Question fouronnaise

  • Dernière Fête du Peuple fouronnais pour José Happart comme président

    Au cours de la soirée - très réussie - de la 42ème Fête du Peuple fouronnais, José Happart a annoncé que c'était sa dernière Fête du Peuple fouronnais à la tête de l'Action fouronnaise qui devra donc se trouver un nouveau président dans le courant des prochains mois.

    A cette occasion, José Happart a tenu à souligner le travail souvent caché de son meilleur ami et complice, qui n'est autre que son frère Jean-Marie puisque les jumeaux se fréquentent évidemment depuis ... leur conception.

  • 42ème Fête du Peuple fouronnais

    Ce samedi 6 octobre, dès 20 heures, l’Action fouronnaise organisera, au Centre Sportif et Culturel à Fouron-Saint-Martin, la 42ème édition de la Fête du Peuple Fouronnais qui, dans un contexte politique et populaire, est le symbole marquant de la lutte menée par le Peuple fouronnais pour le respect de ses droits.

    À une semaine des élections communales qui mobilisent un grand nombre de femmes et d’hommes politiques dans leur commune, notre manifestation adoptera une forme différente, plus concise, et se déroulera uniquement le samedi 6 octobre en soirée. Les partis démocratiques francophones et wallons ont été conviés à nous livrer un court et fort message de soutien et d’encouragement dans nos activités et notre combat.

    À année exceptionnelle, manifestation unique. Nous proposerons à notre public fidèle, mais aussi aux amateurs de bons moments, la pièce « Les voisins 2 », une comédie à sketches avec Gisèle Mariette, Betty La Ferrara, Pierre Theunis et Didier Boclinville. Les préventes ont été prises d’assaut mais nous veillerons à ce que tout le monde puisse trouver une place dans notre hall de sports transformé en salle de spectacle pour la circonstance.

    En première partie, c’est Paul-Henri Thomsin qui nous régalera avec un florilège de  liégeoiseries.

    A l’entracte, après les courtes interventions attendues des représentants des différentes formations politiques, nous vous présenterons les candidats locaux « Respect Avenir Libertés – RAL»  aux élections communales du dimanche 14 octobre prochain, à la Commune et au CPAS. Ils sont plus motivés que jamais à résister aux pressions en tout genre et à représenter les électeurs qui, optant pour le changement, feront le choix du respect des droits de tous les citoyens sans distinction.

    Nous serons très heureux de vous accueillir.

  • Décès de Monsieur André GROSJEAN, ancien sénateur-bourgmestre de Welkenraedt

    On apprend le décès de Monsieur André GROSJEAN, né à Welkenraedt le 3 août 1932 et décédé le 7 avril 2018 à Verviers.

    Après avoir siégé durant dix ans comme conseiller provincial socialiste de Liège (1971-1981) et avoir présidé le Conseil provincial en 1980 et 1981, André Grosjean est choisi comme sénateur provincial du Luxembourg (1981-1985), avant de reprendre le mandat de sénateur direct à Écolo dans l’arrondissement de Verviers. Jusqu’en 1995, il va siéger tant à la Haute Assemblée qu’au Conseil de la Communauté française et au Parlement wallon. En 1988-1989 et 1992-1993, il contribue aux réformes institutionnelles qui transforment la Belgique en un État fédéral. Président du Comité économique de la région verviétoise (1989-1990), administrateur de la toute nouvelle Société régionale wallonne du Transport (1990), il est particulièrement attentif aux dossiers du rail. Défenseur des services publics, il veille au maintien et au développement de la dernière gare belge avant l’Allemagne et suit de près le dossier du TGV dont le tracé traverse « sa » commune.Depuis janvier 1983, il est en effet le bourgmestre de Welkenraedt, en charge des Affaires économiques y compris les intercommunales et les PME, et y dispose d’une solide majorité absolue, confirmée en 1988. Fils de Hector Grosjean qui fut lui-même bourgmestre de la localité, A. Grosjean a commencé à siéger au Conseil communal au lendemain de la fusion des communes. Dès son premier mandat de bourgmestre, il inaugure un outil culturel de grande envergure, le Forum des Pyramides et ne cessera de contribuer à la modernisation de la cité, de son centre et de sa gare. Orateur régulier à la Fête du Peuple fouronnais, André Grosjean manifeste d’autant plus son soutien au combat mené par les six communes de la Voer que sa commune de Welkenraedt fait depuis longtemps l’objet de discussions sur son statut linguistique et est même dans le collimateur de mouvements flamands. En mai 1995, André Grosjean quitte le Sénat pour la Chambre. Député fédéral, il abandonne son mandat à mi-législature au profit de son suppléant, André Frédéric (octobre 1998), pour se consacrer exclusivement à la gestion communale. En avril 2003, après vingt ans à la tête de Welkenraedt, il remet les clés de la commune à son dauphin Claude Klenkenberg et reste conseiller communal. Réélu en 2006, il se retire de la vie politique en juin 2010.

    (Extrait de "Connaître la Wallonie" - Paul Delforge).

  • Illégal !

    Une plainte a été déposée contre cette plaque le 20 mai 2017. 

    Contrairement à l'ouverture pour les Francophones que revendique généralement notre administration communale, les arguments qu'elle a transmis à la Commission permanente de Contrôle linguistique sont beaucoup plus restrictifs: "Les citoyens qui entrent en Flandre via la frontière avec la Région wallonne ou avec les Pays-Bas sont ainsi avertis du statut unilingue de la région néerlandophone". Selon le raisonnement de l'administration communale fouronnaise, le panneau de signalisation en cause n'était donc pas contraire aux lois linguistiques.

    La Commission permanente de Contrôle linguistique a été claire (un vote du 8 décembre 2017 à la majorité des voix, moins deux voix de la section néerlandaise): que la signalisation relève de la commune ou de l'Agence flamande des Routes et de la Circulation, le panneau de signalisation aurait dû être rédigé dans les deux langues (en accordant la priorité au néerlandais) !

  • L’APFF appelle à désigner UNIA comme organe compétent

    Alors que le rapport d’évaluation des lois antidiscrimination de 2007 est examiné en Commission Justice et Santé de la Chambre et que le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, UNIA, sera auditionné ce mercredi 31 janvier, l’Association pour la promotion de
    la francophonie en Flandre (APFF) rappelle les engagements pris par la Belgique en matière de lutte contre les discriminations.

    Qui dit lutte contre les discriminations, dit aussi lutte contre les discriminations linguistiques, n’en déplaise aux nationalistes flamands de la N-VA qui ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur leur territoire ni de discriminations linguistiques.

    Lors du deuxième Examen périodique universel (EPU) de notre pays, à l’ONU à Genève en 2016,
    le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a précisé que "la lutte contre toutes les formes de discrimination était au cœur des préoccupations de la Belgique".

    La Belgique a également accepté une série de recommandations formulées par différents pays telles que celles de "poursuivre les efforts fait pour lutter contre la discrimination et soutenir les efforts d’intégration des membres des minorités" (Etats-Unis), "accélérer et renforcer les mesures législatives (…) pour lutter contre la discrimination sous toutes ses formes" (Djibouti), "renforcer et faire appliquer la législation relative à la lutte contre toutes les formes de discrimination" (Liban).

    Le principe de l’EPU veut que les recommandations acceptées et les engagements volontaires pris
    par les Etats soient mis en œuvre d’ici l’EPU suivant. En l’occurrence, pour ce qui est de la Belgique, d’ici début 2021.

    Dans ce cadre, notre pays ne peut ignorer les conclusions des experts du rapport d’évaluation des lois antidiscrimination de 2007 présidés par Françoise Tulkens qui pointent du doigt l'absence d'organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques. Que les nationalistes flamands le veulent ou non, la Belgique devra désigner l’organe compétent pour les discriminations fondées sur la langue comme le prévoit la loi.

    Il est indispensable, selon l’APFF, qu’UNIA soit désigné pour traiter des discriminations linguistiques AVANT la création du futur Institut national des droits de l'homme (INDH) que la Belgique s'est engagée à mettre sur pied d'ici la fin de l'actuelle législature, en 2019. Soulignons qu’UNIA se dit prêt à accepter cette mission supplémentaire.

    En effet, nous n’avons pas été convaincus par les explications du ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), en réponse à une question orale d'Olivier Maingain (Défi) sur "la protection des droits linguistiques dans le cadre du futur institut national des droits de l'homme" (n° 14951).

    Lorsque le président de Défi a demandé au ministre de la Justice: "Quelles garanties pouvez-vous donner quant à la prise en considération de la problématique de la lutte contre les discriminations fondées sur la langue?", ce dernier lui a répondu: "Le mandat du futur mécanisme national des droits de l'homme doit pouvoir couvrir, en principe, toutes les questions relatives aux droits de l'homme, en ce compris toutes les formes de discrimination." Et d'ajouter: "Conformément aux Principes de Paris, le point de départ est que le nouveau mécanisme exercera une compétence résiduelle s'agissant des mandats et activités non couverts à ce jour en Belgique. Cependant, il appartiendra au mécanisme lui-même de déterminer ses activités et domaines prioritaires."

    A la lumière des explications fournies par le ministre de la Justice, rien ne garantit que la lutte contre les discriminations linguistiques sera prise en charge par le futur INDH.

    Priorité donc à la désignation d’UNIA comme organe compétent.