Agriculture

  • 100 lapins libérés par des extrémistes végans, ils sont morts de froid et de stress

    Macabre découverte ce samedi matin pour l’éleveur de lapins, Christian Teller, à Aubel. Il a retrouvé 100 de ses lapins morts dans la nature.

    Spectacle désolant ce samedi matin pour l’éleveur de lapins, Christian Teller, à Aubel et Fouron-Saint-Pierre. Ce dernier éleveur de lapins de Wallonie vend chaque année 200.000 lapins à la grande distribution, ce qui ne plaît pas à tout le monde. « Durant la nuit de vendredi à samedi, pour la deuxième fois, j’ai été victime d’une attaque d’une association extrémiste dans mon élevage et 100 lapins en sont morts », constate avec rage Christian Teller.

    Un ou plusieurs individus se sont en effet à nouveau introduits dans l’élevage aubelois pour « libérer les lapins dans la nature ».

    La même infraction avait eu lieu en décembre dernier et avait été diffusée sur internet.

    Cette fois, ils ont brisé une plaque d’aération pour s’introduire dans l’élevage et ont fait sortir les lapins. « C’est un vrai massacre. Je n’admets pas cela. Au lieu d’en sauver, ils les ont tous tués. Je n’en ai pas retrouvé un seul vivant. Quel gâchis ! », dénonce vivement Christian Teller.

    Et de constater l’ampleur des dégâts avec les cadavres des lapins éparpillés sur le sol devant l’élevage et dans le champ voisin notamment. Il semble que ces lapins soient tous morts de froid et de stress et ils ne sont pas allés bien loin.

    Christian Teller soupçonne des activistes végans, les antispécistes, alors qu’il rappelle qu’il respecte la législation en matière de bien-être animal dans son élevage industriel.

    « La Belgique est le seul pays européen qui dispose d’une telle législation et qui est en avance », insiste Christian Teller qui, plus que la perte financière, regrette la perte totale de ses animaux.

    « Il va falloir tout recommencer », annonce Christian Teller, complètement abattu.

    À noter que cet acte n’a pas encore été revendiqué. 

    MARC GÉRARDY dans 7DIMANCHE LIEGE du 27 septembre 2020

  • Une plante africaine pour nourrir le bétail malgré la sécheresse

    La flore africaine permettra-t-elle de préserver nos bovins de la faim, en ces temps de sécheresses de plus en plus fréquents ? En tout cas, Luc Hollands, à Teuven, qui cultive des terrains dans les Fourons et à Aubel, y croit, en expérimentant la culture du moha, d’origine africaine. Et il n’est pas le seul : des agronomes plaident aussi pour cette herbacée, qui a bien des avantages…

    Les canicules et les sécheresses vont représenter un défi de taille durant les prochaines décennies. Et on en perçoit déjà les effets ravageurs depuis quelques années. D’où de gros soucis en perspective pour nos éleveurs, surtout bovins. Mais certains travaillent à la parade, dont Luc Hollands, qui exploite des terres et des prés à Teuven ainsi que dans d’autres villages des Fourons et sur le dessus d’Aubel, du côté du Bois de Loë. Son cheval de bataille au sol : le moha, une plante africaine. Qui complète une panoplie où l’on trouve déjà le mûrier pakistanais.

    Capture d’écran 2020-07-23 à 08.55.25.png

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 23 juillet 2020.

  • Il distribue ses 200 herves gratos

    Les restaurants étant fermés, des producteurs peinent à écouler leurs aliments. Ainsi, Luc Hollands, éleveur à Teuven (Fourons), dont le lait sert à préparer divers fromages chez Herve-Société, dont un herve baptisé Hervione, vendu sous la marque Bioterroir et très prisé par les restaurateurs du coin. Environ 200 de ces fromages sont dès lors proches de la date de péremption, le 4 avril. Du coup, Luc Hollands a proposé via Facebook de les donner, via son distributeur automatique à la ferme. Certains « clients » ont fait ample provision de ce herve bio vendu 4 € en temps normal. Du coup, l’agriculteur a tempéré les ardeurs, en demandant de ne pas en emporter plus de trois. À noter que ses autres fromages peuvent encore être achetés et que le distributeur est souvent désinfecté. -

    Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 30 mars 2020

  • Un mûrier pakistanais pour la chaleur

    Le réchauffement climatique est bien là. Avec des pâtures qui tendent à roussir de plus en plus souvent au fil des ans. Ce qui cause de gros soucis en matière d’alimentation. Sur le pays de Herve, le fermier Luc Hollands pense avoir une parade pour contrer en partie ce danger : le mûrier pakistanais ou himalayen.

    Les pâtures qui roussissent, c’est devenu une calamité de plus en plus habituelle dans nos paysages, et pas qu’en été. D’où l’importance de chercher des solutions. Des méthodes qu’appliquaient nos ancêtres, mais aussi des recettes provenant d’autres contrées, en espérant qu’elles fassent l’effet d’un petit miracle. C’est l’une d’elles que compte mettre en œuvre Luc Hollands, éleveur à Teuven (Fourons), bien connu dans les milieux agricoles du Pays de Herve et pour être le propriétaire du golf à la ferme de Green Valley, dans ses pâtures.

    La recette qu’il compte mettre en application, ce sont les haies fourragères constituées de mûriers pakistanais ou himalayens. L’astuce, c’est de laisser pousser ces arbustes les années où l’eau ne manque pas. Et les suivantes, quand il s’avère que le bétail va tirer la langue, il suffit de couper les branches avec leurs feuilles, dont les animaux, de la poule au bovin, en passant par le porc, les chèvres et les brebis, pourront se délecter.

    D'un article d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 10 mars 2020.

  • Plus de 100 lapins ont été volés par des vegans, l’éleveur craint que le stress ne les tue

    Capture d’écran 2019-12-14 à 07.54.09.pngDimanche, un groupe de vegans s’est introduit dans un des hangars de Christian Teller, le plus gros éleveur de lapins en Wallonie, à Aubel. On lui a dérobé plus d’une centaine d’animaux. Les militants souhaitaient sauver ces charmantes créatures de l’abattoir. Sauf que, selon Christian Teller, les lapins seraient tellement stressés et perturbés par la situation qu’ils n’ont pas beaucoup de chances de survivre.

    D'un article d"ADRIEN RENKIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 14 décembre 2019.