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Politique

  • Droits de l’homme: Quid des engagements de la Belgique devant l’ONU?

    Alors que la Belgique est candidate à un siège au Conseil de sécurité des Nations unies et que notre ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, multiplie les effets d’annonce au sujet de l’implication de la société civile dans la défense des droits de l’homme, l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) rappelle les engagements de la Belgique dans le dernier numéro de "Nouvelles de Flandre".

    Au directeur de l’APFF, Edgar Fonck, d’expliquer: "Déjà dans le rapport que notre pays a remis à l’ONU pour préparer son dernier Examen périodique universel (EPU), on pouvait lire: 'La Belgique est déterminée à s’acquitter pleinement de ses obligations dans le domaine des droits de l’homme et à améliorer ses mécanismes nationaux chargés d’assurer un suivi dans ce domaine. (…) La participation des organisations de la société civile à ce processus demeurera une priorité essentielle'.

    Lors de l’examen proprement dit, début 2016, Didier Reynders soulignait que 'la Belgique a une longue tradition de collaboration avec la société civile'. Et de préciser que 'lors du suivi de la session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, nous ne manquerons par ailleurs pas d’engager un dialogue constructif avec la société civile'.

    Engagement toujours, lors de la 37ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, le 28 février dernier: 'La Belgique continuera de jouer un rôle actif afin que l’Examen périodique universel, qui est un processus de revue par les pairs unique en son genre, reste un instrument efficace, qui puisse contribuer à des améliorations concrètes de la situation des droits de l’homme dans chaque Etat membre de l’ONU' et d’ajouter dans la foulée: 'je tiens à souligner le rôle essentiel que la société civile joue dans la protection et la promotion des droits humains'.

    Forte de ces engagements répétés, doublés de l’acceptation par la Belgique de la recommandation de la Pologne d’'associer la société civile au processus de suivi et de mise en œuvre des recommandations issues de l’EPU', la Coalition des associations francophones de Flandre (CAFF) qui regroupe six associations représentatives des 310.000 francophones de Flandre, en ce compris la périphérie de Bruxelles et l’entité des Fourons, se demande pourquoi la société civile n’a plus été consultée en Belgique depuis le débriefing de l’EPU de 2016.

    La Belgique n’est-elle pas censée remettre un bilan à mi-parcours de son dernier EPU cet été? Dans ce cas, le rôle de la société civile ne peut être limité à une simple consultation des documents envoyés à l’ONU, après leur rédaction en interne, comme nous l’avons déjà dénoncé précédemment.

    Dans le même ordre d’idée, il est surprenant de constater que la Belgique se pose en donneuse de leçons à la tribune des Nations unies et appelle à la ratification des conventions internationales relatives aux droits de l’homme alors qu’elle n’a toujours par ratifié la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Surprenant également d’apprendre que M. Reynders a déclaré à l’Agence Belga, lors du dernier Conseil des droits de l’homme: 'Je continue à œuvrer pour que les groupes de travail sur la définition du concept de minorité puissent fonctionner'.

    M. Reynders sait très bien que la situation est complètement bloquée suite à l’attitude des nationalistes flamands qui ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur leur territoire.

    Il sait également que les représentants des francophones de Flandre ont demandé, dès 2016, à le rencontrer ainsi qu’à rencontrer les experts chargés de définir le concept de minorité, sans succès.

    Dès lors, parallèlement aux discours et aux déplacements de prestige à l’étranger, la Belgique ne devrait-elle pas inviter la société civile belge à collaborer activement au suivi et à la mise en œuvre des recommandations de l’EPU comme elle s’y est engagée? La Belgique ne devrait-elle pas aussi ouvrir un large débat sur la question des minorités nationales?

    Elle n’en sera que plus crédible aux yeux du Conseil de sécurité des Nations unies dont elle souhaite devenir membre."

  • Liège et Maastricht, même souci

    Rappelez-vous le dernier scrutin. En 2014, un bug informatique avait perturbé la publication des en termes de voix de préférence, à Bruxelles, mais aussi de répartition de sièges à Liège. Un bug qui concernait environ 2.000 votes répartis dans vingt-deux cantons, à savoir huit bruxellois et quatorze wallons, dont une très large majorité en province de Liège. Ce n’est que deux jours plus tard que les résultats définitifs ont été communiqués.

    Autant dire qu’un vaste débat s’en est suivi. Débat qui a débouché, en Wallonie, sur la décision de revenir au vote papier. Et ce au nom du « contrôle démocratique ». C’est là une solution de facilité, puisqu’on a omis de se pencher sur la vétusté des machines – des jeunes électeurs ont ainsi voté sur des machines plus vieilles qu’eux…

    La décision est toutefois prise et aucune des 262 communes n’y échappera. Pourtant, cela n’est pas sans conséquence pour les communes. Et ce, à plusieurs niveaux. « Nous devons acheter des urnes, fabriquer de nouveaux isoloirs, rechercher plus d’implantations pour les bureaux de vote et de dépouillement et solliciter plus de personnel », résume ainsi Julie Fernandez Fernandez (PS), échevine de l’État civil à Liège.

    Aujourd'hui, Michel HERMANS, expert politique et politologue aux HEC-ULiège, estime que ce retour au vote papier est une très mauvaise chose. Et bizarrement au même moment le journal "De Limburger" révèle que les bourgmestres de la région de Maastricht ont lancé un appel lundi pour un retour au vote électronique. 

    A lire un article de GASPARD GROSJEAN dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 11 avril 2018.

  • Comment ont voté nos voisins d'Eijsden-Margraten et de Gulpen-Wittem?

    Des élections communales ont eu lieu aux Pays-Bas le 21 mars dernier. Nous avons deux communes frontalières.

    Eijsden-Margraten compte 25.291 habitants et 64,1 % des électeurs s'y sont présentés pour voter. 

    On y note le fait que Groen Links a doublé son nombre d'élus passant d'1 à 2, mais le PVDA a perdu 2 sièges.

    CDA 36,7 % 8 sièges  =
    PGESVM 29,3 % =
    PVDA 8,2 % 1 - 2
    VVD 10,8 % 2 =
    D66 5,7 % 1 =
    GL 8,8 % 2 + 1

    L'autre voisine est Gulpen-Wittem avec ses 14.339 habitants. La participation s'y est élevée à 67,3 %

    On note que la majorité CDA-FRANSSEN a été renversée par l'opposition les deux partis qui constituaient l'opposition.

    PROGW 30,6 % 5 sièges + 2
    CDA 27,3 % 4 - 1
    FRANSSEN 22,6 - 2
    BALANS 18,8 % 3 + 1
  • La nouvelle voiture pour la police des Fourons: belle, polyvalente, puissante et sûre

    Le concessionnaire Inter Cars-manager Johnny Noben a remis les clés au responsable des véhicules Luc Vaes, en présence de la responsable des interventions Anet De Kegel et du chef de corps Ronin Cox.

    La Skoda Octavia Scout - puissant, polyvalent et sûr - 4x4 avec boîte automatique - a été achetée en 2017 et complètement transformée pour le travail d'intervention par les services logistiques de la police fédérale à Hasselt. Le striping sera complété par un code QR.

    L'achat fait partie de l'opération de renouvellement des véhicules de service de la police des Fourons sur plusieurs années, ayant pour but un déploiement plus efficace avec moins de véhicules. En 2018 il sera également acheté un nouveau petit véhicule de quartier hybride. En même temps une Toyota Landcruiser avec plus de 460000 kilomètres au compteur et une vieille Ford Galaxy de 16 ans de la police de quartier seront déclarés hors service.

    Broers.jpg

    Le bourgmestre s'est certainement intéressé au lettrage en français sur ce nouveau véhicule.

  • Stéphane Kariger sera 2e sur la liste MR

    Capture d’écran 2018-02-27 à 09.40.39.pngA Visé, l’assemblée générale des membres du MR a élu, pour la première fois, la tête de liste du parti pour les élections communales 2018. Il y avait trois candidats en live : il s’agissait des échevins Viviane Dessart (Culture et Tourisme), Stéphane Kariger (Finances et Affaires économiques) et Xavier Malmendier (Sports). C’est Viviane Dessart qui a été élue au premier tour de scrutin. « Et le

    comité de section du MR visétois a décidé que Stéphane Kariger occuperait la deuxième place de la liste MR », a précisé Dany Germain, le président du MR visétois.

    On connaît donc, pour l’instant, la tête de liste, Viviane Dessart devant Stéphane Kariger. Une femme sera troisième, dans le cadre de l’alternance et on pourrait retrouver Xavier Malmendier à la quatrième place. La 25e et dernière place sera occupée par le bourgmestre actuel, Marcel Neven. « C’est le comité de section du MR de Visé, en collaboration avec la tête de liste, Viviane Dessart, qui vont élaborer la liste pour les prochaines élections », précise encore Dany Germain. 

    MARC GERARDY