L’éditorial de LA MEUSE d’aujourd’hui

77CEE40C-16C7-4E18-9ED7-CC91AC26FD12.jpegDimanche, un bâtiment destiné à accueillir des demandeurs d’asile était incendié à Bilzen. Un événement déjà grave en soi, mais le pire allait suivre. L’acte criminel s’est déroulé sous les applaudissements d’habitants de cette commune limbourgeoise et on vous passe les commentaires sur les réseaux sociaux, du type « il a brûlé trop tôt ». Sous-entendu, ça aurait été mieux s’il y avait déjà eu des demandeurs d’asile à l’intérieur. Le parquet du Limbourg a annoncé une enquête sur les commentaires haineux. Il est plus que temps.
Ainsi que nous l’avons déjà souligné, une parole de plus en plus scandaleuse s’est manifestement libérée. Ce sont des chants racistes dans les stades de football, des propos sexistes, homophobes, que certains dirigeants, dans le monde du foot, osent mettre sur le compte d’un prétendu folklore. C’est l’assimilation, relayée par des politiques, des migrants à des délinquants. Les demandeurs d’asile fuient des pays en guerre, ce ne sont pas des criminels. Nous l’avions rappelé à l’époque de la mort de la petite Mawda. On vient encore de franchir un nouveau degré dans l’ignominie, avec une campagne du Vlaams Belang sur la sécurité des enfants. Sur une affiche, une jeune fille blanche avec une main sur la bouche, la main de quelqu’un qui l’attaque. Une main noire. Tout est dans la suggestion, mais le message est clair : le danger, c’est l’étranger.
Et dire que certains prétendent que ces gens sont devenus fréquentables. C’est en leur donnant une légitimité que l’on ouvre la porte à leurs idées nauséabondes. Plus que jamais, il faut se montrer intransigeants avec les messages de haine.

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