Un relent communautaire ?

Nous l’évoquions il y a deux semaines. Des recours ont été introduits contre le permis unique octroyé récemment à Elicio pour l’installation de neuf éoliennes sur les hauteurs de Wonck, à la limite avec la commune flamande de Riemst. Ces recours ont été introduits par l’administration communale de Riemst, la Province du Limbourg, le ministère flamand de l’Environnement, la Province du Limbourg (Pays-Bas), le ministère du Milieu et des Infrastructures des Pays-Bas et une dizaine d’habitants de Riemst. Les Pays-Bas estiment ainsi que les hauteurs des turbines pourraient poser des problèmes aux avions en approche de l’aéroport de Maastricht. Quant aux autorités flamandes, elles reprochent à ces éoliennes d’être trop proches de nombreuses colonies de chauves-souris et craignent un impact visuel et des nuisances sonores.

Mais si Josly Piette, bourgmestre de Bassenge, peut encore comprendre les arguments des Pays-Bas, ceux de Riemst ne passent pas ! « Il faut quand même savoir que depuis quelque temps, des éoliennes ont été installées à Riemst sans que ça n’ait posé le moindre problème. Bizarrement, là ils ne les entendent même pas. Et là, visuellement, il n’y a aucun souci alors qu’on les voit quand même de loin ! Il faut aussi savoir que pour ces éoliennes, qui sont elles aussi situées à la frontière avec Bassenge, on n’a même pas été consultés lors de l’enquête publique, parce que la Région flamande n’a pas prévu cela dans la procédure ».

Et si Josly Piette ne va pas jusqu’à évoquer des recours à relents communautaires, il a quand même bien du mal à comprendre la différence de traitement faite aux éoliennes par les Flamands, suivant qu’elles sont implantées de l’un ou l’autre côté de la frontière.

A.D. dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 31 décembre 2016

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