Fruits : la pire année depuis 26 ans

Les gelées nocturnes de la deuxième quinzaine d’avril auront été synonymes de Berezina dans nos fruiticultures en région verviétoise. Selon les parcelles, les destructions oscillent entre 50 et 100 %, pour les pommiers. En témoignent nos producteurs régionaux, selon lesquels c’est le pire millésime depuis 1991.

C’est la pire année depuis 1991 qui s’annonce, peste Dominique Meyers, fruiticulteur de Teuven (Fourons), mais qui possède de nombreuses parcelles à Aubel. « Je n’ai jamais vu ça », renchérit Justin Duysens, son confrère, à Welkenraedt.Capture d’écran 2017-05-03 à 08.16.09.png

Et ce constat ne vaut pas que pour notre région : toute la Belgique mais aussi une très grande part des pays de l’Est (Pologne, très gros producteur, en tête) sont touchées. Le problème, c’est qu’on a eu en mars la météo qu’on espérait en avril, soit du soleil et de la chaleur, et en avril, celle d’un mars plutôt typique, soit du plus froid. Du coup, les fleurs qui s’étaient pointées un peu tôt ont été « brûlées ». La nuit du mercredi 19 au jeudi 20 a été redoutable, le mercure plongeant par endroits à -8.

Dès lors, il faut s’attendre à ce que le kilo de pommes, poires, prunes ou cerises vous coûte bonbon, la saison venue. Une augmentation du tarif qui ne devrait cependant pas permettre aux producteurs de rattraper entièrement les pertes engendrées par le gel. Bref, un annus horribi-lis en puissance.

« Les elstars, les goldens et les galas devraient un peu mieux s’en sortir », estime Dominique Meyers. Par contre, pour la jonagold, la plus fréquente chez nous, c’est un désastre.

D'un article d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 3 mai 2017

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