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  • Trois Gilets jaunes ont été arrêtés par la police de Fourons. Ils dénoncent leurs conditions de détention

    Mercredi soir, plusieurs dizaines de Gilets jaunes ont mené une action à la frontière avec les Pays-Bas, sur la E25. Trois d’entre eux ont été arrêtés par la police de Fourons. Qui, selon eux, a fait preuve d’un peu trop de zèle. Ils ont dû se mettre nus et ont passé près de 16 heures de en cellule.

    « J’ai été traitée comme une criminelle, comme une meurtrière. Alors que j’ai juste voulu soutenir un mouvement qui manifeste contre des lois ineptes. » Chantal Saroléa, une infirmière de 62 ans de Juprelle, ne peut toujours pas retenir ses sanglots quand elle évoque cette nuit de jeudi à vendredi qu’elle a passée en cellule. Quelques heures plus tôt, elle avait rejoint le mouvement des Gilets jaunes, qui menaient une action sur l’autoroute E25, à la frontière néerlandaise. Une première pour elle. Mais dont elle se souviendra longtemps.

    Ce soir-là, la police de Fourons a décidé de déloger les manifestants à coups d’arroseuses et a procédé à trois arrestations. Mme Saroléa, ainsi que David Van Steenhoven et Nadia, de Saint-Nicolas, sont accusés d’entrave méchante à la circulation.

    « On m’a arrêtée parce que je n’ai pas quitté les lieux quand ils en ont donné l’ordre, explique Chantal Saroléa. Mais d’un autre côté, quand on fait une action, ce n’est pas pour fuir comme des lapins dès que la police l’exige… »

    « JE REPARTAIS »

    Pour David Van Steenhoven et sa compagne, c’est encore différent. « On était dans notre voiture, j’étais en train de programmer le GPS pour repartir, se souvient-il. C’est vrai que ça prenait un peu de temps, mais les ‘Robocop’ sont arrivés et nous ont sortis de la voiture. ils m’ont ensuite plaqué au sol et attaché avec un collier colson. » Les trois Liégeois ont ensuite partagé la même (més)aventure.

    Ils ont tout d’abord été amenés au commissariat de police de Hermalle, sous le coup d’une arrestation administrative, avant d’être transférés dans la nuit à Bilzen. « Et là, on a été privés de ous nos droits, s’insurge Chantal Saroléa. Arrivés là-bas, ils nous ont dit qu’il s’agissait finalement d’une arrestation judiciaire. On n’a eu le droit de prévenir personne, je n’ai même pas pu téléphoner. » Ce que confirme son époux : « Je ne savais pas où elle était. Ce n’est qu’à 5h que la police de Hermalle m’a téléphoné, pour me demander s’il était vrai que mon épouse avait besoin de médicaments. » Tous ont été fouillés à plusieurs reprises. « Et la dernière fois, c’était une fouille au corps. On a dû se déshabiller complètement. »

    LEURS GSM SAISIS

    « Ma compagne a dû se mettre nue devant une policière, mais derrière, il y avait un homme », tonne M. Van Steenhoven. Leurs téléphones ont également été saisis et ne leur ont toujours pas été rendus. Même après les 16 heures qu’ils ont passées en cellule avant d’être enfin remis en liberté. 

    Tous estiment donc ces mesures à leur égard injustifiées. D’autant qu’aucun d’entre eux ne pouvait se prévaloir d’un passé douteux, estiment-ils. « Je n’ai pas lancé de palettes, je n’ai pas brûlé de pneus, je n’ai pas de casier judiciaire, précise M. Van Steenhoven. Au contraire, j’ai travaillé pendant 14 ans au parking et à la sécurité du Standard en collaboration avec la police. » « Je n’ai pas de casier non plus, termine Mme Saroléa. Je n’ai jamais rien fait. Et on ne peut pas dire que je sois menaçante : j’ai 62 ans et je fais à peine 60 kilos. Et pourtant, on m’a traitée comme une criminelle. »  

    GEOFFREY WOLFF dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 31 décembre 2018.

    La justification de la police des Fourons a déjà été publiée sur ce blog. Et en lisant les commentaires publiés sur Facebook, on constate l'effet positif d'un dialogue avec certaines personnes. Félicitations pour cela à celui qui est responsable de la page Facebook de la police des Fourons.

  • La police des Fourons a fait face aux gilets jaunes et a dégagé l'autoroute

    La police des Fourons communique: 

    Le deuxième jour de Noël, nous avons eu la visite d' environ septante gilets jaunes qui bloquaient la circulation et faisaient action sur la E25 [à Mouland], près de la frontière. De lourds pétards ont été utilisés et des palettes en bois ont été incendiées.

    Avec respect pour leurs conviction et leur mécontentement, nous sommes entrés dans la conversation et les avons laissés agir pendant quelques heures.

    Toutefois, l'action risquant de dégénérer en danger pour les chauffeurs routiers mécontents et eux-mêmes, en concertation avec les autorités administratives (bourgmestre et gouverneur) et judiciaires (procureur) et le directeur administratif de la police fédérale, nous avons décidé de mettre fin à l'action pour dégager l'autoroute et libérer les camions immobilisés dans la circulation.

    Cela a finalement été fait en utilisant un canon à eau et des policiers en équipement [antiémeutes]. Notre équipe, assistée de collègues, a travaillé en profondeur et a évacué le pont. Des personnes et des véhicules utilisés ont été identifiés et 3 personnes ont été arrêtées pour obstruction malveillante de la circulation. Celles-ci ont été relâchées après audition.

    Nous voudrions remercier les collègues de la police néerlandaise, des zones locales Bilzen-Hoeselt-Riemst, Basse-Meuse et Carma, la police de la route fédérale du Limbourg et de Liège et les autres collègues de la police fédérale pour leurs efforts et leur aide. Personne n'a été blessé!

    Merci également aux services logistiques qui ont nettoyé les décombres et dégagé le chemin.

  • Fin de la période d'amnistie dans le cadre de la législation sur les armes!

    La période d'amnistie pour la régularisation des armes à feu et de leurs munitions (par reconnaissance, autorisation, neutralisation à vos propres frais, transfert ou distance), instituée par la loi du 7 janvier 2018 à compter du 1er mars, prend fin le lundi 31 décembre 2018!

    Les déclarations faites après le 31 décembre 2018 en vue de la demande de reconnaissance entraînent l'irrecevabilité de cette demande et peuvent donner lieu à une saisie de l'arme à feu et / ou des munitions et à des poursuites judiciaires.

    Vous ne pouvez vous présenter que sur rendez-vous à notre service des armes via le numéro de téléphone général: 04 / 381.99.99 (pendant les heures de bureau) ou l'adresse mail générale: PZ.VoerenFourons@police.belgium.eu , après quoi le responsable l’INP Bart Vanhaeren prendra contact avec vous dans les meilleurs délais.

    (Un communiqué de la Police des Fourons)

  • Devenu policier par hasard, Alain Remue fait son boulot avec énormément de cœur.

    MURIEL SPARMONT consacre 2 pages de LA MEUSE du 14 décembre 2018 au célèbre policier Alain Remue de la cellule des personnes disparues. 

    Il y raconte notamment son parcours qui est passé par les Fourons (comme beaucoup de gendarmes flamands de son âge): 

    • Il entrera à la gendarmerie de Gand, après ses humanités, en septembre 1978. Il évoluera toujours. Sous-officier d’élite à Bruxelles, il vivra le drame du Heysel, les problèmes communautaires dans les Fourons… Il sera dans les services d’ordre, casque et bouclier à la main sur le terrain. Il travaillera aussi à la BSR de Gand, dans la brigade des stups. Il sera ensuite instructeur à l’école de gendarmerie de Bruxelles. Il retournera à l’école entre 1993 et 1995 pour passer les examens d’officier à la gendarmerie ;
    • En 1996, il a la chance de pouvoir suivre une formation en Virginie, avec des agents du FBI (comme Ronin Cox, le chef de la zone de police des Fourons, qui a fait un stage au FBI cette année);
    • Depuis 23 ans, il a intégré la Cellule des personnes disparues de la police judiciaire fédérale. Il en est le responsable.
  • La lutte continue contre le tourisme de la drogue

     Dans la nuit du samedi 17 au 18 novembre, la police locale des Fourons a effectué des contrôles du tourisme de la drogue pendant plusieurs heures avec le soutien de la police fédérale.
    Vingt personnes en possession de stupéfiants ont été arrêtées lors de ces inspections.
    Toutes les drogues ont été confisquées et les procès verbaux nécessaires ont été rédigés.