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Question fouronnaise

  • L’APFF appelle à désigner UNIA comme organe compétent

    Alors que le rapport d’évaluation des lois antidiscrimination de 2007 est examiné en Commission Justice et Santé de la Chambre et que le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, UNIA, sera auditionné ce mercredi 31 janvier, l’Association pour la promotion de
    la francophonie en Flandre (APFF) rappelle les engagements pris par la Belgique en matière de lutte contre les discriminations.

    Qui dit lutte contre les discriminations, dit aussi lutte contre les discriminations linguistiques, n’en déplaise aux nationalistes flamands de la N-VA qui ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur leur territoire ni de discriminations linguistiques.

    Lors du deuxième Examen périodique universel (EPU) de notre pays, à l’ONU à Genève en 2016,
    le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a précisé que "la lutte contre toutes les formes de discrimination était au cœur des préoccupations de la Belgique".

    La Belgique a également accepté une série de recommandations formulées par différents pays telles que celles de "poursuivre les efforts fait pour lutter contre la discrimination et soutenir les efforts d’intégration des membres des minorités" (Etats-Unis), "accélérer et renforcer les mesures législatives (…) pour lutter contre la discrimination sous toutes ses formes" (Djibouti), "renforcer et faire appliquer la législation relative à la lutte contre toutes les formes de discrimination" (Liban).

    Le principe de l’EPU veut que les recommandations acceptées et les engagements volontaires pris
    par les Etats soient mis en œuvre d’ici l’EPU suivant. En l’occurrence, pour ce qui est de la Belgique, d’ici début 2021.

    Dans ce cadre, notre pays ne peut ignorer les conclusions des experts du rapport d’évaluation des lois antidiscrimination de 2007 présidés par Françoise Tulkens qui pointent du doigt l'absence d'organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques. Que les nationalistes flamands le veulent ou non, la Belgique devra désigner l’organe compétent pour les discriminations fondées sur la langue comme le prévoit la loi.

    Il est indispensable, selon l’APFF, qu’UNIA soit désigné pour traiter des discriminations linguistiques AVANT la création du futur Institut national des droits de l'homme (INDH) que la Belgique s'est engagée à mettre sur pied d'ici la fin de l'actuelle législature, en 2019. Soulignons qu’UNIA se dit prêt à accepter cette mission supplémentaire.

    En effet, nous n’avons pas été convaincus par les explications du ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), en réponse à une question orale d'Olivier Maingain (Défi) sur "la protection des droits linguistiques dans le cadre du futur institut national des droits de l'homme" (n° 14951).

    Lorsque le président de Défi a demandé au ministre de la Justice: "Quelles garanties pouvez-vous donner quant à la prise en considération de la problématique de la lutte contre les discriminations fondées sur la langue?", ce dernier lui a répondu: "Le mandat du futur mécanisme national des droits de l'homme doit pouvoir couvrir, en principe, toutes les questions relatives aux droits de l'homme, en ce compris toutes les formes de discrimination." Et d'ajouter: "Conformément aux Principes de Paris, le point de départ est que le nouveau mécanisme exercera une compétence résiduelle s'agissant des mandats et activités non couverts à ce jour en Belgique. Cependant, il appartiendra au mécanisme lui-même de déterminer ses activités et domaines prioritaires."

    A la lumière des explications fournies par le ministre de la Justice, rien ne garantit que la lutte contre les discriminations linguistiques sera prise en charge par le futur INDH.

    Priorité donc à la désignation d’UNIA comme organe compétent.

  • Kiev, Conakry, Genève... Les Francophones de Flandre multiplient les contacts à l’international

    « Alors que les nationalistes flamands de la N-VA qui dominent la vie politique belge ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur leur territoire ni de discriminations linguistiques, l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF) multiplie les contacts à l’international pour faire bouger les lignes », peut-on lire dans le dernier numéro de « Nouvelles de Flandre », organe de l’APFF.

    Et à son directeur, Edgar Fonck, de préciser : « Dans sa démarche, l’APFF s’appuie sur une série d’éléments favorables aux Francophones de Flandre.

    D’une part, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe a appelé la Flandre à respecter la démocratie dans les communes à facilités, tant au niveau de la nomination des bourgmestres qu’au niveau de l’emploi des langues lors des conseils communaux.

    D’autre part, les experts chargés d’évaluer les lois antidiscrimination de 2007 ont pointé du doigt l'absence d'organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques.

    A cela s’ajoute les recommandations acceptées par la Belgique lors de son deuxième Examen périodique universel à l’ONU en 2016. Un nombre important d’entre elles concerne directement les revendications des Francophones de Flandre.

    En tête, la création d'un Institut national des droits de l'homme (INDH) en accord avec les principes de Paris, appuyée par une quarantaine de pays. Viennent ensuite la lutte contre les discriminations et la collaboration avec la société civile. Ayant été acceptées par la Belgique, ces recommandations doivent être mises en œuvre avant le prochain EPU de notre pays en 2021. Pour l’APFF il est donc exclu que la Belgique ne dispose pas d’une structure à même de traiter des discriminations linguistiques. Il est également exclu que le rôle de la société civile se limite à avaliser des rapports sans avoir participé à l’ensemble du processus, comme cela a été, hélas, le cas jusqu’à présent.

    Forte de ces éléments, l’APFF a récemment participé au 1er Colloque international francophone d’Ukraine à Kiev ; aux 46e Assises de la presse francophone à Conakry et au 10e Forum des minorités de l’ONU à Genève, sans oublier la journée portes ouvertes des Nations unies et la présentation de la nouvelle édition du Guide pratique de l’Examen périodique universel.

    L’APFF a choisi de participer à ces événements afin de sensibiliser l’opinion publique internationale, les enseignants, les chercheurs, les médias et les diplomates quant à la situation de la minorité francophone en Flandre.

    Dans son intervention au Forum des minorités de l’ONU, l’APFF en a appelé à toutes les autorités belges pour qu'elles pressent les responsables politiques flamands à accepter :

    • de ratifier sans réserve la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, en suivant la résolution 1301 du Conseil de l'Europe ;
    • de ratifier le protocole n°12 à la Convention européenne des droits de l'homme, afin d'interdire toute forme de discrimination ;
    • de désigner l’organe compétent chargé de lutter contre les discriminations linguistiques comme le recommandent les experts chargés d’évaluer les lois antidiscrimination de 2007 ;
    • de mettre en place un Institut national des droits de l’homme (INDH) de type A, conforme aux Principes de Paris, comme la Belgique s’y est engagée lors de son Examen périodique universel (EPU) à l’ONU en 2016 ;
    • d’associer étroitement la société civile au suivi de l’EPU de la Belgique, à la création de l’INDH, ainsi qu’au suivi de l’évaluation des lois antidiscrimination.

    Cet appel est soutenu par de nombreux journalistes présents aux 46èmes Assises de l’Union de la presse francophone originaires de 12 pays et de 4 continents (Afrique, Amérique, Asie et Europe).

    Reste à espérer que les nationalistes flamands qui dictent leur loi au fédéral, seront recadrés à l’international. »

  • Quoi de mieux que Veltmans pour rompre la paix de Noël ?

    Capture-d’écran-2017-12-20-à-18.07.44.gifUne séance du conseil communal est annoncée pour le jeudi 28 décembre 2017, pendant la trêve de Noël.

    Peu de points à l'ordre du jour: une modification du budget 2017 de la Fabrique d'église de Fouron-Saint-Martin (pour remplacer le chauffage du presbytère) et le budget 2018 de la même Fabrique d'église, une prise de connaissance de décisions du conseil de l'aide sociale et le budget de la police 2018.

    Pour rompre la paix de Noël, quoi de mieux que d'inventer la nécessité de trouver une nouvelle dénomination pour un nouveau groupe d'habitations au Comberg à Fouron-Saint-Martin? À Schophem, tout un quartier, avec plusieurs rues, porte le même nom; ici il faudrait un nom particulier et pour faire enrager les Francophones, on sort le curé Veltmans du chapeau.

    Après "I gen Treut", "Schietekamer" et "1er Septembre", etc., une nouvelle provocation... fièrement annoncée depuis le 11 décembre sur les réseaux sociaux par le bourgmestre.

  • Le drapeau belge interdit d’église

    Querelle nationalisto-communautaire, à Teuven, petit village des Fourons ? Ça y ressemble, même si certains s’en défendent. Ça s’est passé dimanche, à l’occasion d’une messe commémorant la fin de la Première guerre mondiale. Dans le collimateur de francophones et du représentant des Anciens combattants, Ivon Constant : le fait que la fabrique d’église a refusé qu’on arbore un drapeau belge dans le chœur de l’église.

    « Cela dépasse les bornes », s’insurge Luc Hollands, un agriculteur de Teuven : on a interdit de déployer un drapeau belge dans le chœur de l’église lors de la messe d’hommage aux victimes des deux guerres, dimanche. Un étendard sur lequel figure entre autres la devise « L’union fait la force » et la couronne. Certains soulignent qu’il faut y voir la marque du flamingantisme, alors que les cérémonies patriotiques avec des anciens combattants ont toujours été organisées par des francophones depuis le transfert des Fourons à la Flandre, en 1963.

    Ivon Constant, le responsable de la Fédération Nationale des Combattants à Teuven, explique avoir introduit une demande pour déployer le drapeau à l’issue de la cérémonie du relais sacré, le 5 novembre. Alors, l’abbé Stassen n’y était pas opposé, mais soulignait que la Fabrique d’église devait être consultée. Ce qui a été fait. Mais le président de cet organisme qui gère les biens de la paroisse a réservé sa réponse, avant de téléphoner en soirée pour expliquer que la tradition voulait qu’on n’expose pas les couleurs belges dans le chœur, alors. « Cela m’a révolté », explique Ivon Constant, francophone pur jus qui habite Teuven depuis 27 ans et dont le grand-père et le papa ont été fusillés le premier jour de la guerre, à Julémont en 1914 pour le premier, à Charneux en 1940 pour le second.

    LA BRABANÇONNE QUAND MÊME

    En veut-on à la Belgique ? Selon le camp, les avis divergent. Néanmoins, Ivon Constant, qui dit ne pas piger un mot de flamand, concède qu’une gerbe a été exposée dans l’église lors de la cérémonie avant d’être bénie au cimetière. De plus, on a joué, selon l’usage, la Brabançonne dans l’église. Quoi qu’il en soit, il y a bien une chose sur laquelle tous s’accordent : le curé de Teuven, l’abbé Stassen, s’est bien gardé de prendre parti pour l’un ou l’autre camp. -

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 15 novembre 2017

    A lire aussi dans le même journal la position du président f.f. de la Fabrique d’église.

  • L’emblématique mayeur de Bassenge Ghislain Hiance est décédé

    Ghislain Hiance est décédé soudainement, ce jeudi, à son domicile. Né le 24 juin 1934, il aura consacré une grande part de sa vie aux autres et à sa commune.

    Membre du CVP du temps où Wonck était une commune limbourgeoise, Ghislain Hiance est devenu conseiller PSC à Wonck dès 1965. Ce combat local, il ne le quittera jamais.

    Réélu après la fusion des communes, il parviendra même à renverser la majorité IC lors des élections de 1988, année où il deviendra également bourgmestre de Bassenge. Un mandat qu’il exercera à trois reprises, jusqu’en 2006. Parallèlement, Ghislain Hiance deviendra député fédéral de 78 à 81 et de 88 à 95 et aussi député régional de 95 à 2001. S’il se battait pour de grands dossiers, Ghislain Hiance n’en oubliait pas ses racines.

    Il était également très attentif au combat fouronnais et avait été impressionné par l'invasion du 9 mars 1980 et même scandalisé par l'attitude de la gendarmerie de l'époque.