Question fouronnaise

  • Décès de Monsieur André GROSJEAN, ancien sénateur-bourgmestre de Welkenraedt

    On apprend le décès de Monsieur André GROSJEAN, né à Welkenraedt le 3 août 1932 et décédé le 7 avril 2018 à Verviers.

    Après avoir siégé durant dix ans comme conseiller provincial socialiste de Liège (1971-1981) et avoir présidé le Conseil provincial en 1980 et 1981, André Grosjean est choisi comme sénateur provincial du Luxembourg (1981-1985), avant de reprendre le mandat de sénateur direct à Écolo dans l’arrondissement de Verviers. Jusqu’en 1995, il va siéger tant à la Haute Assemblée qu’au Conseil de la Communauté française et au Parlement wallon. En 1988-1989 et 1992-1993, il contribue aux réformes institutionnelles qui transforment la Belgique en un État fédéral. Président du Comité économique de la région verviétoise (1989-1990), administrateur de la toute nouvelle Société régionale wallonne du Transport (1990), il est particulièrement attentif aux dossiers du rail. Défenseur des services publics, il veille au maintien et au développement de la dernière gare belge avant l’Allemagne et suit de près le dossier du TGV dont le tracé traverse « sa » commune.Depuis janvier 1983, il est en effet le bourgmestre de Welkenraedt, en charge des Affaires économiques y compris les intercommunales et les PME, et y dispose d’une solide majorité absolue, confirmée en 1988. Fils de Hector Grosjean qui fut lui-même bourgmestre de la localité, A. Grosjean a commencé à siéger au Conseil communal au lendemain de la fusion des communes. Dès son premier mandat de bourgmestre, il inaugure un outil culturel de grande envergure, le Forum des Pyramides et ne cessera de contribuer à la modernisation de la cité, de son centre et de sa gare. Orateur régulier à la Fête du Peuple fouronnais, André Grosjean manifeste d’autant plus son soutien au combat mené par les six communes de la Voer que sa commune de Welkenraedt fait depuis longtemps l’objet de discussions sur son statut linguistique et est même dans le collimateur de mouvements flamands. En mai 1995, André Grosjean quitte le Sénat pour la Chambre. Député fédéral, il abandonne son mandat à mi-législature au profit de son suppléant, André Frédéric (octobre 1998), pour se consacrer exclusivement à la gestion communale. En avril 2003, après vingt ans à la tête de Welkenraedt, il remet les clés de la commune à son dauphin Claude Klenkenberg et reste conseiller communal. Réélu en 2006, il se retire de la vie politique en juin 2010.

    (Extrait de "Connaître la Wallonie" - Paul Delforge).

  • Illégal !

    Une plainte a été déposée contre cette plaque le 20 mai 2017. 

    Contrairement à l'ouverture pour les Francophones que revendique généralement notre administration communale, les arguments qu'elle a transmis à la Commission permanente de Contrôle linguistique sont beaucoup plus restrictifs: "Les citoyens qui entrent en Flandre via la frontière avec la Région wallonne ou avec les Pays-Bas sont ainsi avertis du statut unilingue de la région néerlandophone". Selon le raisonnement de l'administration communale fouronnaise, le panneau de signalisation en cause n'était donc pas contraire aux lois linguistiques.

    La Commission permanente de Contrôle linguistique a été claire (un vote du 8 décembre 2017 à la majorité des voix, moins deux voix de la section néerlandaise): que la signalisation relève de la commune ou de l'Agence flamande des Routes et de la Circulation, le panneau de signalisation aurait dû être rédigé dans les deux langues (en accordant la priorité au néerlandais) !

  • L’APFF appelle à désigner UNIA comme organe compétent

    Alors que le rapport d’évaluation des lois antidiscrimination de 2007 est examiné en Commission Justice et Santé de la Chambre et que le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, UNIA, sera auditionné ce mercredi 31 janvier, l’Association pour la promotion de
    la francophonie en Flandre (APFF) rappelle les engagements pris par la Belgique en matière de lutte contre les discriminations.

    Qui dit lutte contre les discriminations, dit aussi lutte contre les discriminations linguistiques, n’en déplaise aux nationalistes flamands de la N-VA qui ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur leur territoire ni de discriminations linguistiques.

    Lors du deuxième Examen périodique universel (EPU) de notre pays, à l’ONU à Genève en 2016,
    le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a précisé que "la lutte contre toutes les formes de discrimination était au cœur des préoccupations de la Belgique".

    La Belgique a également accepté une série de recommandations formulées par différents pays telles que celles de "poursuivre les efforts fait pour lutter contre la discrimination et soutenir les efforts d’intégration des membres des minorités" (Etats-Unis), "accélérer et renforcer les mesures législatives (…) pour lutter contre la discrimination sous toutes ses formes" (Djibouti), "renforcer et faire appliquer la législation relative à la lutte contre toutes les formes de discrimination" (Liban).

    Le principe de l’EPU veut que les recommandations acceptées et les engagements volontaires pris
    par les Etats soient mis en œuvre d’ici l’EPU suivant. En l’occurrence, pour ce qui est de la Belgique, d’ici début 2021.

    Dans ce cadre, notre pays ne peut ignorer les conclusions des experts du rapport d’évaluation des lois antidiscrimination de 2007 présidés par Françoise Tulkens qui pointent du doigt l'absence d'organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques. Que les nationalistes flamands le veulent ou non, la Belgique devra désigner l’organe compétent pour les discriminations fondées sur la langue comme le prévoit la loi.

    Il est indispensable, selon l’APFF, qu’UNIA soit désigné pour traiter des discriminations linguistiques AVANT la création du futur Institut national des droits de l'homme (INDH) que la Belgique s'est engagée à mettre sur pied d'ici la fin de l'actuelle législature, en 2019. Soulignons qu’UNIA se dit prêt à accepter cette mission supplémentaire.

    En effet, nous n’avons pas été convaincus par les explications du ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), en réponse à une question orale d'Olivier Maingain (Défi) sur "la protection des droits linguistiques dans le cadre du futur institut national des droits de l'homme" (n° 14951).

    Lorsque le président de Défi a demandé au ministre de la Justice: "Quelles garanties pouvez-vous donner quant à la prise en considération de la problématique de la lutte contre les discriminations fondées sur la langue?", ce dernier lui a répondu: "Le mandat du futur mécanisme national des droits de l'homme doit pouvoir couvrir, en principe, toutes les questions relatives aux droits de l'homme, en ce compris toutes les formes de discrimination." Et d'ajouter: "Conformément aux Principes de Paris, le point de départ est que le nouveau mécanisme exercera une compétence résiduelle s'agissant des mandats et activités non couverts à ce jour en Belgique. Cependant, il appartiendra au mécanisme lui-même de déterminer ses activités et domaines prioritaires."

    A la lumière des explications fournies par le ministre de la Justice, rien ne garantit que la lutte contre les discriminations linguistiques sera prise en charge par le futur INDH.

    Priorité donc à la désignation d’UNIA comme organe compétent.

  • Kiev, Conakry, Genève... Les Francophones de Flandre multiplient les contacts à l’international

    « Alors que les nationalistes flamands de la N-VA qui dominent la vie politique belge ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur leur territoire ni de discriminations linguistiques, l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF) multiplie les contacts à l’international pour faire bouger les lignes », peut-on lire dans le dernier numéro de « Nouvelles de Flandre », organe de l’APFF.

    Et à son directeur, Edgar Fonck, de préciser : « Dans sa démarche, l’APFF s’appuie sur une série d’éléments favorables aux Francophones de Flandre.

    D’une part, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe a appelé la Flandre à respecter la démocratie dans les communes à facilités, tant au niveau de la nomination des bourgmestres qu’au niveau de l’emploi des langues lors des conseils communaux.

    D’autre part, les experts chargés d’évaluer les lois antidiscrimination de 2007 ont pointé du doigt l'absence d'organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques.

    A cela s’ajoute les recommandations acceptées par la Belgique lors de son deuxième Examen périodique universel à l’ONU en 2016. Un nombre important d’entre elles concerne directement les revendications des Francophones de Flandre.

    En tête, la création d'un Institut national des droits de l'homme (INDH) en accord avec les principes de Paris, appuyée par une quarantaine de pays. Viennent ensuite la lutte contre les discriminations et la collaboration avec la société civile. Ayant été acceptées par la Belgique, ces recommandations doivent être mises en œuvre avant le prochain EPU de notre pays en 2021. Pour l’APFF il est donc exclu que la Belgique ne dispose pas d’une structure à même de traiter des discriminations linguistiques. Il est également exclu que le rôle de la société civile se limite à avaliser des rapports sans avoir participé à l’ensemble du processus, comme cela a été, hélas, le cas jusqu’à présent.

    Forte de ces éléments, l’APFF a récemment participé au 1er Colloque international francophone d’Ukraine à Kiev ; aux 46e Assises de la presse francophone à Conakry et au 10e Forum des minorités de l’ONU à Genève, sans oublier la journée portes ouvertes des Nations unies et la présentation de la nouvelle édition du Guide pratique de l’Examen périodique universel.

    L’APFF a choisi de participer à ces événements afin de sensibiliser l’opinion publique internationale, les enseignants, les chercheurs, les médias et les diplomates quant à la situation de la minorité francophone en Flandre.

    Dans son intervention au Forum des minorités de l’ONU, l’APFF en a appelé à toutes les autorités belges pour qu'elles pressent les responsables politiques flamands à accepter :

    • de ratifier sans réserve la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, en suivant la résolution 1301 du Conseil de l'Europe ;
    • de ratifier le protocole n°12 à la Convention européenne des droits de l'homme, afin d'interdire toute forme de discrimination ;
    • de désigner l’organe compétent chargé de lutter contre les discriminations linguistiques comme le recommandent les experts chargés d’évaluer les lois antidiscrimination de 2007 ;
    • de mettre en place un Institut national des droits de l’homme (INDH) de type A, conforme aux Principes de Paris, comme la Belgique s’y est engagée lors de son Examen périodique universel (EPU) à l’ONU en 2016 ;
    • d’associer étroitement la société civile au suivi de l’EPU de la Belgique, à la création de l’INDH, ainsi qu’au suivi de l’évaluation des lois antidiscrimination.

    Cet appel est soutenu par de nombreux journalistes présents aux 46èmes Assises de l’Union de la presse francophone originaires de 12 pays et de 4 continents (Afrique, Amérique, Asie et Europe).

    Reste à espérer que les nationalistes flamands qui dictent leur loi au fédéral, seront recadrés à l’international. »

  • Quoi de mieux que Veltmans pour rompre la paix de Noël ?

    Capture-d’écran-2017-12-20-à-18.07.44.gifUne séance du conseil communal est annoncée pour le jeudi 28 décembre 2017, pendant la trêve de Noël.

    Peu de points à l'ordre du jour: une modification du budget 2017 de la Fabrique d'église de Fouron-Saint-Martin (pour remplacer le chauffage du presbytère) et le budget 2018 de la même Fabrique d'église, une prise de connaissance de décisions du conseil de l'aide sociale et le budget de la police 2018.

    Pour rompre la paix de Noël, quoi de mieux que d'inventer la nécessité de trouver une nouvelle dénomination pour un nouveau groupe d'habitations au Comberg à Fouron-Saint-Martin? À Schophem, tout un quartier, avec plusieurs rues, porte le même nom; ici il faudrait un nom particulier et pour faire enrager les Francophones, on sort le curé Veltmans du chapeau.

    Après "I gen Treut", "Schietekamer" et "1er Septembre", etc., une nouvelle provocation... fièrement annoncée depuis le 11 décembre sur les réseaux sociaux par le bourgmestre.