Un cold case vieux de 20 ans résolu au Limbourg hollandais

Nicky Verstappen, un petit Hollandais de 11 ans, avait disparu dans la nuit du 9 au 10 août 1998 alors qu’il participait à un camp d’été dans la réserve naturelle de Brunssummerheide, au sud des Pays-Bas. Son corps avait été retrouvé le lendemain soir près du camp : l’enfant avait subi des violences sexuelles avant d’être tué.

20 ans après le crime, la police néerlandaise a pris la décision de lancer une vaste enquête ADN afin de trouver des pistes. Pour ce faire, 21.500 hommes qui fréquentaient régulièrement ou occasionnellement les lieux du drame avaient été invités à donner spontanément leur ADN. Après les premiers interrogatoires, 1500 ont été retenus et les analyses ont commencé.

Capture d’écran 2018-08-23 à 09.33.17.pngParmi ces hommes, Jos Brech, une personne qui avait été interrogée juste après la mort de Nicky mais uniquement en tant que témoin, ne s’est pas présenté pour le test ADN. Une attitude suspecte qui a poussé la police à prélever de l’ADN sur des habits lui appartenant.

Et ça a matché, à 100 %.

Mais Jos Brech avait pris la poudre d’escampette. Parti dans les Vosges où il possède un chalet, l’homme a subitement disparu lors d’une promenade. Sa famille a d’ailleurs signalé sa disparition.

Pour les enquêteurs, Jos Brech a sans doute compris que l’étau se resserrait et qu’il n’allait pas tarder à être arrêté. Un mandat d’arrêt international a donc été lancé.

UNE FUITE BIEN PRÉPARÉE

Le souci, c’est que l’homme est particulièrement préparé aux techniques de survie en pleine nature : c’était un peu son métier. Il a organisé des voyages et des stages dans ce domaine. Il a fait pas mal de scoutisme aussi. Selon la police, il aurait particulièrement bien préparé sa fuite et pour un temps assez long. Il serait donc encore vivant. S’il est arrêté, il sera jugé, ses crimes n’étant pas prescrits.

Âgé de 55 ans aujourd’hui, on a appris hier que Jos Brech avait déjà été inquiété, avant 1998, pour une histoire d’abus sexuels mais aucune preuve n’avait été retenue contre lui. La famille qui a appris le nom du meurtrier de Nicky dès le mois de juin mais qui avait dû garder le silence pour les besoins de l’enquête s’est dite soulagée de pouvoir enfin mettre un visage sur l’agresseur de l’enfant. La maman a cependant expliqué lors d’une conférence de presse qu’elle s’est rendu compte que son fils a passé les dernières heures de sa vie avec un étranger (l’enfant ne connaissait pas Jos Brech) « Nicky a encore dû avoir plus peur ». Une pensée qu’elle trouve insupportable.

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