante qui gère également huit autres duty free en Europe) à mettre la clé sous le paillasson est bien sûr la fin des vols charters chinois. « En 2016, il y a eu durant quelques mois six vols charters chinois par semaine. Et là, ils ont bien gagné leur vie », reprend Christian Delcourt.

    Et il est vrai qu’à l’époque, les 350 passagers chinois quotidiens effectuaient une véritable razzia dans le magasin. Comme ils étaient venus en Europe essentiellement pour effectuer des achats, une fois revenus de leur périple à l’aéroport, ils avaient le droit de dédouaner leurs achats et ils se retrouvaient souvent avec des centaines d’euros qu’ils voulaient dépenser avant de repartir.

    Tout y passait alors : alcool, cigarette, parfums, chocolat… Et bien d’autres choses encore.

    FAILLITE DU TRANSPORTEUR

    Mais en septembre dernier, le transporteur russe auquel la compagnie charter chinoise faisait confiance (VIM Airlines) faisait faillite, laissant sur le carreau liégeois 300 touristes chinois qu’il avait fallu rapatrier. Depuis lors, l’aéroport liégeois n’a plus eu de contact précis.

    « Actuellement, il n’est pas prévu, ni à court ni à moyen terme, de retour des vols charters chinois à Liège, reprend José Happart, le vice-président de l’aéroport. Certains aéroports voisins ont joué la surenchère pour les attirer. Et nous, notre politique n’est pas d’utiliser l’argent que nous avons gagné avec le fret pour le dépenser pour les vols passagers. » L’an dernier, le nombre de passagers est retombé à 170.000. Actuellement, il ne reste plus qu’une quinzaine de vols à destination du pourtour méditerranéen exploité par la compagnie TUI. « Et ce n’est pas ce public familial, qui quitte Liège pour aller en vacances, qui peut suffire à la rentabilité du duty free, reprend Christian Delcourt. C’est plutôt au retour qu’on achète des produits détaxés. » Mais c’est un service de moins aux passagers. 

    LUC GOCHEL dans LA MEUSE du 22 février 2019.

  • Bernard Smeets rebondit en vélo

    A la recherche d’un nouveau projet sportif, pour reprendre ses termes, Bernard Smeets débarque dans l’équipe cycliste Wallonie-Bruxelles. Un nouveau défi pour l’ancien adjoint du Standard et du Cercle.

    Sur les plages de la Costa Blanca, à l’heure où le soleil perce à peine le ciel de Calpe, Bernard Smeets échauffe déjà ses ouailles. Un petit réveil musculaire en bord de mer, et ses troupes sont prêtes pour une bonne journée d’entraînement. Une bonne heure plus tard, le Dalhemois distille ses derniers conseils à sa quinzaine de protégés avant une séance de quatre heures de selle. Car l’ancien entraîneur adjoint au Standard de Liège ou au Cercle de Bruges a délaissé les bords de pelouse pour s’installer dans le siège des voitures suiveuses de l’équipe cycliste Wallonie Bruxelles. « Les Christophe, Detilloux et Brandt, sont de vieilles connaissances », rappelle le spécialiste du ballon rond. « Nous discutions souvent du sport et de ses valeurs. Le vélo est un sport individuel qui se pratique en équipe, ce qui le rapproche de certaines logiques propres au sport collectif. Par mon expérience en football, en rugby ou en handball, j’estimais pouvoir apporter un nouvel élan au projet Wallonie-Bruxelles. Et en l’absence de nouveau club de football malgré différents contacts depuis ma fin de contrat au Cercle de Bruges, en juin dernier, j’ai décidé de tenter cette aventure. »

    Coach de la performance au sein de la structure Wallonie-Bruxelles, Smeets encadre notamment les jeunes Tasset, Rex ou Frehen, mais aussi les pros comme Planckaert ou Dehaes, en découvrant les particularités du cyclisme. « En foot, un groupe vit six ou sept jours sur sept ensemble, en communauté. Ici, c’est plutôt l’inverse. Chacun s’entraîne à la maison, en suivant les conseils de son préparateur physique personnel, pour ne se retrouver que le week-end sur les courses.Capture d’écran 2019-02-15 à 08.18.47.png

    Cette gestion d’un groupe à distance est délicate à gérer, car inscrite dans les fondements du cyclisme. Le rôle d’un coach est bien plus limité qu’en football. Mais il faut parvenir à créer une véritable cohésion dans le groupe afin d’obtenir de meilleurs résultats individuels. »

    Pour se faire, entre les stages collectifs sous le soleil espagnol, le diplômé UEFA compte bien innover. « Ce n’est pas facile de bousculer les habitudes, et il ne faut pas tout chambouler d’un coup », conçoit Smeets. « Je prône la mise en place de séances d’entraînement collectif en Belgique, selon la disponibilité et le programme de compétition de chacun. J’ai aussi testé individuellement l’intelligence émotionnelle de chaque coureur, afin de mieux les connaître. Le relationnel est aussi important que la forme physique. Si la tête ne veut pas, les jambes ne suivront pas. Et en vélo, le talent ne suffit pas. En sport collectif, le talent pur peut cacher le manque de travail. La préparation d’un cycliste, les charges d’entraînement, sont bien plus exigeantes. En ce sens, mon rôle est assez large. Je ne donne pas des instructions sur les intensités et charges de travail, un domaine que je ne maîtrise pas. Mais je supervise un côté plus invisible : l’hygiène de vie quotidienne, la gestion du poids, le débriefing mental,… »

    Soit un rôle de coordination qui le place, pour les onze prochains mois, entre le préparateur physique (Prémont) et les directeurs sportifs. 

    MAXIME SEGERS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 15 février 2019.

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