Santé - Page 5

  • Du côté de Comines: les villages frontaliers désormais déserts

    En Belgique, dans le village du Bizet, les commerces étaient presque exclusivement fréquentés par des Français, attirés par des prix plus compétitifs, avant la crise du coronavirus. Depuis le mois de mars, les clients ont simplement disparu. La frontière est presque invisible, mais bel et bien fermée. Le village de 3000 habitants s’est endormi. "C’est la première fois depuis 40 ans que la frontière est fermée", raconte un habitant.

    Une amende de 250 euros

    -30% de chiffre d’affaires ont été observés pour le pharmacien, -90% pour le chocolatier. Même les grandes enseignes ont dû fermer certaines boutiques. Les rares enseignes qui restent ouvertes, comme le tabac, sont presque vides. Le constat est le même pour le magasin de bière. Le propriétaire a même été contraint de fermer certains après-midi, faute de clients. "Les Français représentent 95% du chiffre d’affaires dans le magasin, c’est compliqué", rapporte un salarié. En cas de dépassement de la frontière, les Français s’exposent à une amende de 250 euros.

  • Les Belges peuvent désormais se rendre dans leur résidence secondaire

    Le Conseil national de sécurité (CNS) a trouvé un consensus concernant la levée de l’interdiction de séjour dans les secondes résidences.

    En principe, cette levée d’interdiction ne devait pas intervenir avant le 8 juin dans le cadre d’une nouvelle phase du plan de déconfinement. Un accord est toutefois intervenu sur la mesure au sein du comité de concertation samedi, a indiqué M. Jambon, et, ce mercredi matin, un conseil national de sécurité électronique l’a approuvé à l’unanimité.

    Comme prévu, un arrêté ministériel publié ce mercredi soir a officialisé la mesure: « Les personnes sont tenues de rester chez elles ou dans une résidence secondaire dont elles sont soit propriétaires, soit locataires pour une durée d'au moins un an, à l'exclusion des résidences secondaires mobiles qui n'ont pas encore été installées sur un emplacement fixe », peut-on lire dans l’arrêté.

    Des précisions sont également apportées concernant les conditions à respecter: « Quand une personne d'un ménage est invitée chez une autre personne ou au sein de sa résidence secondaire, c'est l'ensemble de son ménage qui s'engage et même si elle se rend seule au rendez-vous [...] Les membres du nouveau "groupe" ainsi constitué ne peuvent pas recevoir chez eux ou au sein de leur résidence secondaire d'autres personnes ou être reçus par d'autres personnes. »

     

    Lire la suite

  • La réouverture des frontières avec nos pays voisins? A deux conditions, selon le ministre des affaires étrangères Philippe Goffin

    Le ministre des affaires étrangères, Philippe Goffin, s’est entretenu avec ses homologues français, néerlandais, allemand et luxembourgeois, afin d’envisager la levée progressive des restrictions aux 1.385 kilomètres de frontières communes avec ces quatre pays à la suite du début du déconfinement.

    « Durant la crise, la Belgique a su trouver un bon équilibre entre les aspects sanitaires, humains et économiques. Tout en limitant fortement les voyages non essentiels, la Belgique a pu continuer à jouer son rôle de plaque tournante logistique afin de permettre à de nombreux citoyens européens de rentrer chez eux. D’autres aspects doivent maintenant être envisagés comme les visites à des proches à l’étranger, les achats habituels fait dans les pays voisins, la continuité de l’entretien des biens immobiliers à l’étranger… », a précisé M. Goffin (MR) dans un communiqué.

    Selon le chef de la diplomatie belge, une levée des restrictions ne peut se faire qu’à deux conditions : d’abord une même approche face à la maladie de part et d’autre de la frontière et un niveau de contamination maîtrisé et ensuite une réouverture pleinement concertée avec les autres Etats.

  • Le port du masque, obligatoire pour tous, au marché de Visé

    Capture d’écran 2020-05-19 à 08.20.42.pngComme annoncé dans nos précédentes éditions, le marché hebdomadaire de Visé sera à nouveau présent ce mercredi 20 mai après deux mois de fermeture.

    Il y aura 45 ou 46 échoppes au maximum, à savoir les abonnés et les vendeurs de produits de saison (pommes de terre, fraises, ...).

    Mais il a été décidé ce lundi par les autorités communales visétoises que finalement, en plus des vendeurs et du personnel des échoppes, tous les clients devront porter un

    masque.

    « Nous distribuerons des masques à l’entrée du marché à celles et ceux qu n’en auront pas et il y aura deux distributeurs de gel hydroalcoolique. Il y aura pour ce marché une entrée et une sortie séparée place Reine Astrid et une entrée et une sortie séparée place de la Collégiale. La circulation se fera dans un seul sens à l’aide de barrières nadar et de rubalises mais il sera possible de traverser pour aller à l’étal de son choix. Il y aura deux policiers pour la prévention qui seront présents de 7h30 à 14h30 sur le marché. Il y aura aussi des agents APS à chaque entrée et à chaque rue perpendiculaire du marché », détaille la bourgmestre de Visé, Viviane Dessart après examen de la circulaire ministérielle du Conseil national de sécurité.

    Il y aura une distance de six mètres entre chaque échoppe. Il n’y aura pas de table ni de mange-debout pour l’arrêt des clients. Il n’y aura pas de drapeaux, ni d’ardoises ni de présentoirs ni d’autres dispositifs installés par les ambulants.

    Il est demandé au public de se rendre au marché pour y effectuer ses courses et non pour y flâner.  

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 19 mai 2020

  • La COVID et la distanciation physique: deux occasions de parler français convenablement

    Après cette démonstration claire et nette de notre ami Pierre-André Comte, voici encore une mise au point de l'Académie française: 

    Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, « Bureau fédéral d’enquête », de la CIA, Central Intelligence Agency,« Agence centrale de renseignement », puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence. Corona virus disease – notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel – signifie « maladie provoquée par le corona virus (“virus en forme de couronne”) ». On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie. Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19 ? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus. Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque. Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien.