« La politique aux mains des internautes »

Capture d’écran 2014-12-23 à 07.45.38.png 

« La politique n’est plus adaptée à la vision que j’en ai. Elle est, aujourd’hui, soumise au diktat des internautes. On écoute trop les réseaux sociaux... Le gouvernement Michel n’a pas le temps de faire ses preuves... » Les incidents d’hier, à Namur, ne font que conforter ce que nous a confié, samedi, José Happart lors d’une discussion à bâtons rompus .

C’est à l’immuable café Pasteger, à Aubel, à cinq minutes de son domicile fouronnais que nous retrouvons José Happart. L’ex-ministre et député wallon qui a aussi siégé au parlement européen a quitté son dernier mandat politique qui était celui de conseiller communal à Liège. Mais celui qui est surtout connu comme le « hérisson fouronnais » garde un œil alerte sur l’actualité politique. Wallon avant tout, européen convaincu, homme de gauche, il n’épargne pas pour autant le PS. 

La suite des propos recueillis par Pierre Martin, le "Tintin reporter revenu dans la région d'Aubel", sont à lire dans LA MEUSE du 23 décembre 2014.

À LIEGE AIRPORT ET AILLEURS

« On va payer les dernières grèves durant les prochaines années... »

En mars, José Happart fêtera ses 68 ans. Le président du Conseil d’administration de Liege Airport saura alors si son mandat est reconduit. Homme de gauche certes, il a apprécié moyennement les mouvements de grève répétés de ces dernières semaines. Et plus particulièrement sur le site de Bierset qui, avec près de 8.000 personnes, constitue, après l’université de Liège, le plus gros employeur de la région liégeoise. « Économiquement, ces grèves ont un coût que nous allons payer durant les prochaines années. Des vols ont été supprimés, des heures ont dû être récupérées, des clients sont mécontents... Il ne faudra pas s’étonner d’avoir, comme retour de manivelle, la défection d’investisseurs qui iront voir ailleurs... »

Le saut d’index ? « Appliquer un pourcentage ne fait qu’accroître les différences salariales. Si saut il y a, pourquoi ne pas accorder la même somme, 50 euros par exemple, à tout le monde ? »

La pension à 67 ans? «Ça n’a pas de sens. Je préfère la pension com- plète au bout de 40 ans de carrière complète... » 

Les commentaires sont fermés.