Emploi des langues - Page 3

  • DÉFENDRE LE FRANÇAIS

    Si certains s’attendaient à voir le directeur des Francofolies de Spa devenir ministre de la Culture, il n’en est rien. Charles Gardier ne se dit pourtant pas déçu, bien au contraire. Il est surtout « très heureux pour Pierre-Yves Jeholet. C’est un poste de premier plan,Capture d’écran 2019-09-14 à 08.30.28.png avec des matières qui lui vont bien. C’est un beau défi qu’il relèvera, j’en suis sûr, de main de maître. C’est le ministre-président idéal ».

    Charles Gardier garde les pieds sur terre et pense déjà aux travaux qu’il y a à faire. « Je trouve que l’on ne défend pas assez la langue française. La preuve avec la Fédération WallonieBruxelles qui s’appelait anciennement Communauté française de Belgique. Ça veut tout dire ! », s’exclame le député. « Savoir parler anglais est une qualité presque indispensable à notre époque, mais ça ringardise la pratique du français. Il ne faut pas et on devrait s’inspirer d’autres communautés francophones comme le Québec qui est très bon dans la sauvegarde de la langue ».

    Pour pallier le manque de valorisation du français en Wallonie et à Bruxelles, Charles Gardier pense déjà à plusieurs projets qu’il garde pour le moment sous silence, mais qu’il proposera en temps voulu. 

    S.M.G. dans LA MEUSE VERVIERS du 14 septembre 2019.

    Dans LA MEUSE BASSE-MEUSE, on peut lire aussi cette phrase de Jean-Claude MARCOURT, désigné comme négociateur pour le gouvernement fédéral: "Ce qui me préoccupe, c’est l’intérêt des francophones."

  • Clash linguistique chez Vanden Borre

    Depuis 2008, le bourgmestre CD&V de la Ville de Renaix, Luc Dupont, ne s’en cache pas : il en a marre des facilités linguistiques (en matière administrative, note du blogueur) dans son entité. Un régime discriminatoire et coûteux selon lui. En 2018, une motion quasiment unanime du conseil communal renaisien voyait le dépôt d’une proposition de loi spéciale, pour abolir les facilités linguistiques dans la ville. En août dernier, le tribunal de première instance de Bruxelles déboutait les autorités communales de Renaix qui contestent ce statut linguistique spécial pour les francophones. Les autorités ont décidé de se pourvoir en appel. La poursuite de la procédure judiciaire a été confirmée par le bourgmestre,

    la cour d’appel de Bruxelles devrait rendre sa décision au courant de 2020. La semaine dernière, des actes de vandalisme, signés par les activistes flamingants du Taal Aktie Komitee, étaient commis. Ils ont barré les indications françaises des panneaux de signalisation.

    « SCANDALEUX »

    Dans ce contexte pesant, Yves Verdonck s’est rendu au magasin Vanden Borre de Renaix pour acheter une tablette. « Je n’ai pas eu de bonjour du vendeur qui n’a pas daigné parler français (alors que la législation linguistique en matière administrative n'est pas d'application dans un magasin où prévaut la liberté linguistique garantie par la Constitution belge, note du blogueur). Avec ma fille, nous avons fait un effort de compréhension en néerlandais, mais les termes étaient trop spécifiques ». Un couple a bien tenté de jouer les traducteurs mais le vendeur a refusé catégoriquement. « Je ne suis pas du genre à me plaindre, mais là, j’ai trouvé cette attitude scandaleuse. Sur le coup, j’étais tellement scotché, que j’ai acheté la tablette et suis parti sans rien dire ». Il a écrit à la maison mère de l’enseigne spécialisée en multimédia, qui n’a pas répondu à nos sollicitations. Un membre du personnel du magasin renaisein a qualifié le vendeur de « pur flamand » pour justifier son comportement.

    Q.M. dans LA MEUSE du 10 septembre 2019.

  • Vous pouvez recevoir "Le monde de l'eau" en français

    Il y a quelques semaines, la brochure de la société de distribution d'eau tombait dans votre boîte aux lettres ... en néerlandais exclusivement. C'est illégal et la société le sait.

    Le commissariat d'arrondissement des Fourons a pris les contacts nécessaires et la version française existe bien. Elle est même disponible en suivant ce lien.

    Reste à espérer que le prochain numéro de cette publication nous soit distribué dans les deux langues dans notre commune comme le prescrit la législation linguistique.

  • Elections et harcèlement linguistique

    Les Fouronnais ont reçu aujourd'hui leurs convocations pour les élections du 26 mai prochain.

    Pour bien harceler les Francophones - car c'était le but des circulaires Vandenbrande, Martens, Peeters et consorts - elles ont été envoyées en néerlandais uniquement.

    Ces convocations ne mentionnent même plus que vous avez le droit de les obtenir en français. C'est pourtant bien le cas et vous pouvez vous adresser pour cela au Commissariat d'arrondissement à Fouron-le-Comte, à l'administration communale à Fouron-le-Comte ou chez l'un de vos relais habituels, conseillers communaux ou conseillers de l'aide sociale, ou candidats R.A.L. ou administrateurs de l'Action fouronnaise, ou au siège de l'Action fouronnaise. Tous se feront un devoir de vous faire parvenir les convocations en français. 

    Comme pour les élections fédérales et européennes précédentes, vous pourrez aller voter à Aubel. Toutes les modalités seront expliquées dans le prochain numéro du FORON qui vous parviendra bientôt.

  • Conseil communal du jeudi 25 avril 2019

    Le président a ouvert la séance à 20 h.30 en excusant l’absence de notre conseillère Clotilde Mailleu, maman d’une petite Capucine depuis quelques jours. Il lui a adressé des félicitations au nom du conseil communal.

    Comme aucune question n’avait été transmise par les conseillers, le conseil a pu prendre immédiatement des décisions dans le cadre de la législation sur la protection des données. 

    Jean Levaux s’est opposé au collège à une décision concernant le détournement de la fabrique d’église de Fouron-le-Comte et là on ne comprend plus la logique du bourgmestre. Il s’est moqué pendant les deux dernières années du fait que José Smeets ne s’était jamais opposé aux décisions concernant les fabriques d’église et celle de Fouron-le-Comte en particulier, maintenant il fait pression sur Jean Levaux en tentant de lui interdire de voter négativement.

    Mais la fabrique d’église de Fouron-le-Comte semble être lâchée par l’évêché aussi puisque celui-ci s’oppose maintenant à l’éventuelle vente du presbytère. Il ne s’y serait cependant pas opposé s’il avait pu l’acquérir lui-même en faisant une bonne affaire sur le dos de la commune.

    Alors Huub Broers argumente : on désacralise des églises et on installe un bar dans la cathédrale d’Anvers, et, en même temps, l’évêché invoque un principe appelé « presbyterium » pour bloquer la vente publique du presbytère. Cette affaire n’est pas finie : on en parlera encore souvent et on paiera encore plus longtemps.

    La discussion sur le nouveau règlement pour les utilisateurs de la bibliothèque des Fourons (située à côté de l’école provinciale) permet à Jean Levaux et Michaël Henen de poser quelques questions amenant le bourgmestre à affirmer que cette bibliothèque est communale. Et le bourgmestre ajoute que le personnel est évidemment bilingue. D’où la question de Michaël Henen : « pourquoi l’enseigne est-elle unilingue et pourquoi les avis affichés sont-ils rédigés uniquement en néerlandais ? ».

    On entend alors l’homme qui, au conseil communal du mois dernier, se disait investi de l’application de la législation linguistique dans la commune, affirmer que ces indications resteraient exclusivement en néerlandais aussi longtemps que sa majorité serait au pouvoir !

    DSC04452.gifPuis, il a voulu faire de l’humour en annonçant l’organisation d’une excursion pour le conseil communal à Comines-Warneton pour aller vérifier l’application de la loi sur place. J’y suis allé et j’ai ramené cette photo du panneau d’affichage à l’entrée de la maison communale de Comines-Warneton. 

    Un autre point pour lequel il n’y a pas consensus au sein du collège est une convention avec VLM (Vlaamse Landmaatschappij), société terrienne flamande dont Huub Broers est président. Il a expliqué que VLM négocierait avec les propriétaires et les fermiers dans leur langue, qu’il s’agit d’un moyen d’aider l’agriculture et que VLM a acheté 17 hectares de terrains fouronnais l’an dernier, pour les revendre ou les céder, mais il n’a pas expliqué sur base de quels critères.

    Puis, il a lancé une attaque contre cette possibilité de non-consensus au sein du collège, qui, en fait, a été créée pour lui lorsqu’il était dans l’opposition. Il voudrait maintenant que l’échevin justifie son vote négatif et menace de ne plus porter le point à l’ordre du jour du conseil communal.

    Une fois de plus, il se place au-dessus de la loi (ou mieux « hors la loi ») car l’article 107 de la loi communale est clair à ce sujet. "Le collège des bourgmestre et échevins décide par consensus. À défaut de consensus, l'affaire est soumise par le bourgmestre pour décision au conseil communal. À cet effet, [par dérogation à l'article 86], le bourgmestre peut, si nécessaire, convoquer le conseil communal."

    Suivent quelques votes concernant Limburg.net et Fluvius. Tomsin et Nijssen sont mandatés pour représenter la commune à l’assemblée générale.

    A l’unanimité, les conseillers votent pour l’achats d’équipements pour les plaines de jeux de Rémersdael, Fouron-Saint-Martin et Mouland. Même unanimité pour la vente de 30 mètres carrés à un riverain à Mouland pour régulariser la construction d’un garage privé 

    La commune accepte la cession espaces publics et routes à l’intérieur du lotissement « Ingerveld » à Fouron-Saint-Martin. Un cahier des charges est établi pour des pistes cyclables « eurégionales » allant de Margraten à Berneau et de Warsage à Mheer via Platevoye et Mennekesput. Des budgets sont disponibles : 50 % sur les frais d’étude (avec un maximum de 20.000 €) et 50 % de 175.000 € de frais d’infrastructure avec un supplément de 25 % de la part de la province.

    Il est 21 h 27 lorsque commence le conseil de police qui n’a qu’un seul point à l’ordre du jour. Tout est dit dans la présentation par le président : il s’agit de l’achat d’une voiture anonyme d’interception. Elle doit être puissante et automatique. Ce sera une Skoda Superb Combi 4x4 de 206 kW diesel. Avec les équipements comprenant une valise ANPR (reconnaissance automatique des plaques) pouvant être utilisée dans d’autres véhicules, elle coûtera un peu plus de 60.000 euros. 13 voix pour et une abstention (Grégory Happart).

    La séance est levée à 21h38. La prochaine séance est fixée au lundi 27 mai 2019 (à 20 h ou 20 heures 30).