Faits divers - Page 3

  • Des Gilets jaunes liégeois cités à comparaître

    Le 26 décembre dernier, une septantaine de Gilets jaunes ont bloqué l’autoroute E25 à hauteur des Fourons, à la frontière avec les Pays-Bas. Ils ont entravé une bande de circulation à l’aide de palettes et de pneus qu’ils ont incendiés et ils ont lancé de gros pétards sur la route.

    La Zone de Police des Fourons a précisé qu’elle avait laissé faire durant quelques heures avant de déloger les manifestants à l’aide d’une auto-pompe, après avoir consulté les autorités administratives (bourgmestre et gouverneur) et judiciaires (procureur). Elle a également indiqué que plusieurs personnes et plusieurs véhicules avaient été identifiés. En outre, trois personnes ont été arrêtées et ont passé 16h en cellule après avoir dû se déshabiller complètement !

    D’AUTRES VONT SUIVRE !

    Et fin de la semaine dernière, plusieurs Gilets jaunes liégeois, qui ne sont pas les trois personnes arrêtées à Fourons après la manifestation, ont reçu, par courrier, une citation à comparaître devant le tribunal de Tongres pour entrave méchante à la circulation. La commune des Fourons dépend en effet de l’arrondissement judiciaire de Tongres.

    L’homme s’est rendu accompagné de son avocat en Cité ardente, plus précisément à la section homicide de la PJF, installée dans l’ancien palais de justice de Liège. Car c’est bel et bien la Crime qui est en charge de l’enquête. Une affectation qui s’explique par plusieurs facteurs : il s’agit d’un accident sur autoroute, territoire de la police fédérâle.

    On se souvient qu’en octobre 2015, 16 syndicalistes de la FGTB Métal avaient bloqué la circulation sur l’autoroute E40, à hauteur du viaduc de Cheratte et des feux avaient été allumés sur la voie publique qui avait été endommagée.

    En février dernier, la chambre du conseil de Liège a décidé de les renvoyer, devant le tribunal correctionnel.

    «Je pense que d’autres vont suivre et vont aussi recevoir des citations à comparaître. Ils veulent des exemples et effrayer nos rangs», indique un Gilet jaune liégeois. Interrogée à ce sujet, Catherine Collignon, premier substitut du procureur du Roi de Liège, indique que les personnes qui ont bloqué l’autoroute E25 LiègeMaastricht à hauteur de Visé, durant deux soirées à une semaine d’intervalle, pourraient également être poursuivies.

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 16 janvier 2019.

  • L’employé du Colruyt a abrité les clients lors d’un braquage

    Décidément, la soirée de vendredi passé aura été riche en événements dans la région de Visé. En plus de l’action menée par des « Gilets jaunes » liégeois sur la E25, un braquage est survenu aux alentours de 19h au magasin Colruyt, à Haccourt. Et durant ce hold-up, des clients ont trouvé refuge dans un frigo à viande du magasin.

    D'un article de LAURENT CAVENATI à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 15 janvier 2019.

  • Le chauffeur suspecté de meurtre

    Le parquet de Liège l’a expliqué, le conducteur du poids lourd n’a pas pu ne pas se rendre compte qu’il venait de renverser un piéton sur la E25. Surtout que son pare-brise était étoilé suite à un coup porté avec un outil quelques secondes avant de passer sous les roues du camion. L’acte volontaire semble donc tout doucement prendre le pas sur le simple accident « La qualification actuelle est meurtre mais il s’agit d’une qualification tout à fait provisoire à ce stade-ci de l’enquête », détaille Catherine Collignon. « Meurtre, car il ressort des premiers éléments qu’il s’agit d’un acte volontaire mais l’intention de commettre un homicide est quelque chose de très difficile. Je veux rester très prudente et il est possible qu’au terme de l’enquête, la qualification soit revue en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. »

    Qu’elle soit requalifiée ou pas, la prévention amènera, automatiquement, son auteur devant un juge du tribunal correctionnel pour répondre du délit. Le procès peut entraîner des peines plus lourdes que celles prononcées, habituellement, par le tribunal de police. Ce n’est donc pas un accident que devra juger le tribunal mais un acte volontaire, un délit.

    D'une page d'A. BISSCHOP à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 15 janvier 2019.

  • Le chauffeur du camion qui a tué Roger, un Gilet jaune, sur un barrage à Visé, a été arrêté aux Pays-Bas

    Le chauffeur du camion qui a tué Roger, un Gilet jaune, sur un barrage à Visé a été arrêté aux Pays-Bas, annoncent les médias néerlandais citant des sources proches de l’enquête.

    Cette interpellation suit une conférence de presse du parquet belge en début de soirée. Les enquêteurs avaient indiqué être à la recherche d’un Néerlandais qui avait repris la route après avoir renversé un manifestant.

    Le conducteur de 56 ans a été intercepté près de Tilburg, là où avait été retrouvé son camion. Selon les médias néerlandais, la police locale l’avait repéré depuis plusieurs heures mais attendait de pouvoir agir grâce au mandat d’arrêt européen qui avait été lancé pour intercepter le chauffeur de nationalité néerlandaise.

    (Une information de SudInfo.be )

  • LE CHAUFFEUR DU POIDS LOURD A PRIS LA FUITE

    Roger Borlez, un habitant de Liers, est le premier Gilet jaune à perdre la vie lors d’un barrage filtrant installé, vendredi soir, sur la E25. Le responsable de l’accident a pris la fuite. Vendredi, sur le coup de 23h, il n’avait toujours pas été localisé. S’estil seulement rendu compte qu’il venait de percuter Roger ?

    Branle-bas de combat, vendredi, en début de soirée, sur l’autoroute E25, dans le sens LiègeMaastricht, à hauteur de Visé, où les Gilets jaunes ont mené une action qui s’est soldée par un décès. Un Gilet jaune, Roger Borlez, un habitant de Liers qui travaillait chez Intradel, a été renversé par un camion immatriculé aux Pays-Bas, sous les yeux de son épouse, Jacqueline.

    Un article d'ARNAUD BISSCHOP (AVEC L.C.) à lire dans LA MEUSE du 12 janvier 2019.