Rappel du drame de l'autobus à Warsage-Bombaye

DRAME DE PUISSEGUIN 

« C’est un dramrégional », s’exclame un habitant de Petit-Palais et Cornemps. 48h après le drame qui a secoué le Sud-Ouest de la France, les hommages en mémoire des 43 victimes se succèdent.  

Ce drame rappelle évidemment aux Fouronnais l'accident du 8 février 1948.

José Smeets avait publié un article à ce sujet dans "LE FORON" n°98/1:

IL Y A SOIXANTE ANS, LE DRAME DE L’AUTOBUS A WARSAGE

Le 8 février 1948, un accident de la route frappait violemment les familles de la région et en particulier les habitants du village de Fouron-le-Comte.

La guerre et les privations étaient à peine derrière nos braves gens et nombreuses étaient les familles profitant des rares distractions du dimanche dont le cinéma à Visé.

Il était de coutume de se rendre en autobus à Visé afin de profiter de ce nouveau délassement quand on sait que la télévision n'avait pas encore fait son apparition dans les ménages.

En cette fin de dimanche après-midi, le bus de ligne revenait donc de Visé prenant la direction de Fourons, en passant, comme aujourd'hui encore, par Berneau et Warsage.

Et puis le drame survint.

Dans un épais brouillard, juste à la sortie du village de Warsage, à droite en direction de Berneau, le chauffeur perdit le contrôle de son véhicule et le bus se fracassa contre un des nombreux arbres bordant la route nationale.

Sous le choc, le bus s'enflamma et bon nombre de passagers restèrent prisonniers des flammes.

Sans compter les blessés, 24 habitants de Fouron-le-Comte et environs perdirent la vie dans ce drame. Un homme brûlé dans la catastrophe perdait son épouse ; un couple était dépossédé de son unique fille ; une famille était orpheline de son père, de sa mère et d'une soeur.

Le drame frappait surtout des gens du bas et du haut du village, mais aussi du hameau de Schophem.

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Les dépouilles furent déposées dans une chapelle ardente dressée à la Maison communale.

Les cercueils furent emmenés, un derrière l'autre,suivis des familles effondrées vers l'église pour la messe des funérailles.

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Le bourgmestre d'alors, Monsieur Stassen, fit une allocution d'adieu poignante. Toutes ces personnes reposent encore aujourd'hui au cimetière de Fouron-le-Comte.

Ironie de l'histoire, la commune de Fourons veut nettoyer les cimetières afin de gagner de l'espace. Les concessions de l'époque doivent être renouvelées contre paiement pour être prolongées et éviter ainsi leur enlèvement.

Nous proposerons au conseil communal de faire une exception pour toutes les tombes de ces victimes qui font partie de l'histoire de notre commune.

                                                               José Smeets.

 

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Caveau de la famille QUANTEN-GOFFARD (Jean Quanten, né le 4 novembre 1893,  son épouse Jeanne Marie Goffard, née le 25 février 1899, et leur fille Marie-Jeanne, née le 27 décembre 1936, tous les trois "décédés le 8 février 1948 à Bombaye"). Cette tombe est encore visible en ce moment (octobre 2015). 

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Extrait de la "Feuille d'Avis de Neuchatel" du 10 février 1948 

Commentaires

  • en mémoire de mes parents M. & Mme. Cloos Joseph C.L. et Vandermosten Marie-Thérèse S. B. et toutes les autres victimes de ce drame Ayons une pensée émue pour eux ! In gedachten aan mijn ouders Dhr. & Mw Cloos Joseph C. L. & Vandermosten Marie-Thérèse S.B. zoals ook de andere vele slachtoffers van dit dramatisch gebeuren.. Laten we een emotionele gedachten voor hen hebben .

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