La Basse-Meuse est convoitée

D’après les autorités communales et policières, la région de la BasseMeuse semble donc attirer les différents groupes de motards réputés violents. Un attrait que la région devrait avant tout à sa localisation. Elle est en effet située à la frontière hollandaise et à quelques dizaines de kilomètres à peine de l’Allemagne. Une caractéristique idéale pour les membres de ces groupes qui n’auraient qu’un saut de puce à faire pour avoir un point de chute de l’autre côté de la frontière. « D’autant qu’on sait que certains trafics se passent déjà de part le fait qu’il s’agit d’une région transfrontalière », complète Serge Fillot. « On sait aussi que des gangs actifs de l’autre côté de la frontière lorgne sur la région pour agrandir leur territoire.» La Basse-Meuse serait donc un lieu idéal pour commettre des faits d’un côté de la frontière et pouvoir se planquer rapidement. Surtout que la BasseMeuse est également une région essentiellement rurale. Un lieu plus calme, avec de nombreux endroits isolés et moins de va-et-vient, autant d’éléments qui permettraient de moins attirer l’attention. Et d’ainsi pouvoir mener discrètement certaines activités illégales. « Maintenant c’est vrai qu’a contrario, on pourrait aussi se dire que s’installer dans une ville comme Liège pourrait être plus facile pour se fondre dans la masse, ajoute-t-on à la zone de police. Mais je crois que dans ce casci, la ruralité à malheureusement plus d’avantages.» 

2 pages d'AURÉLIE DRION à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 2 mars 2019

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