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  • Des changements à Altembrouck

    Dans un reportage de TVL, on apprend que les vaches Wagyu vont bientôt disparaître du domaine où elles avaient été importées il y a une vingtaine d'années par un précédent propriétaire.

    Le journal "Het Belang van Limburg" a annoncé il y a quelques semaines que le château d'Altembrouck était passé dans les mains de "Saillant Hotels", groupe hôtelier qui exploite d'autres hôtels de charme dans le Limbourg hollandais. Ce groupe ne désire pas se lancer dans l'agriculture et "Natuurpunt" qui a aussi racheté 43 hectares supplémentaires du domaine n'a pas le personnel pour s'occuper de ces vaches dont la viande était pourtant un des attraits de l'hôtel Altembrouck.

  • Festival des jeunes musiciens

    C'est ce dimanche 18 novembre dès 14 heures que l'Harmonie "St-Martin" de Fourons organise son traditionnel "Festival des Jeunes Musiciens" en sa salle.  Celui-ci a été mis sur pied pour permettre aux jeunes musiciens de se présenter sur scène, en interprétant un programme adapté, et ce devant un public indulgent venu découvrir les talents de demain.

  • À l’Union des Agricultrices Wallonnes

    Amandine Vanderheyden, agricultrice à Teuven, mise à l'honneur par les UAW de Herve - Aubel, y a exposé son parcours pour la mise en place de sa Chèvrerie des Fous Ronds.

  • Dans les archives de l'UNION, le bulletin des anciens du Collège Saint-Hadelin

    Demande d’asile politique
    Sentant approcher la débâcle, Guillaume II fit appeler un représentant de l'ambassade de Hollande en Allemagne. Il lui enjoignit de partir immédiatement pour La Haye avec mission de demander asile politique pour l’Empereur d’Allemagne. C'était une mission délicate et protocolaire qui devait s'accomplir oralement. Le légat partit sur le champ et son passage au poste de frontière de Mouland fut noté le même jour, 9 novembre, dans la soirée.
    Le Kaiser s’impatiente
    Les événements, surtout la rébellion au sein de l’armée, se précipitaient. Le Kaiser n’attendit pas la réponse du gouvernement hollandais. D’ailleurs, le légat n'avait pas encore eu l’occasion de régler l'affaire à La Haye. Le lendemain 10 novembre, l’Empereur était, déjà à 6 heures du matin, à la frontière de Mouland. On ne savait donc rien ni au poste des douanes belges (occupé par des militaires allemands) ni au poste de garde militaire à la douane hollandaise. Ceci fut à l’origine des difficultés tragi-comiques qui suivirent.
    Prise d’assaut du territoire hollandais
    Le Kaiser avait une escorte de 9 automobiles transportant une vingtaine d'officiers. Les autos étaient barbouillées de boue pour les rendre méconnaissables, car ni le Kaiser ni ses officiers ne se sentaient en sécurité, même dans le voisinage de leurs propres soldats.
    Le groupe des autos s’arrêta à 300m de la frontière. Une des autos s’avança vers le poste de garde allemand et demanda passage sous prétexte d’avoir à parlementer avec la garde hollandaise. Les Allemands obéirent et enlevèrent la chaîne qui bloquait le passage. Instantanément l’ensemble des autres autos fonça sur le territoire hollandais.
    Le soldat Braeken et le sergent Pinckaers
    Le tour était joué, croyait-on. Oui..., mais un soldat hollandais de garde, armé et prêt à tirer, s’opposa au passage. Il ne savait d'ailleurs pas qui il avait devant soi.
    Le nom de ce simple soldat qui eut, sinon l’honneur, au moins la chance d’arrêter l'Empereur de toutes les Allemagnes, est passé dans l’histoire. Il s'appelait Gilles Hubert Braeken. Né à Gronsveld le 15 juillet 1891, il fut dans le civil valet de ferme et lors de la mobilisation générale incorporé au 48e bataillon de la garde territoriale. Après la guerre, il immigra en Belgique et mourut à Mortroux en 1966.
    Immobiliser un convoi n'était pas si difficile. Mais qu’en faire? Braeken héla son sergent : Pierre Pinckaers, qui était également de Gronsveld et y habitait encore en 1968. C'est du moins ce qui nous fut dit. Mais le village belge de Remersdael conteste cette identité. Il y eut en effet à Remersdael un Jules Pinckaers, né à Epen (Hollande), marié à Joséphine Loop, qui y mourut à 67 ans, le 23 février 1957.
    Qui a raison ? Le fait que le souvenir mortuaire du Pinckaers de Remersdael ne fait mention ni de son lieu de naissance ni de son rôle dans les événements du 10 novembre 1918 à Mouland, plaide en faveur de Pierre Pinckaers né à Gronsveld.
    « Jawohl » dit Guillaume
    Capture d’écran 2018-11-12 à 14.21.47.pngLe sergent tint conseil. On opina qu’on avait à faire à des déserteurs et qu’il fallait renvoyer toute la cohorte à l'autre côté de la frontière. C’est alors qu’intervint le receveur des douanes hollandais, le sieur De Graaf. Il n’avait somme toute rien à voir dans l'affaire. Mais son conseil fut heureux. « Internez-les, dit-il, on ne sait jamais ! On verra après ». Les militaires se rallièrent à son point de vue. Mais ce propos : « On ne sait jamais » éveilla la curiosité des soldats de garde. Ils se mirent à roder et à fureter autour dés autos. Tout à coup, un des leurs fut frappé par le singulier comportement d'un des captifs, qui était plus petit de taille que les autres et tenait obstinément la main gauche en poche. Il en fit la remarque aux autres ; et alors un des leurs s’écria : « C'est peut-être le Kaiser ! ». On sait en effet que Guillaume II était paralysé du bras gauche.
    Celui qui avait lancé cette hypothèse fonça droit sur l’homme en question et lui demanda brutalement : « Etes-vous l'Empereur ? » et celui-ci répondit piteusement : « Jawohl ! ».
    Le Kaiser à la station d’Eijsden
    La nouvelle de la présence du Kaiser provoqua un tohu-bohu général et déclencha, comme nous le dit notre correspondant, un marathon de communications téléphoniques dans tous les sens.
    Entretemps arriva en gare d'Eijsden un train blindé, qui venait sans doute de Liège où on le tenait prêt à toute éventualité.
    On y installa l’empereur. Mais le train ne partit pas. Il n'y avait encore aucune instruction de La Haye. Il est possible que le gouvernement hollandais, au courant des pourparlers d’armistice qui avaient lieu en ce moment, préférait attendre le résultat avant d’admettre le Kaiser sur son territoire.
    Le fait est que le train blindé restait en place. Bientôt une foule de badauds s’assembla à la gare. Il y en avait de tout genre, mais les réfugiés de Liège et de Vise étaient les plus remuants. On avait abaissé les stores du train, ce qui cependant ne devait pas empêcher Guillaume II d'encaisser la série d'outrages populaires qui lui furent lancés en toutes langues et sur tous les tons. Le train partit le lendemain dans la matinée, le 11 novembre 1918.
    Sic transit gloria mundi.

    1. Justin Ansay, prêtre et ancien professeur du Collège Saint-Hadelin de Visé. Extrait de « Union », Bulletin de l’Amicale des Anciens, 1968.

  • Réfection totale de la rue de Dalhem

    La rue de Dalhem à Visé (Nationale 604) va être totalement rénovée à la demande du SPW, Service Public de Wallonie.

    Les travaux débutent ce lundi matin à hauteur de la banque ING jusqu’aux Établissements Tossens situés au numéro 64. La société Gravaubel effectue dès ce lundi matin, et jusqu’au vendredi 16 novembre prochain, le fraisage de la route et des travaux préparatoires. Deux signaleurs sont présents pour aider les automobilistes et des feux tricolores ont été installés. L’accès aux commerces et aux habitations de la rue de Dalhem est toujours possible.

    FERMETURE COMPLÈTE

    Le lundi 19 novembre prochain ainsi que le mardi 20 novembre, la voirie sera totalement fermée à toute circulation et le stationnement sera interdit dès 6h du matin. L’accès aux Établissements Peuvrate et à l’AD Delhaize sera possible en voiture jusqu’à 14h à partir du rond-point de la place du Marché. L’accès aux piétons sera toujours possible. À noter encore que la rue Porte de Lorette sera mise en double sens de circulation sur son intégralité et la rue du Roua sera toujours bien un cul-de-sac. En cas de problème ou de retard pour ce chantier, ce sera le cas aussi le mercredi 21 novembre.

    Puis du jeudi 22 novembre au mardi 27 novembre, la rue de Dalhem sera à nouveau accessible mais en passage alterné réglementé par des feux tricolores. Et le mercredi 28 novembre, ce sera l’installation du nouveau marquage au sol avec une signalisation mobile. -

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 12 novembre 2018