Web Statistics

Question fouronnaise

  • Le drapeau belge interdit d’église

    Querelle nationalisto-communautaire, à Teuven, petit village des Fourons ? Ça y ressemble, même si certains s’en défendent. Ça s’est passé dimanche, à l’occasion d’une messe commémorant la fin de la Première guerre mondiale. Dans le collimateur de francophones et du représentant des Anciens combattants, Ivon Constant : le fait que la fabrique d’église a refusé qu’on arbore un drapeau belge dans le chœur de l’église.

    « Cela dépasse les bornes », s’insurge Luc Hollands, un agriculteur de Teuven : on a interdit de déployer un drapeau belge dans le chœur de l’église lors de la messe d’hommage aux victimes des deux guerres, dimanche. Un étendard sur lequel figure entre autres la devise « L’union fait la force » et la couronne. Certains soulignent qu’il faut y voir la marque du flamingantisme, alors que les cérémonies patriotiques avec des anciens combattants ont toujours été organisées par des francophones depuis le transfert des Fourons à la Flandre, en 1963.

    Ivon Constant, le responsable de la Fédération Nationale des Combattants à Teuven, explique avoir introduit une demande pour déployer le drapeau à l’issue de la cérémonie du relais sacré, le 5 novembre. Alors, l’abbé Stassen n’y était pas opposé, mais soulignait que la Fabrique d’église devait être consultée. Ce qui a été fait. Mais le président de cet organisme qui gère les biens de la paroisse a réservé sa réponse, avant de téléphoner en soirée pour expliquer que la tradition voulait qu’on n’expose pas les couleurs belges dans le chœur, alors. « Cela m’a révolté », explique Ivon Constant, francophone pur jus qui habite Teuven depuis 27 ans et dont le grand-père et le papa ont été fusillés le premier jour de la guerre, à Julémont en 1914 pour le premier, à Charneux en 1940 pour le second.

    LA BRABANÇONNE QUAND MÊME

    En veut-on à la Belgique ? Selon le camp, les avis divergent. Néanmoins, Ivon Constant, qui dit ne pas piger un mot de flamand, concède qu’une gerbe a été exposée dans l’église lors de la cérémonie avant d’être bénie au cimetière. De plus, on a joué, selon l’usage, la Brabançonne dans l’église. Quoi qu’il en soit, il y a bien une chose sur laquelle tous s’accordent : le curé de Teuven, l’abbé Stassen, s’est bien gardé de prendre parti pour l’un ou l’autre camp. -

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 15 novembre 2017

    A lire aussi dans le même journal la position du président f.f. de la Fabrique d’église.

  • L’emblématique mayeur de Bassenge Ghislain Hiance est décédé

    Ghislain Hiance est décédé soudainement, ce jeudi, à son domicile. Né le 24 juin 1934, il aura consacré une grande part de sa vie aux autres et à sa commune.

    Membre du CVP du temps où Wonck était une commune limbourgeoise, Ghislain Hiance est devenu conseiller PSC à Wonck dès 1965. Ce combat local, il ne le quittera jamais.

    Réélu après la fusion des communes, il parviendra même à renverser la majorité IC lors des élections de 1988, année où il deviendra également bourgmestre de Bassenge. Un mandat qu’il exercera à trois reprises, jusqu’en 2006. Parallèlement, Ghislain Hiance deviendra député fédéral de 78 à 81 et de 88 à 95 et aussi député régional de 95 à 2001. S’il se battait pour de grands dossiers, Ghislain Hiance n’en oubliait pas ses racines.

    Il était également très attentif au combat fouronnais et avait été impressionné par l'invasion du 9 mars 1980 et même scandalisé par l'attitude de la gendarmerie de l'époque.

  • La 41ème Fête du Peuple fouronnais en quelques clichés

    20171008_225 cop.jpg

    Début en musique comme d'habitude et cette année c'était au tour de l'Harmonie Royale Saint-Martin, sous la direction de M. Dominique Habets, d'accueillir les participants.

    20171008_238 copie.jpg

    Annoncé pour 14 heures, le spectacle audiovisuel présenté par Nico Droeven et par quelques enfants de l'école a immédiatement conquis l'intérêt du public.

    20171008_240 copie.jpg

    Tous les enfants de l'école ont ensuite pris possession de la scène.

    20171008_243 copie.jpg

    Sketches, chants et danses par les enfants de l'école ont démontré la vitalité de l'enseignement francophone dans la commune.

    20171008_251 copie.jpg

    L'ancienne classe reconstituée pour l'occasion a été utilisée aussi pour la partie politique de la Fête avec des interventions chronométrées des politiques présents. Dans l'ordre, Jonathan Martin (Défi), Isabelle Stommen (cdH), Philippe Goffin (MR) et Willy Demeyer (PS) ont répondu en 3 minutes chacun aux questions qui leur avaient été transmises vendredi. José Happart a conclu la partie politique.

    20171008_262 copie.jpg

    Avant de céder la scène au spectacle de Jacky Den et Rocky, l'après-midi s'est conclue par le "Compagnon fouronnais" avec les différents orateurs et le ministre Jean-Claude Marcourt, porteur d'une bonne nouvelle en ce qui concerne le dossier de l'école francophone.

  • Les orateurs de la 41ème Fête du Peuple fouronnais sont connus

    PRENDRONT LA PAROLE ce dimanche vers 15 heures au Centre Sportif et Culturel des Fourons:

    1. Défi : Jonathan Martin
    2. cdH : Isabelle Stommen
    3. MR : Philippe Goffin
    4. PS : Willy Demeyer
    5. AF : José Happart 

    Les organisateurs leur laissent 15 minutes pour cet intermède politique entre la présentation du spectacle audiovisuel sur l’enseignement aux Fourons présenté par Nico Droeven et les saynètes des enfants qui joueront l’école d’autrefois. 

    Pour cet intermède, le secrétaire général de l'Action fouronnaise installera les intervenants sur les bancs d’une classe reconstituée.

    Cinq intervenants : cela fait 3 minutes pour chacun et s’il y a des débordements, ce sera au détriment du dernier (qui risque d’être chassé de la scène par les enfants qui s’installeront pour les saynètes. Les questions qui leur seront posées leur ont été transmises et ils ne pourront donc pas déborder.

  • 41ème Fête du Peuple Fouronnais

    Depuis l’édition précédente, la Fête du Peuple fouronnais a pris un nouveau tournant pour répondre aux nouveaux desiderata de notre public fidèle et s’inscrire dans la modernité.

    Finis les moments creux et les longueurs, place donc au rythme et aux représentations culturelles sans rien renier de notre histoire. Les spectacles présentés souhaitent même la mettre en relief mais sous un angle différent, par un petit bout de la lorgnette certes moins politique mais qui ne concède rien sur le fond.

    Ce fut le cas en 2016 avec le magnifique spectacle « Fourons, notre histoire en images et en musique » avec nos deux harmonies réunies. Un grand et inoubliable moment pour les nombreuses personnes présentes qui re-découvraient de très beaux documents et photos d’époque s’égrenant sur le rythme d’un texte lu par Nico Droeven.

     

    Cette année, nous revenons à la formule du dimanche, dans une version courte, sans toutefois délaisser pour l’avenir le principe des spectacles en soirée. Mais, ayant souhaité présenter cette fois « l’histoire de l’enseignement à Fourons et de notre école » en y associant les enfants pour jouer des saynètes de l’école d’autrefois, il nous a paru plus opportun de proposer ce nouveau spectacle, certes plus modeste qu’en 2016, en journée.

    Lire la suite