Jean-Marie Happart va quitter le circuit: «Je n’ai rien caché, ni volé»

C’est la Libre Belgique qui l’annonce : le poste sur mesure dont bénéficiait Jean-Marie Happart au circuit de Spa-Francorchamps va être supprimé. En effet, en décembre dernier, le Gouvernement wallon a fait modifier le décret relatif à la société du Circuit, en place depuis le 1er octobre 2011. Celui-ci prévoyait la possibilité de confier à un ou plusieurs membres une fonction spéciale rémunérée, contrairement à ce qui était prévu pour les simples administrateurs, dont l’activité était exercée à titre gratuit. Cette disposition avait permis à celui qui avait présidé à l’ancienne Intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps (ISF), en charge des infrastructures, de conserver un salaire au circuit pour en «  assurer la valorisation économique  ». Soit un brut de l’ordre de 27.000 euros brut l’an («  un peu moins  », précise Jean-Marie Happart). Auxquels se sont ajoutés une voiture de fonction une carte d’essence, un bureau, un GSM… Un brut qu’il était possible de diminuer pour éviter qu’il ampute la pension de l’ancien sénateur PS.

Tout cela lui aurait rapporté 6.000 euros net l’an, affirme le Fouronnais, pas plus. Plus une somme que Jean-Marie Happart évalue à 6.000 euros l’an en frais de représentation. «  J’avais droit à 500 euros par mois  », dit-il. Et il ajoute que cela ne couvrait pas ses frais réels. Il ajoute : «  Je n’ai rien caché, rien volé  ».

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Pour quelles avancées ?

Mais une autre source proche du dossier et citée par la Libre estime les frais de fonctionnement bien plus élevés. Les 6.000 euros équivaudraient, selon elle, aux notes annuelles de restaurant rentrées par Jean-Marie Happart.

Des sommes avalisées par l’ensemble des membres du conseil d’administration, hormis les Ecolo, dont l’administrateur verviétois Jean-Pol Gérard, qui avait fait acter les motifs de son abstention. Lequel a remis sa démission en novembre dernier, non sans avoir, les années précédentes réclamé – en vain, dit-il – un rapport quant aux activités déployées par Jean-Marie Happart. Selon la source de la Libre, le Fouronnais n’aurait amené aucune plus-value au circuit.

Combien cette fonction représentait-elle d’heures de travail ? Jean-Marie Happart est évasif : «  Cela dépendait des périodes. À certains moments, j’étais là tous les jours. Mais je n’avais pas de pointeuse. »

Quant à la nature des avancées qu’il a pu obtenir pour le circuit, de par sa fonction spéciale, il répond, de manière tout aussi peu claire : « C’est compliqué à dire par téléphone. Je ferai une communication à ma sortie de charge. J’informerai quand ce sera nécessaire.  »

Pas un béni-oui-oui

Le Fouronnais souligne que son départ annoncé est à resituer dans le cadre du renouvellement du conseil d’administration de la société du circuit, qui se fait attendre depuis des mois. Il n’exclut pas de rester administrateur (à titre gratuit, dès lors) après qu’il aura atteint la limite d’âge de 70 ans, le 14 mars. «  Si on me le propose, ce sera fait  », souligne-t-il. «  En attendant, je fais mon travail et je prépare mon prochain C.A. Je suppose qu’il y aura un point à l’ordre du jour pour convoquer une assemblée générale sur la proposition du gouvernement de renouveler le C.A.  »

D’après lui, pour le moment, le courant ne passe pas mal entre lui et la nouvelle directrice Nathalie Maillet. «  Elle amène de la modernité. » Alors que, Jean-Marie Happart n’en fait pas mystère, avec Pierre-Alain Thibaut, son prédécesseur, cela tournait au vinaigre. «  Je n’ai jamais été un béni-oui-oui. Je n’étais pas là pour aimer les gens, mais pour défendre le circuit et l’intérêt économique de la région  », plaide-t-il.

Si les relations entretenues par Jean-Marie Happart paraissent avoir été plus sereines avec Nathalie Maillet, cela ne semble pas avoir été le cas pour tous les responsables au circuit. Ainsi, Chantal Bantz, la directrice commerciale a quitté la société le 18 janvier. «  Cette décision difficile a été prise dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie  » se borne à commenter la chargée de communication du circuit, qui ajoute que la directrice n’a pas de commentaire à faire à cet égard. Jean-Marie Happart, lui, évoque «  une incompatibilité fonctionnelle avec Mme Maillet  ».

(Source: Edition digitale de LA MEUSE)

Commentaires

  • On ne lui a pas demandé s'il a caché quoi que ce soit ou volé? Pourquoi il avance cette phrase ce cher Jean-Marie? A part signer des documents en anglais auxquels il ne comprenait rien, qu'a-t-il fait à Francorchamps... tout comme son frère à Liège Airport!Déplorable!

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