Personnalités - Page 2

  • Le directeur de Liege Airport au tribunal parce qu’il gagne moins

    Ce jeudi, le conseil d’administration de Liege Airport va devoir se pencher sur une question assez particulière. En effet, son propre directeur général a déposé plainte devant le tribunal du travail parce que son employeur lui a raboté son salaire de 38 % ! Publifin étant passé par là…

    C’est le journal Le Soir qui a lancé l’information. Luc Partoune a en effet entamé une action devant le tribunal du travail de Liège parce que son salaire avait été réduit de 160.000€ par an d’un seul coup, sans même lui demander son avis, passant de 420.000 à 260.000 € par an. Et si on ne lui a pas demandé son avis, c’est simplement parce que le décret « bonne gouvernance » de la Région wallonne était entre-temps passé par là, obligeant tous les gestionnaires de filiales à capitaux 100 % publics, dans des secteurs non-concurrentiels, à revenir à un plafond de 260.000€ par an.

    POUR STÉPHANE MOREAU

    Taillé sur mesure pour Stéphane Moreau et consorts, suite au scandale déclenché par l’affaire Publifin, ce décret a eu des répercussions dans d’autres filiales ou sociétés publiques. Notamment à Liege Airport qui est une filiale à 50 % de Nethys et Ethias, à 25 % de la Sowaer et à 25 % des Aéroports de Paris.

    Ce que n’a visiblement pas apprécié Luc Partoune, en poste depuis 1990 et qui pense ne pas avoir démérité dans sa fonction. Avec comme dernier fait d’armes, la venue du géant chinois Alibaba.

    Que va donc décider le conseil d’administration de Liege Airport vis-à-vis de son dirigeant principal qui le traîne ainsi en justice ? Le vice-président actuel, José Happart, n’a pas voulu commenter la nouvelle. De même que Luc Partoune, actuellement en voyage d’affaires au Qatar. D’autant plus qu’avec 20 ans d’ancienneté, un licenciement coûterait très cher. Un début de réponse sans doute ce jeudi soir.

    L.G. dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 7 février 2019.

  • L’architecte du CHU de Liège est mort

    C’était un des architectes liégeois les plus connus avec Claude Strebelle. Charles Vandenhove est décédé mardi à Liège, à l’âge de 91 ans.

    898F31EC-C608-4E72-906F-6CC7B6DC5122.jpegNé à Teuven (Fourons), il a étudié à Saint-Luc avant de rejoindre le Bois de la Cambre à Bruxelles. Après de multiples créations, il se voit confier en 1962 l’œuvre de sa vie : le nouvel hôpital que l’université veut construire au Sart Tilman.

    Il lui faudra 26 ans pour en venir à bout. Il fera l’objet de nombreuses polémiques, notamment sur le coût parfois exorbitant des équipements. Mais il voulait que le lieu même soit tellement beau « qu’il aide déjà à guérir le malade ».

    Parallèlement, il poursuit d’autres chantiers : les bâtiments de l’Éducation Physique du Sart-Tilman en 1963, la Maison Wuidar à Esneux en 1974. À Liège, on lui doit la rénovation de l’hôtel Torrentius, rue Saint-Pierre, la construction du Balloir et la rénovation totale de la Cour Saint-Antoine (entre Féronstrée et Hors-Château).

    En 1985, il obtient son premier chantier à Bruxelles. Et non des moindres puisqu’il s’agit de la rénovation de l’Opéra royal de la Monnaie.

    Un chantier réalisé de main de maître et qui lui vaut l’attention de Paris. En 1995, il est en effet désigné pour réaliser la rénovation complète du théâtre des Abesses, situé près de Montmartre. Outre le théâtre, il réalise également une crèche et une soixantaine de logements. Suite à cette renommée parisienne, il réalisera ensuite de nombreux ensembles de logements aux Pays-Bas, et plus singulièrement à Maastricht.

    UN GÉNÉREUX MÉCÈNE ?

    Il était aussi l’architecte de la nouvelle maison de l’asbl «SansLogis», rue Saint-Laurent à Liège. À la tête d’un bâtiment qui prenait l’eau, ses gestionnaires avaient reçu, un peu avant le Noël de 2011, une somme de trois millions d’euros d’un mystérieux donateur. Avec elle, ils devaient commander à cet architecte un nouveau bâtiment pour accueillir leurs protégés. Même si ce généreux mécène ne s’est jamais fait connaître, tout le monde s’est toujours demandé si ce n’était pas Charles Vandenhove lui-même.

    Sans enfant, il s’était passionné avec son épouse pour l’art contemporain et il était à la tête d’une très belle collection. Suite à ses nombreuses frictions avec les autorités politiques liégeoises, il n’a pu trouver un écrin qui lui convenait à Liège. Et en 2004, il l’a confiée à l’université de Gand qui a construit un bâtiment pour exposer sa collection au grand public.

    ARCHITECTE POLÉMIQUE

    Architecte de génie mais aussi intransigeant car il considérait toujours ses constructions comme des œuvres d’art, il n’était plus question d’y toucher par la suite. Ce qui posa parfois des problèmes très fonctionnels comme pour l’entrée principale du CHU (qui n’existe pas vraiment) ou les pavés descellés de la cour intérieure auxquels on ne pouvait pas toucher...

    Fait chevalier par le Roi Albert II en 2003 et docteur honoris cause de l’Uliège en 2016, Charles Vandenhove sera enterré ce samedi à 10 heures à l’église Saint-Jacques. 

    LUC GOCHEL dans LA MEUSE du 24 janvier 2019

  • Jean-Marie Happart devant la justice pour un dossier du circuit de Francorchamps

    En mars prochain comparaîtront quatre prévenus renvoyés devant le tribunal correctionnel de Liège pour faux, usage de faux ou encore entrave aux marchés publics dans le cadre du circuit de Spa-Francorchamps. Parmi ceux-ci, on retrouve ni plus ni moins que l’actuel député provincial liégeois et ancien bourgmestre de Malmedy, le MR André Denis, par ailleurs toujours administrateur de l’intercommunale du circuit !
    Jean-Marie Happart, ensuite. Ancien vice-président du Sénat, le socialiste a surtout été, durant des années et des années, l’homme fort du circuit de SpaFrancorchamps, où on lui avait même confectionné un poste sur mesure controversé qui a, depuis près de deux ans maintenant, été supprimé.
    C’est d’ailleurs au célèbre circuit automobile que cette affaire est liée.

    Une affaire qui a donc débouché sur l’inculpation puis le renvoi de quatre protagonistes devant la justice liégeoise pour une série de préventions économiques et financières « classiques », à savoir faux, usage de faux et entrave aux marchés publics, notamment. Outre André Denis et Jean-Marie Happart, on retrouve celui qui a été directeur technique du circuit durant 28 ans, Pierre Abad-Perrick, ainsi qu’un certain M. Lejeune, ingénieur de la Région wallonne.

    D’une page de GASPARD GROSJEAN dans LA MEUSE du 21 janvier 2019.

  • « Je n’ai rien à déclarer »

    BADAA38F-F022-43A6-983E-889171DACFDC.jpegSénateur durant 16 ans, le socialiste Jean-Marie Happart a également longtemps été aux manettes de l’intercommunale qui gère le circuit de Spa-Francorchamps. Il nie toute implication dans cette affaire judiciaire. « Ce n’est pas une affaire neuve. Je n’ai rien à déclarer. J’ai dit que je n’avais rien à voir avec ce dossier. La justice est une grande dame qui aime attendre… On verra bien en mars prochain. Pour le reste, pas de commentaire. »

  • Le témoignage de Jean-Marie Happart à propos d'André Maes

    André Maes tire sa révérence, au circuit de Spa-Francorchamps. Il est pensionné depuis le 31 décembre. L’occasion de revenir sur le parcours d’un personnage-clé du plus beau circuit du monde, artisan du maintien et du retour de la F1, notamment grâce aux bonnes relations qu’il avait tissées avec Bernie Ecclestone.

    Capture d’écran 2019-01-07 à 07.54.33.png« Avec le départ d’André Maes, c’est une page de l’histoire du circuit qui se tourne. Il est probable que sans lui, on n’aurait pas récupéré la F1 Ses relations avec Bernie Ecclestone étaient importantes. Il a joué un rôle difficile et on lui a parfois fait des misères. Je l’ai toujours considéré comme un ami. Il est intelligent. Il sait ce qu’il veut et toucher qui il faut au bon moment. (...) De telles personnalités, il n’y en a pas des masses dans la région. C’était un organisateur d’événements. »

    D'un article d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 7 janvier 2019