Politique communale

  • Le rajeunissement promis n'est pas pour tout de suite

    Préféré par les électeurs, mais il ne sera pas bourgmestre en 2021

    Facebook nous donne aujourd'hui des indications concernant la composition du collège des bourgmestre et échevins des Fourons pour les prochaines années et il faudra attendre le 31 janvier 2021 pour voir le rajeunissement annoncé par Voerbelangen.

    Le collège qui sera installé en janvier prochain, se composera de:

    1. Huub Broers, bourgmestre (819 voix - 1119 avec les voix de la case de tête)
    2. Jacky Herens, 1er échevin (592 voix)
    3. William Nijssen, 2ème échevin (562 voix)
    4. Jean Levaux, échevin de l'opposition (509 voix - 639 voix avec les voix de la case de tête)

    Le changement se produira le 1er février 2021 avec la démission de Huub Broers et Jacky Herens qui auront atteint ou dépassé l'âge de 70 ans.

    1. Joris Gaens deviendra bourgmestre (524 voix de préférence)
    2. William Nijssen deviendra 1er échevin (malgré ses 562 voix de préférence)
    3. Yolanda Daems sera la 2ème échevin (395 voix)
    4. Jean Levaux restera l'échevin de l'opposition RAL.

    Facebook nous annonce encore que Rik Tomsin (369 voix) remplacera Jean Duijsens, qui ne se représentait pas, à la présidence du conseil communal, tandis qu'une nouvelle venue, Lizzy Buijsen-Baillien (344 voix), sera le chef de groupe Voerbelangen au conseil communal en remplacement de Anne-Marie Palmans-Casier (207 voix) dont l'électeur n'a plus voulu.

    En attendant de devenir bourgmestre, Joris Gaens sera président du CPAS. Il cédera ce poste à Hilde Broers le 31 janvier 2021.

  • Le conseil communal retrouve la sérénité

    Après un début assez houleux, le conseil communal du 25 octobre 2018 a examiné les différents points prévus à son ordre du jour.

    Ayant pris connaissance d'une série de décisions concernant l'approbation de l'ajustement pluriannuel et la modification budgétaires 2018, les modifications budgétaires et les budget 2019 de plusieurs fabriques d'églises, le conseil a approuvé, par 10 voix contre 5, la dotation communale pour la zone d'incendie Limbourg-Est. La commune des Fourons doit payer 149.791 € pour l'année 2019, mais elle bénéficie jusqu'en 2019 d'une ristourne de 21.058 € pour le matériel et les bâtiments repris par l'intercommunale.

    A titre de comparaison, José Smeets s'est renseigné auprès du bourgmestre d'Aubel, commune assez semblable à la nôtre, qui paie 120.000 € pour le service d'incendie.

    Alors que la décision d'enregistrer les séances du conseil communal n'a pas encore été prise, le conseil communal a néanmoins décidé d'investir 20.000 € dans l'achat d'un système d'enregistrement sans fil.

    Au niveau des assemblées générales de Limburg.net et Fluvius, on a pu apprendre le retrait de la province du Limbourg. C'est normal puisque les provinces n'ont pas à faire partie d'une intercommunale.

    Le conseil communal décidera aussi à l'unanimité d'acheter une excavatrice mobile pour laquelle un budget de 110.000 € est prévu.

    Il lancera aussi les appels d'offres à des entrepreneurs régionaux pour différentes phases de construction des locaux de l'accueil extra-scolaire sur le campus de l'école provinciale - ce regroupement de tout à Fouron-le-Comte est contesté par beaucoup de Fouronnais. On prévoit 130.000  pour le gros-oeuvre, 65.000 € pour les toitures et 30.550 € pour les menuiseries extérieures. Au vote cela donne 10 voix pour, 4 contre et l'abstention de Jean Levaux.

    Le conseil décide aussi de sortir un certain nombre d'antiquités, comme des ordinateurs IBM, de son inventaire. Pour les liquider, une vente publique sera organisée.

    Le dernier point concerne le presbytère de Fouron-le-Comte. Comme toute institution, la Fabrique d'église de Fouron-le-Comte doit justifier ses décisions, mais le dossier est particulièrement mystérieux: "on décide de changer l'affectation du presbytère". Café, restaurant? On ne sait rien et le conseil communal, majorité contre opposition, en prend simplement connaissance.

     (illustration: un camion des pompiers de Herve qui coûtent beaucoup moins à Aubel que les pompiers limbourgeois aux Fourons).

  • Ambiance houleuse au conseil communal du 25 octobre 2018

    Jean Levaux avait déjà souhaité interroger le bourgmestre à propos des convocations pour les élections le 4 octobre dernier, mais une question de délai avait été invoquée pour reporter le débat. La question a donc dû être traitée ce jeudi. Questions toutes simples: "Pourquoi les Francophones ne reçoivent-ils pas leurs convocations en français tout simplement? Et pourquoi certains n'ont-ils jamais reçu la version française réclamée?"

    Le bourgmestre s'est livré à un grand show, comme d'habitude, pour répondre à côté de la question avec quelques affirmations parfaitement fausses.

    Il dit ainsi que c'est la loi de pacification de 1988 qui attribue la compétence du contrôle des prescriptions en matière linguistique à la Région flamande.

    FAUX: ce transfert a été fait en 2001, mais il contenait des limites. Les Régions ne peuvent pas toucher à la loi de Pacification du 9 août 1988 ni porter préjudice aux garanties existant avant le vote de la loi Compétences 2001 en faveur des francophones, des néerlandophones et des germanophones dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise et de la frontière linguistique. Ça le bourgmestre ne le dit évidemment pas. 

    De plus, si la Région reçoit le pouvoir de contrôler l'application d'une législation, elle n'a pas le pouvoir de modifier cette législation. Les circulaires qui disent le contraire de ce que dit le texte de loi sont évidemment illégales.

    Puis il se lance dans des considérations qui n'ont aucun rapport avec les Fourons. L'application de la législation linguistique dans les communes wallonnes de la frontière linguistique ne nous concerne pas. Si des néerlandophones ont à se plaindre à ce sujet, nous pouvons leur donner une adresse où les plaintes seront examinées.

    Il se réjouit évidemment du fait qu'il y aurait encore eu moins d'électeurs francophones (350 selon lui) ayant demandé une convocation en français cette année. Nous dénoncions déjà son hypocrisie à ce sujet en 2012 et il n'y a rien de neuf à ce sujet. José Smeets l'a d'ailleurs dit haut et fort: "par votre harcèlement continu, vous arriverez à l'épuration ethnique que vous souhaitez".

    José Smeets était assez remonté pour un de ses derniers conseils communaux. Piqué au vif par une conseillère non réélue de la majorité, il lui a lancé "moi j'ai décidé moi-même de m'en aller; dans votre cas, ce sont les électeurs qui en ont décidé".

    La deuxième question émanait de Grégory Happart. Il a lu sa question dans un néerlandais laborieux. Malgré un arrêt de la Cour d'Arbitrage, on exige que les conseillers communaux s'expriment en néerlandais. La loi de pacification avait pourtant institué, dans les communes à statut linguistique spécial, un mécanisme de « présomption irréfragable » de connaissances linguistiques au bénéfice de tous les élus directs, et en particulier des conseillers communaux; le législateur a entendu protéger ceux-ci et rendre impossible tout débat juridictionnel relatif à leur connaissance de la langue de la région. Dans cette perspective, il est particulièrement malvenu de solliciter abusivement le texte des lois coordonnées sur l'emploi des langues en matière administrative afin de leur faire exprimer une obligation exclusive d'usage d'une langue que ces élus peuvent, en raison de la présomption irréfragable évoquée plus haut, ne pas connaître.

    Mais le bourgmestre a dû reconnaître qu'il y avait des erreurs et des omissions sur les convocations en français. Grégory Happart faisait en effet remarquer que la convocation en néerlandais comportait un conseil pour éviter les files, alors que la version française n'en parlait pas. 

  • Les convocations pour le 14 octobre arrivent le 25 octobre !

    Certains électeurs qui avaient réclamé une convocation en français ont eu la surprise ce jeudi 25 octobre 2018 de recevoir de leur facteur la fameuse version en français de leur convocation pour les élections du 14 octobre 2018. 

    On suppose qu'une enquête est en cours pour savoir où elles sont restées.

  • Conseil communal du jeudi 25 octobre 2018

    Le conseil communal des Fourons se réunira le jeudi 25 octobre à 20 heures 30.

    Jean Levaux et Grégory Happart ont déjà annoncé qu'ils poseraient des questions concernant les élections.

    • Jean Levaux interrogera le bourgmestre sur l'envoi des convocations en néerlandais aux électeurs francophones, sur les mentions différentes sur les deux versions des convocations, sur l'absence de l'indication concernant la possibilité d'obtenir la convocation en français, sur les électeurs qui n'ont jamais reçu (ou reçu très tardivement) leur convocation en français.
    • Grégory Happart l'interrogera sur l'organisation des élections le 14 octobre (longues files, affichage, couloirs vers les différents bureaux).

    Ensuite, les conseillers prendront connaissance de modifications budgétaires et de budgets 2019 pour les fabriques d'église de Fouron-Saint-Pierre, Mouland, Teuven, Rémersdael et Fouron-Saint-Martin. Le mauvais élève Fouron-le-Comte n'a pas encore fait son budget 2019, semble-t-il.

    Le conseil devra approuver la dotation 2019 pour la zone d'incendie du Limbourg.

    Il sera aussi question de l'achat d'un système d'enregistrement pour les séances du conseil communal. En vertu du nouveau décret sur l'administration locale,  le conseil communal peut décider de remplacer un rapport de séance par un enregistrement audio ou audiovisuel de la séance publique du conseil communal.

    Le conseil prendra connaissance des décisions du conseil de l'aide sociale.

    Puis il sera question d'assemblées générales (Limburg.net, Fluvius), de l'achat d'une excavatrice et du cahier des charges pour la construction d'un garderie d'enfants sur le terrain situé sur le campus de l'école provinciale.

    Le conseil décidera aussi de retirer des appareils et matériaux de l'inventaire communal et il en mettra aussi en vente publique.

    Pour finir, il devra se pencher sur une délibération de la fabrique d'église de Fouron-le-Comte qui aurait décidé de changer l'affectation du presbytère (photo ci-dessus) de Fouron-le-Comte (photo) sans donner la moindre explication. Encore un "truc" dans le cadre du détournement de 1.122.000 € pour la construction de la salle paroissiale?