Solidarité - Page 4

  • Un calendrier contre le cancer du sein

    Des infirmières, esthéticiennes et patientes se mobilisent à Visé.

    Derrière l’édition du calendrier, il y a un message : le cancer du sein ne doit pas être une fatalité.

    Le cancer du sein chez la femme (80 hommes en sont aussi victimes chaque année en Belgique) demeure un fléau. Les chiffres le démontrent. Afin de faire progresser la recherche mais aussi de sensibiliser au dépistage précoce, chaque action compte. Depuis plusieurs années, des infirmières et des patientes de la clinique du sein de Notre-Dame à Hermalle (Visé) mènent des actions.

    « Nous sommes engagées au niveau du Relais pour la Vie à Visé », nous explique Sabine Scholz, une des infirmières. « C’est dans ce cadre que l’on cherche des activités afin de faire un don à la Fondation contre le cancer. »

    UN CALENDRIER SEXY

    Et pour l’heure, c’est un beau projet qui est en passe de se concrétiser. Beau mais aussi très symbolique.

    « Nous allons en effet éditer un calendrier « seins nus ». Enfin, ce sera avec nos « seins nus » mais cachés par desCapture d’écran 2017-04-18 à 07.38.57.png objets synonymes de sein. Sur chaque photo, il y aura une association entre une patiente et un membre du personnel soignant.

    On veut ainsi parler de la maladie mais aussi de la prévention qui est importante. En y associant des femmes qui achèvent leur cycle de traitement. » Outre la sensibilisation, il y a aussi un message d’espoir qui est diffusé : le cancer du sein n’est pas une fatalité. « Avec ce calendrier un peu sexy, on fait passer le message sans être lourd, sans dramatiser », nous confie une des patientes.

    Les derniers shootings auront lieu dans les semaines à venir. Avant que le calendrier ne soit imprimé. « Nous avons espoir d’en vendre 400 dans un premier temps », conclut Sabine Scholz.

    Si le succès est au rendez-vous, des rééditions seront possibles. « Ce succès qu’on espère, il sera dû aussi à l’aide des esthéticiennes sociales qui sont à nos côtés et à un photographe professionnel qui réalise les clichés gracieusement. » La vente débutera dans quelques mois.

    N.LD dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 18 avril 2017

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  • Des sanctions à retardement

    Toute personne de plus de 25 ans habitant sur le territoire d'une commune située en Flandre doit payer 50 € (ou 25 € dans certains cas) à cette caisse, soit via sa mutuelle, soit directement à la La Vlaamse Sociale Bescherming (Protection sociale flamande), souvent aussi appelée "Zorgkas".

    Loin d'être un modèle en matière de tolérance linguistique, ce service du gouvernement flamand sème même l'inquiétude en Flandre. C'est le journal "Het Belang van Limburg" qui rapporte aujourd'hui le cas d'un couple âgé pour lequel les interventions de la "Zorgkas" seront retardées de 8 mois parce que ces gens ont eu deux retards de paiement de leur cotisations.

    700.000 "Flamands" seraient concernés par ces sanctions. Et parmi eux, combien de Francophones qui ont d'abord dû réclamer les bulletins de paiement en français, sans nécessairement les recevoir de cette administration malveillante?

    Besoin d'aide pour régulariser votre situation? Allez voir votre mutuelle ou un assistant social du C.P.A.S. des Fourons.

  • Intervention des pompiers fouronnais à Sippenaeken

    Les pompiers fouronnais ont été appelé en renfort pour l'incendie d'une ferme à Sippenaeken.

  • La Flandre lance sa sécurité sociale propre

    Ce n'est pas une surprise: une sécurité sociale "à la flamande" figure dans l'accord de gouvernement de l'équipe menée par le N-VA Geert Bourgeois et c'est aussi la volonté du ministre de tutelle de la Santé, le CD&V Jo Vandeurzen.

    Dans le cadre de ses compétences encore élargies par la sixième réforme de l’État au 1er janvier 2014, la Flandre entend en effet jeter les bases d'une protection sociale flamande. Avec une politique de soins à part entière et une assurance maladie ciblée sur les personnes âgées, handicapées ou celles nécessitant des soins de longue durée ou une assistance plus ou moins permanente. Avec des droits et des prestations personnalisées accordées sur base d'une résidence en Flandre.

    Le Parlement flamand approuvera aujourd’hui un décret sur la protection sociale flamande. Elle couvrira provisoirement trois secteurs pour ceux qui ont besoin de soins et d’aide de longue durée. Le but est d’étendre la sécurité sociale flamande en une couche flamande se superposant à la sécurité sociale belge.

    Toute personne de plus de 25 ans paie en Flandre 50 € (ou 25 € au tarif réduit) de participation à la caisse Capture d’écran 2016-06-15 à 09.56.34.pngd’assurance sociale flamande (Agence Soins et Santé ou « Vlaamse Zorgkas »). Celle-ci offre aux personnes fortement dépendantes, qui résident par exemple en maison de soins, une intervention mensuelle de 130 € pour des soins non-médicaux. Il s’agissait en 2013 de 231.517 personnes. 

    Grâce à ses nouvelles compétences, la Flandre va donc ajouter des secteurs, comme l’aide aux personnes âgées. 106.000 personnes avec un degré réduit d’autonomie en bénéficieront l’an prochain et recevront, sur base des revenus, entre 1000 et 6.500 euros par an. Elle y ajoutera aussi l’aide budgétaire de base pour un handicap reconnu. Il s’agit d’un montant forfaiture mensuel de 300 € dont 6.200 adultes pourront bénéficier.

    Le ministre Vandeurzen (CD&V) estime qu’environ 350.000 personnes seront aidées financièrement pour un montant total annuel de 700 millions d’euros. Concrètement, les mutuelles sont les interlocuteurs pour obtenir cette aide et la fameuse « Zorgkas » dont nous connaissons l’intransigeance linguistique.

    Vandeurzen promet aussi qu’aucune augmentation de la cotisation individuelle de 50 € n’est à l’ordre du jour. Mais d’autres changements sont déjà prévus pour 2018.

    (D’après un article du journal « De Standaard » du 15 juin 2016).

  • Michel, fils de José Smeets, est un héros

    Lundi, aux alentours de 1h du matin, un incendie s‘est déclaré au n° 5 de la rue Joseph-Muller, à Warsage. Si le père de famille a réussi à sortir de l’habitation, son épouse et leurs trois enfants sont restés coincés. C’était sans compter sur le courage de leur voisin, Michel Smeets, 28 ans, fils de José Smeets, échevin francophone des Fourons.

    Michel Smeets n’est pas près d’oublier de si tôt la nuit de dimanche à lundi. Grâce à son énorme courage, il a sauvé la vie de quatre personnes. Quatre de ses voisins, les Antoine, qui auraient pu mourir dans l’incendie qui ravageait leur maison. Il revient pour nous sur les circonstances qui l’ont mené à faire cet acte héroïque. « On était au lit quand, vers 1h du matin, j’ai été réveillé par un cri et une explosion. Au départ, j’ai cru à un accident de voiture et je suis sorti dans la rue pour voir ce qui se passait. C’est là que j’ai vu mon voisin, Henri, qui criait « au secours ». Il m’a expliqué que sa maison était en feu et que sa famille était coincée dedans ». À l’intérieur, Valérie, 44 ans, et les trois enfants de la famille, Brandon (16 ans), Damien (9) et Samuel (4), sont prisonniers des flammes. « Quand mon voisin m’a dit ça, j’ai directement voulu rentrer dans la maison pour aller les chercher. Mais c’était impossible. Il y avait déjà trop de flammes et de fumée. » Le jeune conducteur de travaux ne perd pourtant pas son sang-froid. En une fraction de seconde, il a une autre idée : « Je suis allé chercher une échelle avec laquelle je suis monté à l’étage. J’ai descendu les trois enfants un à un, avant d’aider la maman à en faire de même ».

    « ON NE RÉFLÉCHIT PAS »

    Capture d’écran 2016-02-24 à 07.23.14.pngCe n’est qu’un peu plus tard que les pompiers de Battice sont arrivés sur place et ont maîtrisé l’incendie. À ce moment-là, Michel a réalisé l’ampleur de ses actes et les risques qu’il avait pris. « Sur le moment même, on ne réfléchit pas trop : il y a des personnes coin cées à l’intérieur, alors on fonce. Mais quand on discute avec les pompiers et qu’on voit l’ampleur des dégâts, on réalise qu’on a vraiment évité la catastrophe. L’escalier que j’aurais pu emprunter pour aller à l’étage est complètement détruit. Il aurait très bien pu s’effondrer au moment où je passais. Et puis, quand on voit ce qu’il reste de la maison, on se dit qu’ils ont vraiment échappé au pire. Pour le même prix, ils étaient intoxiqués par la fumée et ils y restaient. Même une vie de perdue sur les quatre, ça aurait été de trop. Ici, tout le monde s’en est sorti et il n’y a que des dégâts matériels. C’est le plus important ».

    Quand nous avons contacté Michel ce mardi en début d’après-midi, il n’avait toujours pas eu de contacts avec ses voisins.

    « Mais, d’après un autre voisin, la maman et les enfants seraient sortis de l’hôpital lundi après-midi. Le papa devait, lui, y rester encore un peu. Et puis ils ne devraient pas revenir de sitôt chez eux puisque la maison est inhabitable. » En tout cas, il se réjouit déjà de leur retour, puisque les Antoine sont des voisins avec lesquels il s’entend bien. « Avec ma compagne, on a acheté notre maison il y a un an et demi. J’avais commencé à avoir des contacts avec ces voisins durant les travaux qu’on a réalisés et, depuis, on a de bonnes relations de voisinage ». Quelque chose nous dit qu’à leur retour, les bonnes relations de voisinage qu’ils entretenaient déjà seront encore meilleures. -

    AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du mercredi 24 février 2016