Emploi des langues - Page 5

  • 122 élèves de la province de Liège étudient aux Fourons

    Maxim Proesmans est assistant à l’Université de Liège. Cet ancien joueur du RFC Liégeois, originaire de Flandre, étudie en ce moment les « crossovers » de Belgique. Ou autrement dit, les étudiants qui passent la frontière linguistique pour aller étudier dans l’autre communauté.

    Pour ce faire, il a ressorti tous les chiffres du ministère flamand de l’enseignement des dix dernières années (2008-2017) et il a constaté qu’il y a de plus en plus d’étudiants wallons qui vont étudier dans l’enseignement néerlandophone.

    Un article à lire dans LA MEUSE du 16 mai 2018.

  • Illégal !

    Une plainte a été déposée contre cette plaque le 20 mai 2017. 

    Contrairement à l'ouverture pour les Francophones que revendique généralement notre administration communale, les arguments qu'elle a transmis à la Commission permanente de Contrôle linguistique sont beaucoup plus restrictifs: "Les citoyens qui entrent en Flandre via la frontière avec la Région wallonne ou avec les Pays-Bas sont ainsi avertis du statut unilingue de la région néerlandophone". Selon le raisonnement de l'administration communale fouronnaise, le panneau de signalisation en cause n'était donc pas contraire aux lois linguistiques.

    La Commission permanente de Contrôle linguistique a été claire (un vote du 8 décembre 2017 à la majorité des voix, moins deux voix de la section néerlandaise): que la signalisation relève de la commune ou de l'Agence flamande des Routes et de la Circulation, le panneau de signalisation aurait dû être rédigé dans les deux langues (en accordant la priorité au néerlandais) !

  • "rue Curé Veltmans"

    Une enquête de « commodo et incommodo » est ouverte en ce qui concerne la dénomination "rue Curé Veltmans" pour une nouvelle rue créée à Fouron-Saint-Martin sur les parcelles surlignées en jaune (près du monument Lecrenier +).

    FSM2.JPG


    Le dossier est déposé à la maison communale, à la disposition du public, du 22 janvier au 20 février 2018 (date de clôture de l’enquête), soit donc pendant 30 jours consécutifs, tous les jours ouvrables aux heures d’ouverture des bureaux.
    Les personnes qui ont des observations à faire peuvent pendant ladite période et jusqu’à la clôture de l’enquête, introduire leurs réclamations, par écrit, auprès du Collège des Bourgmestre et Échevins.
    Des réclamations verbales, peuvent être communiquées au Collège des Bourgmestre et Échevins pendant les mêmes heures d'ouverture des bureaux.

  • Un géant US s’intéresse au platdutch de chez nous

    Un géant américain actif dans la traduction et la reconnaissance vocale, Lionbridge, cherche des Belges dont le langage courant est truffé de mots et d’expressions bien de chez nous.Capture d’écran 2018-02-01 à 08.17.31.png

    Le mail est parti de Tampere, en Finlande, pour le compte d’un gros groupe américain, Lionbridge, à destination d’habitants de l’est de la province de Liège. Le but : trouver 200 habitants parlant le « low dietsch », ce qu’on appelle communément chez nous le « plat’ ». L’objectif est d’améliorer les systèmes de reconnaissance vocale mis au point par le groupe en tenant compte du vocabulaire, des accents et des intonations de tous les jours propres à la région. Pas que les mots issus du dialecte, mais aussi ceux relevant de la langue officielle, mais propres à la région. Ce que l’on nommerait des belgicismes ou des régionalismes, par rapport au français de France ou à l’allemand.

    Pour obtenir un résultat cohérent en région de « low dietsch », Lionbridge cherche un échantillon large et varié d’environ 200 locuteurs qui seraient d’accord d’être enregistrés, à domicile ou via GSM, durant une demi-heure. Les participants, majeurs, peuvent s’inscrire par mail. De plus, le groupe cherche des enquêteurs de terrain. Pour Leo Wintgens, spécialiste du « Ostbäljesch plat’ » et auteur de deux atlas linguistiques en répertoriant les variantes, « cette initiative paraît intéressante, pour autant que ce soit fait scientifiquement ». Ce qui semble être le but de Lionbridge qui s’enquiert notamment des origines du participant et d’éventuelles périodes où il aurait vécu à l’étranger. Le « Ostbäljesch plat » en question, souligne-t-il, relève du bas francique ripuaire ou francique carolingien. En Belgique, on le cause dans les Fourons et le nord de la Communauté germanophone, mais aussi dans les entités francophones de Plombières, Welkenraedt, Baelen et dans de vieilles familles aubeloises. Avec parfois des variations locales. Ainsi, pour désigner la cuisine, un Aubelois dira plutôt « de keuke », alors qu’à Hergenrath, ce sera « de köche ».

    Le bas francique ripuaire traverse les frontières. Côté allemand, dans la région d’Aix-la-Chapelle, il s’avance jusque devant les portes de Stolberg et d’Eschweiler. Aux Pays-Bas, dans la botte du Limbourg, on le parle jusqu’aux portes de Maastricht et vers le nord, jusqu’aux abords de Roermond. Au sud, dans notre Eifel, on parle encore le francique carolingien, mais il y est plus influencé par le parler d’Aix. Contrairement à d'autres, Lionbridge ne confond pas notre platdutch avec le dialecte limbourgeois (note du blogueur).

    Le groupe américain ne compte pas se limiter au francique carolingien. Il se lance aussi dans la collecte de données dans nos régions où l’on cause wallon et picard, par exemple. Mais là, le projet est moins avancé. Lionbridge est spécialisé dans la traduction, la localisation, l’interprétation, le développement et le test de logiciels. 

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 1er février 2018

    à noter  pour participer à la collecte des données : http://your_voice_fr-BE.register-lionbridge.com (qui vous promet même un indemnisation via PayPal)

  • Les francophones de Flandre attendent un organe pour les discriminations linguistiques

    Les associations qui représentent les francophones de Flandre appellent les partis politiques à enfin exécuter entièrement les lois de mai 2007 de lutte contre les discriminations. Un organe public doit être chargé des discriminations fondées sur la langue mais, depuis dix ans, cette disposition reste lettre morte. Les commissions de la Justice et de la Santé de la Chambre examineront mercredi le rapport de la commission d'évaluation de ces lois. Parmi les recommandations, il en est une qui vise la désignation d'un "organisme de promotion de l'égalité de traitement compétent pour le motif de la langue". "Nous attendons que cet organe soit désigné même si nous savons que ce sera difficile. La Flandre ne peut le refuser sinon cela signifie que l'exécution de la loi restera incomplète", a expliqué le secrétaire général de l'Association Pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Edgar Fonck. L'absence de cette désignation implique que les victimes d'une discrimination linguistique n'ont d'autre choix que de se tourner directement vers la justice. "Il n'y a pas un organe qui peut vous aider et, éventuellement, aller en justice. Cela veut dire que les gens laissent tomber ou bien supportent des coûts extrêmement importants", a ajouté M. Fonck. Unia dit recevoir régulièrement des plaintes fondées sur le motif linguistique. Dans certains cas, il peut apparaître que la discrimination est fondée indirectement sur un critère racial et le Centre peut agir. "Mais dans d'autres situations, par exemple lorsque quelqu'un subit un traitement moins favorable parce qu'il appartient à une certaine communauté linguistique belge, ce n'est pas possible. Même si certains actes ou propos visant un ou des membre(s) de la communauté flamande, française ou germanophone peuvent être ressentis par les intéressés comme une forme de racisme, la loi antiracisme ne s'applique pas en l'espèce", indique Unia. L'ex-Centre pour l'égalité des chances s'est proposé pour exercer cette mission. (Belga)