Commerce

  • La peau des truites de Fouron-Saint-Pierre transformée en cuir pour la maroquinerie

    Originaire du Hainaut, Caroline Caucheteur, 34 ans, est tombée amoureuse de Liège en 2006. Depuis, elle s’y est installée et y a fait ses études artistiques. Après avoir travaillé dans l’événementiel, elle suit une formation en éco-pédagogie avant de trouver un job dans le socio-culturel. Ce job, elle le perd en août 2018. « Je me suis dit que c’était le moment de me lancer », expliquet-elle. Son job ? Tanneuse de poissons. « En 2017, j’avais vu un reportage télé sur une tanneuse de poissons en France et c’était resté dans un coin de ma tête. En septembre 2018, après avoir perdu mon travail, j’ai commencé mes recherches. S’il existe bien un centre de formation pour tanner le cuir, à Lyon, il n’existe rien pour le poisson », explique-t-elle. Après des recherches pratiques, elle décide, en février de cette année, de se lancer dans la pratique.

    « J’ai contacté des tanneurs qui m’ont raccroché au nez. Chacun a ses recettes qu’il ne partage pas. Une tanneuse du Lac Léman (Suisse) a accepté de me guider. Puis, en mai, j’ai vu une autre émission ‘Des racines et des ailes’, sur Virginie qui, en France, fait des cuirs de poissons. J’ai pris contact avec elle et, une semaine après, elle me recevait dans son atelier pour m’apprendre la technique », poursuit Caroline.

    USAGES MULTIPLESCapture d’écran 2019-10-03 à 07.20.00.png

    Pour l’heure, Caroline est suivie par une structure d’accompagnement à la création d’entreprise.

    « Jusqu’à présent, je travaillais dans ma cuisine et dans ma cave mais, depuis quelques semaines, j’ai trouvé un atelier dans le quartier Saint-Léonard. » Comment peut-on utiliser le cuir de poisson ? « Ce sont des stylistes, des maroquiniers, des designers textiles ou des bijoutiers qui s’en servent. Je l’ai testé en couture et ça se coud très bien. En maroquinerie aussi. C’est même plus fluide qu’un cuir normal. » Caroline utilise des peaux de truites fumées ou fraîches qui viennent de la pêcherie Commanderie 7, aux Fourons ainsi que de saumons en provenance de l’Artisan du Saumon, à Boirs.

    « La force de mon projet », dit-elle, « c’est que c’est 100 % naturel. Le cuir de poisson, c’est une revalorisation de déchets qui étaient destinés à être jetés. C’est aussi une alternative au cuir exotique comme le crocodile et c’est trois fois moins cher. De même, alors que pour le cuir on utilise généralement du chrome ou de l’aluminium, ici, j’utilise uniquement des tannins à base de plantes et des teintures végétales et c’est donc sans allergène pour la peau. » Caroline attend ses premiers objets finis en provenance de professionnels qui testent son cuir, d’ici la fin de l’année. Elle se lancera comme tanneuse de poissons en janvier prochain, sous le nom « Peaux de Pêche ». Dans un premier temps, elle travaillera grâce à un système de couveuse d’entreprises. 

    LAURENCE BRIQUET dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 3 octobre 2019

  • Un marché à la ferme à Berneau

    Vu le succès croissant qu’il recueille chaque vendredi en fin de journée, le marché couvert est désormais aussi organisé le mardi à Berneau. Une success-story qui met en évidence l’intérêt des Dalhemois pour les produits de petits producteurs locaux engagés pour la qualité, le respect de l’environnement et la proximité.Capture d’écran 2019-08-16 à 15.19.05.png

    Mardi 17h. Plusieurs voitures arrivent dans le parking de la ferme Deru-Lambert, située rue des Trixhes à Berneau. « Nous nous rendons chaque vendredi au marché couvert et local », nous lance une automobiliste en quittant son véhicule en compagnie de son mari et de ses deux enfants. « Nous avons appris son ouverture chaque mardi depuis la semaine dernière. Eh bien, ça ne pouvait pas mieux tomber. En effet, il me manque des légumes pour terminer ma soupe ».

    À quelques mètres du parking se hisse une énorme grange. « Suivez-nous ! C’est là-bas que le marché est organisé ».

    De fait, plusieurs commerçants sont présents à l’intérieur de celle-ci. Ces derniers proposent aussi bien des légumes que du fromage ou encore du pain.

    « Bienvenue dans le petit marché des producteurs locaux », confirme alors Céline Lambert, bien connue pour sa grande ferme berneautoise.

    D'un article de YANNICK GOEBBELS à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 16 août 2019.

  • Tea-Time, le 8 septembre sur l’île Robinson

    Tea-Time sera le plus grand événement pâtissier en Belgique. Il se déroulera le dimanche 8 septembre, sur l’île Robinson, à Visé avec les meilleurs pâtissiers belges et les meilleurs ouvriers de France. Au profit du « Relais pour la Vie » parrainé par Didier Smeets de Berneau.

    La rentrée à Visé s’annonce… gourmande !

    Didier Smeets, le jeune pâtissierchocolatier de Berneau, bien connu dans la Basse-Meuse, a accepté d’être le parrain 2019 du « Relais pour la Vie » aux côtés d’Isabelle Hauben, comédienne et humoriste liégeoise, marraine 2019.

    « J’ai décidé d’organiser un grand événement pour récolter des fonds au profit du « Relais pour la Vie », un relais de 24h basé sur la solidarité, pour tous âges, au profit de la lutte contre le cancer. J’ai baptisé cet événement « Tea-Time sur Meuse » et j’ai obtenu l’île Robinson de la part de la Ville de Visé qui me soutient », indique Didier Smeets.

    L’entrée sera gratuite le dimanche après-midi 8 septembre prochain et tous les bénéfices seront versés au « Relais pour la Vie de Visé ».

    D'un article de MARC GÉRARDY à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 15 septembre 2019

  • La Jupiler est moins chère aux Pays-Bas

    L’Union européenne a infligé lundi une amende de 200 millions d’euros au brasseur belgobrésilien AB InBev, coupable à ses yeux d’avoir abusé de sa position dominante en Belgique en limitant la possibilité pour les commerçants belges de se fournir aux Pays-Bas, où sa bière est moins chère.

    Aux Pays-Bas, AB InBev vend de la Jupiler, la bière la plus populaire en Belgique, aux détaillants et aux grossistes à des prix inférieurs à ceux pratiqués en Belgique en raison d’une concurrence plus forte. Or, il a limité la possibilité pour les supermarchés et les grossistes basés en Belgique de se fournir aux Pays-Bas en Jupiler à

    moindre coût. Pour ce faire, AB InBev a utilisé quatre stratagèmes différents, dont la suppression de la version française des informations obligatoires sur l’étiquette. Il a aussi subordonné les promotions-clients offertes à un distributeur aux Pays-Bas à l’interdiction, pour ce dernier, d’appliquer les mêmes promotions à ses clients en Belgique.

    Désormais, AB InBev fournira les informations obligatoires en français et en néerlandais sur l’emballage de ses produits. Du fait de cette coopération avec la Commission, AB InBev a bénéficié d’une réduction d’amende de 15%.

    Une information AFP de LA MEUSE du 14 mai 2019

  • Michel Thiry, nouveau président du Commerce visétois

    Le nouveau président du commerce visétois est Michel Thiry. Il succède à Emilie Henry qui reste dans le comité et qui est chargée du calendrier des événements et des réseaux sociaux. Michel Thiry est bien connu dans toute la Basse-Meuse. Il a organisé des championnats d’hovercrafts sur l’île Robinson à Visé mais il a surtout mené une carrière importante au niveau du commerce visétois.

    « Je suis dans le commerce depuis 1972. Avec mes frères, j’ai ouvert un commerce de fruits et légumes au Marché couvert de Droixhe puis en 1983, je suis arrivé à Visé et j’ai dirigé le magasin « Nopri » de Visé qui est ensuite devenu GB puis Carrefour Market, à Visé et à Oupeye, dirigés désormais par mon neveu, Christophe Thiry », rappelle Michel Thiry, 64 ans.

    Lire la suite