GRENZELOOS VERZET = PRÉVU POUR L’AUTOMNE 2019 sous le titre RÉSISTANCE SANS FRONTIÈRES

Capture d’écran 2018-10-20 à 15.38.16.pngLes témoignages sur la résistance sont plutôt rares. À l’aube du spectacle musical 4045 présenté en Flandre par Studio 100 au mois d’octobre sur le thème de la résistance, il semble utile d’offrir un exemple ancré dans la réalité des faits. Trop souvent la façon dont la résistance est dépeinte est incomplète, voire correspond à un cliché erroné.

On imagine que la résistance était quasi exclusivement active dans la capitale ou dans les centres industriels, sans parler de la coopération avec d’autres pays. Certains pensent que la résistance n'est réellement devenue active qu'à la fin de la guerre. Ou que les survivants ou leurs héritiers ont probablement étoffé les faits. D'autres sont convaincus que le rôle de l'Eglise se limitait à recruter des jeunes pour le front de l'Est. D’autres encore que les groupes de résistance ont agi motivés seulement par conviction politique extrême. A tout point de vue, ce travail démontre que la réalité était différente. Il s’agit ici de groupes devenus actifs dès le début de la guerre et ayant coopéré au-delà des frontières nationales et linguistiques. Le rejet d’un régime totalitaire fondé sur le pouvoir, la conviction profonde que l'occupation était violente et injuste, la confiance en ce que leur patrie permettrait de restaurer l'état de droit et la liberté de culte et, enfin, les concepts même d’humanité et d’empathie, ont poussé ces personnes à résister dès le début du conflit.

Le livre retrace également de façon précise l'histoire de ces lignes d'évasion, utilisées par des prisonniers de guerre évadés, des pilotes alliés dont les avions avaient été abattus, des Juifs ou des ressortissants néerlandais en fuite vers l’Angleterre. La ligne d’évasion partait d'Allemagne et des Pays-Bas pour rejoindre Eijsden (NL) puis Mouland et Visé. Une fois arrivés au pays de Herve ou de Liège, les réfugiés étaient conduits à Givet ou à Bruxelles, où d'autres groupes de résistance les prenaient en charge.

Tous les témoignages ont été vérifiés au moyen des archives afin que le récit soit le plus fidèle possible aux évènements.

Voici donc la première publication d’un historique complet de la ligne d’évasion JAM via Eijsden, du groupe Renkin de Luc-Marc, du groupe Holland de Nic Erkens et de Clarence Liège I d'Olivier Thimister et Félix Bemelmans., mais aussi du Hannibalspiel en Belgique. Les données biographiques contribuent à poser un regard neuf et humain sur une époque et une société opprimée et déchirée.

Résistants évoqués: Arthur Renkin, Alphons Smeets, Raphaël comte de Liedekerke, Jules Goffin, Olivier Thimister, Félix Bemelmans, Nic Erkens, Walthère Dewé, Hubert Gielen, Arthur Degroeve, Christiane Derenne-Lamazière, Thérèse Grandjean-Raison, Maria Walpot, Dirk Sleeuwenhoek, Louis Moyano, Albert Krott, Jan Lemmens

Dossier de presse.

Bulletin de commande.

Les commentaires sont fermés.