Les pois associés à l’avoine et au tritical permettent de nourrir le bétail à la ferme en bio

Vous l’aurez peut-être remarqué en longeant certaines routes, voici peu : de mignonnes fleurs roses poussant au milieu d’épis filant à plus d’un mètre. Ce n’est pas une innovation née de la dernière pluie, mais un mélange ancien de trois plantes, du méteil, qui refait de plus en plus son chemin. D’autant que le bio a le vent en poupe et que ce mélange de trois plantes permet d’obtenir de bonnes quantités de fourrage, ajoutées à l’herbe des prairies de l’exploitation. Un complément qui permet de se contenter, à peu de chose près, de ce que l’on produit dans les terres de l’exploitation.

Luc Hollands vient de se lancer dans ce type de cultures dans ses terrains situés à Aubel et aux Fourons. Pour lui, les avantages du mix entre pois, avoine classique et tritical (un croisement entre le seigle et l’orge) sautent aux yeux. D’abord parce que le pois est une légumineuse, qui capte de l’azote de l’air, ce qui contribue à la croissance des plantes, tout en fournissant des protéines au bétail. Les deux céréales, l’avoine et le tritical, elles, apportent de l’énergie et des protéines.

15 TERRAINS DE FOOT

Chez Luc Hollands, cette association de cultures en rangs serrés représente 10 hectares (l’équivalent de 15 terrains de foot) des 70 qu’il exploite en bio. Le solde sont des herbages. « Avec ça, je suis en autonomie fourragère pour 100 vaches en bio et je n’achète plus que des minéraux et des vitamines », explique le fermier. Dans ce mélange, le plus visible, ce sont les pois, loin d’être petits. Ils sont destinés aux bovins, mais Luc Hollands en a déjà goûté. Verdict : appétissant et croquant à souhait. En termes de production laitière, il faut compter qu’une vache donnera entre 5.500 et 6.000 litres de lait, avec une alimentation en bonne partie composée de la récolte du trio de plantes. « On conservera tout ça dans un hangar. Un camion avec moulin mobile passera alors à la ferme pour aplatir les graines sans que la récolte. Au pire, il faudra encore le ventiler un peu. » Pour le reste, c’est du genre sans souci.

D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juillet 2019.

Commentaires

  • Merci Mr Bour mais je n'ai pas du tout la prétention d'être une locomtive . Avec Biomilk.be nous sommes une coopérative indépendante qui a fait le pari du Bio et du Local. Plus les consommateurs feront aussi ce choix, plus la coopérative pourra grandir !

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