Agriculture

  • Eloïse rêvait de devenir gynécologue. Elle enseignera les langues et ne rejette pas l'idée d'aider un mari agriculteur.

    Dans le cadre de la Foire agricole de Battice, le journal "Le Jour - Le Courrier" s'intéresse au monde agricole cette semaine et ce mardi il consacrait deux pages à Eloïse Debougnoux, 20 ans, aînée d'une famille de quatre enfants, de La Planck. Elle est étudiante en langues et donne un coup de main à ses parents et ses trois frères qui exploitent une ferme conventionnelle de 350 bêtes dont 200 à traire.

    Antoine Vidua, journaliste, a interviewé Eloïse sur ses opinions sur le combat contre le réchauffement climatique, sa participation au concours de l'Ecole européenne des jeunes Eleveurs à la Foire agricole de Battice.

    Eloïse aime le contact avec les animaux, traire les vaches, mais à petites doses. Pas toute sa vie, et pas matin et soir !

    (Article d'Antoine VIDUA à lire dans LE JOUR VERVIERS du 27 août 2019)

    Elo Battice 2005 - copie.jpg

    Cette photo de 2005 nous montre Eloïse déjà à la Foire Agricole de Battice. 

    (Photos de la collection familiale)

  • Un marché à la ferme à Berneau

    Vu le succès croissant qu’il recueille chaque vendredi en fin de journée, le marché couvert est désormais aussi organisé le mardi à Berneau. Une success-story qui met en évidence l’intérêt des Dalhemois pour les produits de petits producteurs locaux engagés pour la qualité, le respect de l’environnement et la proximité.Capture d’écran 2019-08-16 à 15.19.05.png

    Mardi 17h. Plusieurs voitures arrivent dans le parking de la ferme Deru-Lambert, située rue des Trixhes à Berneau. « Nous nous rendons chaque vendredi au marché couvert et local », nous lance une automobiliste en quittant son véhicule en compagnie de son mari et de ses deux enfants. « Nous avons appris son ouverture chaque mardi depuis la semaine dernière. Eh bien, ça ne pouvait pas mieux tomber. En effet, il me manque des légumes pour terminer ma soupe ».

    À quelques mètres du parking se hisse une énorme grange. « Suivez-nous ! C’est là-bas que le marché est organisé ».

    De fait, plusieurs commerçants sont présents à l’intérieur de celle-ci. Ces derniers proposent aussi bien des légumes que du fromage ou encore du pain.

    « Bienvenue dans le petit marché des producteurs locaux », confirme alors Céline Lambert, bien connue pour sa grande ferme berneautoise.

    D'un article de YANNICK GOEBBELS à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 16 août 2019.

  • Canicule et grêle : 30 à 70 % de pommes perdues !

    Les producteurs de fruits sont dépités. Alors que les cueillettes vont commencer à la fin du mois, ils savent déjà que leur année sera mauvaise, voire très mauvaise. La canicule a causé environ 30 % de perte dans les pommiers. Mais d’autres s’en tirent encore plus mal. Chez Duysens à Welkenraedt, avec la grêle qui a suivi la canicule, on s’attend à 70 % de perte !

    « Chez moi, j’ai environ 30 % de pommes à jeter », peste Dominique Meyers de Teuven, qui exploite des vergers à Aubel et préside la Ligue Pomologique de Wallonie. « On va égrener les arbres (NDLR : c’est-à-dire faire tomber les fruits pourris). Après ça, il ne restera que 65 à 70 % de pommes pour la commercialisation. Ça va être une année extrêmement difficile… »es producteurs de fruits sont dépités. Alors que les cueillettes vont commencer à la fin du mois, ils savent déjà que leur année sera mauvaise, voire très mauvaise. La canicule a causé environ 30 % de perte dans les pommiers. Mais d’autres s’en tirent encore plus mal. Chez Duysens à Welkenraedt, avec la grêle qui a suivi la canicule, on s’attend à 70 % de perte !

    La vente directe, une meilleure rentabilité

    Le meilleur moyen d’aider les fruiticulteurs, c’est d’acheter leurs fruits, en vente directe ou non. Si ces derniers sont obligés de passer par les criées pour vendre toute leur production, de plus en plus vendent leur récolte en direct chez eux ou à des commerces locaux. Et ce à un prix bien plus avantageux pour les clients et les producteurs. Ainsi, pour vous faire une idée de l’avantage d’acheter en direct, sachez que le prix de revient d’un kilo de pommes ou de poires est de 0,50 à 0,55 euro, alors qu’à la criée, il n’est vendu qu’entre 0,20 et 0,50 euro. Vendu en grande surface, les prix grimpent entre 1,2 et 2,3 euros ! Alors qu’en vente directe, ce même kilo ne sera vendu qu’aux alentours d’1 euro.

    AUX SUPERMARCHÉS LOCAUX

    « Je vends chez moi, mais c’est largement insuffisant car il n’y a pas beaucoup de passage, explique Dominique Meyers, installé à Teuven. Et de plus en plus je vais livrer directement mes fruits dans des grandes surfaces de la région. Suite à l’embargo russe, les Delhaize de Welkenraedt et Dolhain, ainsi que le Carrefour d’Aubel, m’ont ouvert leurs portes. »

    Chez les frères Duysens, le lien est encore plus immédiat puisqu’ils exploitent aussi un magasin de fruits et légumes, rue Mitoyenne à Welkenraedt.

    D'une page de BRUNO BECKERS (avec AURÉLIE DRION) à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 août 2019.

  • Aidez-les fruiticulteurs, achetez leurs fruits

    Le meilleur moyen d'aider les fruiticulteurs, c'est d'acheter leurs fruits, en vente-directe ou non. « On devrait même interdire aux grossistes d'acheter des fruits venus de l'étranger tant qu'il y en a chez nous, peste Philippe Hustin. On a des fruits d'excellente qualité mais ils sont boudés. » Et si vous voulez encore plus les aider, plusieurs fruiticulteurs vendent leur récolte en direct. A un prix bien plus avantageux pour le portefeuille des clients et des producteurs. Si les prix datent de l'an dernier, ils ne devraient pas beaucoup varier. Ainsi, pour vous faire une idée de l'avantage d'acheter en direct, sachez que le prix de revient d'un kilo de pommes ou de poires est de 0,50 à 0,55 euro, alors qu'à la criée, il n'est vendu qu'entre 0,20 et 0,50 euro. Vendu en grande surface, les prix grimpent entre 1,2 et 2,3 euros ! Alors qu'en vente directe, ce même kilo ne sera vendu qu'aux alentours d'un euro.

    D'une page d'AURÉLIE DRION à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 10 août 2019.

  • Les pois associés à l’avoine et au tritical permettent de nourrir le bétail à la ferme en bio

    Vous l’aurez peut-être remarqué en longeant certaines routes, voici peu : de mignonnes fleurs roses poussant au milieu d’épis filant à plus d’un mètre. Ce n’est pas une innovation née de la dernière pluie, mais un mélange ancien de trois plantes, du méteil, qui refait de plus en plus son chemin. D’autant que le bio a le vent en poupe et que ce mélange de trois plantes permet d’obtenir de bonnes quantités de fourrage, ajoutées à l’herbe des prairies de l’exploitation. Un complément qui permet de se contenter, à peu de chose près, de ce que l’on produit dans les terres de l’exploitation.

    Luc Hollands vient de se lancer dans ce type de cultures dans ses terrains situés à Aubel et aux Fourons. Pour lui, les avantages du mix entre pois, avoine classique et tritical (un croisement entre le seigle et l’orge) sautent aux yeux. D’abord parce que le pois est une légumineuse, qui capte de l’azote de l’air, ce qui contribue à la croissance des plantes, tout en fournissant des protéines au bétail. Les deux céréales, l’avoine et le tritical, elles, apportent de l’énergie et des protéines.

    15 TERRAINS DE FOOT

    Chez Luc Hollands, cette association de cultures en rangs serrés représente 10 hectares (l’équivalent de 15 terrains de foot) des 70 qu’il exploite en bio. Le solde sont des herbages. « Avec ça, je suis en autonomie fourragère pour 100 vaches en bio et je n’achète plus que des minéraux et des vitamines », explique le fermier. Dans ce mélange, le plus visible, ce sont les pois, loin d’être petits. Ils sont destinés aux bovins, mais Luc Hollands en a déjà goûté. Verdict : appétissant et croquant à souhait. En termes de production laitière, il faut compter qu’une vache donnera entre 5.500 et 6.000 litres de lait, avec une alimentation en bonne partie composée de la récolte du trio de plantes. « On conservera tout ça dans un hangar. Un camion avec moulin mobile passera alors à la ferme pour aplatir les graines sans que la récolte. Au pire, il faudra encore le ventiler un peu. » Pour le reste, c’est du genre sans souci.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juillet 2019.