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  • Luc Hollands a rencontré Charles Michel

    RENCONTRE MIG - CHARLES MICHEL 
    Le MIG a mis fin à la sourde oreille de Charles Michel en lui faisant respecter sa promesse d'entrevue faite à la dernière foire de Libramont il y a près de 10 mois.

    Le premier ministre et le MIG s'entendent sur :
    1. Une régulation de l'offre sur les volumes de production de lait
    2. Une régulation sur base volontaire avec des incitants financiers, bien que le MIG estime qu'une réduction obligatoire de la production serait indiquée en cas de crise grave telle que celle que nous traversons.
    3. Un observatoire des prix permettant une transparence des coûts de production réels et des marges pratiquées par les intermédiaires.
    Le MIG se félicite de cette prise de conscience politique positive du premier ministre sur la réalité de la crise laitière et des solutions à y apporter.
    A l'opposé du MIG, le premier ministre estime que :
    1. Des barrières commerciales ne sont pas nécessaires et qu'il faut, au contraire, libéraliser les échanges commerciaux et les exportations. 
    Le MIG soutient qu'une régulation des marchés est indispensable.
    2. Le TTIP est une opportunité à ne pas manquer et que l'opposition populaire aux traités internationaux ultralibéraux n'est pas fondée. 
    Le MIG ne peut que constater que le premier ministre dédaigne l'opinion et méprise la clairvoyance de la population.

    Le MIG prend acte de la position du premier ministre et le tiendra comme personnellement responsable des conséquences fâcheuses de l'ultralibéralisation des marchés pour l'agriculture et la population si les traités de libre échange sont signés.

  • Elles sauvent 400 poules de l’abattoir

    D’Aubel à Rémersdael, deux femmes se mobilisent pour sauver les poules de batterie d’une mort certaine
     
    Ce week-end, ce ne sont pas moins de 400 poules pondeuses qui ont été sauvées d’un élevage en batterie près de Gand. Pour Patricia Kindermans, des écuries des Coudriers à Aubel, et Anne-France Schnakers de Remersdael, pas question de laisser ces pauvres bêtes mourir à l’abattoir et finir en poulet pané. L’une en a recueilli 250 avant de les dispatcher vers des familles de particuliers tandis que la seconde a fait le trajet en camionnette pour charger et ramener les cageots de poulettes.

    « Je ne supporte pas la souffrance des humains et des animaux et quand je vois ce qu’on fait à ces poules je trouve ça scandaleux. Moi j’aime bien faire des choses plutôt que de rester passive à dire que c’est dommage et pas bien. Ici j’avais l’occasion de le faire donc voilà » explique Anne-France Schnackers au sujet de l’opération de sauvetage qu’elle a mené samedi, accompagnée de Solange t’Kint, de l’association « La Poule Heureuse ».Capture d’écran 2016-06-22 à 07.04.55.png
    Munie d’une camionnette et d’une remorque, l’amoureuse des animaux, originaire du Plateau de Herve, s’est rendue dans un élevage de poules pondeuses en batterie du côté de Gand pour en extirper 400 d’une mort certaine prévue à l’abattoir. « On en a chargé un maximum. Le but ce n’est pas d’en avoir des milliers pour moi, mais bien de les replacer après », explique Anne-France Schnakers pour qui c’était une première expérience. Et pas question de refiler ces pauvres bêtes déplumées à n’importe qui et n’importe comment et surtout, interdiction d’imaginer les manger, leurs sauveteuses sont d’ailleurs végétariennes.« Elles mourront de vieillesse. Même si elles ne pondent plus tous les jours elles continuent à le faire plic ploc ». D’ailleurs, un contrat d’adoption est signé avant de partir avec les gallinacés, histoire de s’assurer qu’il n’est pas question de leur trancher le cou. « L’intérêt c’est quand même manger des œufs frais qui viennent d’un animal sain » explique Anne-France Schnackers, montrant les piteuses poulettes arrivées voici quelques jours et les même en bonne santé, un an après leur venue. « Difficile à croire que c’est la même race et qu’elles viennent toutes d’un élevage »
    De son côté, Patricia Kindermans, des écuries des Coudriers à Aubel, a elle aussi répondu immédiatement à l’appel à l’aide sur les réseaux sociaux. « J’ai déjà vu com- ment ça se passait dans une batterie, je trouvais ça atroce. Anne-France Schnackers m’a dit qu’elle allait sauver des poules de batteries. Je me suis dit que j’allais participer et puis chez nous on estime qu’on a de la chance et on se place toujours dans une dynamique de partage plutôt que d’égoïsme. » Ni une ni deux, l’Aubeloise a donc recueilli pas moins de 250 poulettes. Enfin, recueilli est un grand mot, parce que le bouche-à-oreille a particulièrement bien fonctionné et une grande partie des pondeuses a quitté les écuries en moins d’une journée. « Elles sont arrivées samedi et les gens sont venus les chercher dimanche. Il m’en reste seulement 8 à placer donc au pire je vais les garder pour moi. Mais d’autres sauvetages qui sont encore prévenus », explique Patricia Kindermans qui a recueilli une cinquantaine de pondeuses. « Le plus absurde dans tout ça c’est que les éleveurs n’enfreignent pas la loi, c’est légal, alors est ce qu’on peut leur en vouloir », s’interroge l’Aubeloise. 

    VICTORIA MARCHE (dans LA MEUSE VERVIERS du 22 juin 2016)

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  • Dalhem : deux échevines s’en vont

    Deux échevines socialistes de Dalhem, Josette Bolland et Marie-Catherine Janssen, démissionnent. Cette démission fait suite à un accord passé au lendemain des élections. Le parti socialiste dalhemois veut donner la chance aux jeunes PS de l’entité.

    Du changement chez les socialistes dalhemois, avec les départs de Josette Bolland et de Marie-Catherine Janssen.

    Josette Bolland a été conseillère communale de 1982 à 1990. À mi-législature, elle a été contrainte de démissionner suite à la nomination de son époux, Paul Bolland, comme Gouverneur de la Province de Liège. En effet, cette fonction est apolitique. Elle a même dû quitter son emploi au sein de la FGTB. Le mandat de Gouverneur terminé, la famille Bolland retourne s’installer à Feneur. De retour sur leurs terres peu avant 2012, elle sera sollicitée par l’USC de Dalhem pour respecter la parité hommes/femmes et ainsi pousser la liste PS. Les électeurs ne l’avaient pas oubliée puisqu’elle a obtenu 178 voix de préférence, soit le troisième meilleur score. Cette belle performance lui a valu l’échevinat des Travaux, de la Sécurité routière et des Cimetières.

    Quant à Marie-Catherine Janssen, l’échevine de la Culture, du Tourisme, des Affaires sociales, des Bâtiments communaux, du Logement, des Aînés et du Commerce, elle débute sa carrière politique comme conseillère en 1970 à Warsage sous la bannière des IC (Intérêts communaux) mais, avec la carte du parti socialiste en poche. Après la fusion des communes, elle reprendra l’échevinat des finances laissé vacant à mi-législature par Paul Bolland. À la fin de cette législature, le PS est relégué dans l’opposition. C’est seulement en 1995 que MR et PS s’associent pour gérer la commune de Dalhem. Elle siégera, durant trois législatures, comme échevine. En 2012, ce sont 337 électeurs qui l’ont plébiscitée. Un nouvel accord passé avec les MR donne au Parti socialiste une nouvelle occasion de repartir dans la ma- jorité. Cette Warsagienne prêtera encore serment comme échevine. Au final, ces deux femmes d’expérience ont été très actives.

    Elles ont mis de nombreux projets sur pied comme un feu rouge rue de Maastricht à Berneau, entre autres. C’est lors du conseil communal du 30 juin que Josette Bolland et Marie-Catherine Janssen céderont leurs écharpes scabinales à Jean Janssen et Huguette Van Malder. Ces deux conseillers du CPAS seront remplacés par Thierry Martin et Pierre Étienne, le président de l’USC Dalhem mais aussi, le petit-fils de Josette Bolland.

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  • Le meilleur des « Liégeoiseries » que les Fouronnais pratiquent aussi

    20140921_1055.jpgDepuis près de dix ans, Paul-Henri Thomsin régale les auditeurs de VivaCité des « Liégeoiseries », consacrées aux trésors de notre langue wallonne. Chaque matin vers 7h15 dans « Liège Matin » et chaque après-midi vers 15h25 dans « Liège Aller-retour », il décortique des expressions de chez nous. Paul-Henri Thomsin, ex-enseignant, a
    toujours eu la passion du wallon. Depuis longtemps, il donne des conférences pour la faire connaître, pour faire apprécier ses richesses. Avec le temps, elles ont évolué, en multipliant les exemples de « liégeoiseries ». En 2007, il a publié un premier recueil de « Liégeoiseries » qui a attiré l’attention de Michel Vincent, alors présentateur de Liège Matin, sur VivaCité. Quelques mois plus tard naissait la rubrique « Les Liégeoiseries » sur Liège Matin. Neuf ans plus tard, elles sont toujours au rendez-vous. Et Paul-Henri Thomsin publie un deuxième recueil de « Liégeoiseries », celles qui ont été diffusées à la radio depuis deux ans et demi. Comment fait-il pour trouver toutes ces expressions typiques ? «

    J’écoute les Liégeois parler, je note leurs expressions, je les décortique et je les compare avec les expres- sions similaires en français. » Les rubriques durent une minute tout juste et, très souvent, les auditeurs apprennent pas mal de choses méconnues. Le succès est au rendez-vous. La preuve : Paul-Henri Thomsin poursuit au moins pour la saison prochaine. Avec une nouvelle présentation, histoire de rafraîchir un peu ses « Liégeoiseries ».


    Dans ce « Florilège de Liégeoiseries » qui vient d’être publié chez Noir Dessin, Paul-Henri Thomsin propose quelque Capture d’écran 2016-06-19 à 09.10.45.png500 expressions bien liégeoises. Et, en couverture, on trouve une illustration originale de François Walthéry. Quelques chiffres : tout au long de sa carrière de chroniqueur au service du wallon, Paul-Henri Thomsin a caculé qu’il a diffusé plus de 350 millions de billets d’humeur en région liégeoise. 350 millions ? « Oui, sourit-il. Depuis près de 30 ans, j’ai un billet hebdomadaire dans Vlan. Si on compte 250.000 exemplaires distribués chaque semaine, on arrive à ce total de 350 millions. » Bien vu... Il a aussi distribué plus de 120.000 mini-livres d’expressions wallonnes « Li walon avå les voyes » durant les mois de décembre, essentiellement sur le Village de Noël. Il a donné plus de 400 conférences et spectacles... 

    CHARLES LEDENT dans 7Dimanche du 19 juin 2016

     

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