Commerce

  • Laurence Vandenborre et Didier Smeets marient les diamants et le chocolat

    Laurence Vandenborre et Didier Smeets se sont associés avec leurs créations de bijoux et de chocolats pour une exposition originale à Berneau. Un très beau « mariage » !

    Laurence Vandenborre et Didier Smeets sont deux jeunes entrepre- neurs et créateurs visétois. Elle est gemmologue et lui est chocolatier. Ils ont décidé de s’associer, le temps d’une exposition samedi dernier à la chocolaterie Smeets à Berneau.

    Laurence Vandenborre a vécu à Visé pendant 25 ans. Âgée de 29 ans, elle vit aujourd’hui à Anvers, après un court passage à Hasselt, où elle est directrice marketing dans un laboratoire de certification de diamants. Elle est aussi gemmologue et créatrice de bijoux. Elle a créé ses propres collections de bijoux « Laurence Vandenborre Fine Jewelry » (LVFJ) avec des bijoux fabriqués en or 18 carats et confectionnés dans un atelier familial en Italie. Elle propose également une capsule de bijoux entièrement sertis de diamants de synthèse.

    « Je transmets ma passion et mon amour pour les pierres précieuses dans chacune de mes créations. Je laisse transparaître ma propre perception des couleurs, formes et textures. Je souhaite rendre accessible à toutes les femmes les diamants, saphirs, tourmalines et opales. J’aspire à ce que toutes les femmes se sentent belles, sûres d’elles et libres d’affirmer leur personnalité à travers ma ligne de bijouterie fine. LVFJ est une marque que je porte tous les jours », précise Laurence Vandenborre.

    Didier Smeets, autre passionné, a créé sa chocolaterie à Berneau. Il a reçu un « Award » d’or au Salon du Chocolat pour sa ganache du Vietnam et a organisé le plus grand événement pâtissier de Belgique, le « Tea-time » sur l’île Robinson à Visé le 8 septembre dernier.

    « J’ai présenté avec Laurence ma nouvelle collection de « diamants » ou plutôt de pralines. Je ne connaissais pas du tout ce milieu du diamant et ce fut une belle découverte. Nous produisons nous-mêmes notre chocolat à partir de nos fèves et nous ne sommes que sept à le faire en Belgique, ici avec des modèles dessinés par Kenny Solas, designer du bureau d’architecture visétois de Luc Spits », se félicite Didier Smeets. « Crème, beurre du plateau de Herve et chocolat, avec neuf origines de cacao durable et équitable, sont la recette du succès », avoue Didier.

    « Moi, je propose quatre collections avec quatre styles de bijoux différents : rond imparfait, travail des courbes, années 80 (collection plus colorée et avec des cœurs notamment) et diamants de synthèse car il y a une demande surtout chez les jeunes car ils sont 30 % moins chers que les diamants naturels », détaille Laurence.

    « J’ai participé pour la première fois fin septembre dernier à une vente privée dans un hôtel particulier du 17e siècle place Vendôme à Paris avec neuf autres designers de bijoux. Cela s’est bien passé. Une boutique de Londres et une boutique de Paris ont chacune sélectionné 15 pièces de ma collection qu’elles vont vendre pour les fêtes de fin d’année. Je suis également présente dans un pop up store à Anvers jusqu’au 15 décembre prochain avec sept autres designers de bijoux. Il y aura bientôt un point de vente aussi à Visé et je me déplace partout en Belgique et à l’étranger pour des bijoux sur mesure », précise encore Laurence Vandenborre. Laurence a présenté un exposé informatif sur les diamants puis ses collections à Berneau avec à la clé de nombreux rendez-vous dans la région visétoise. Infos sur le site internet www.lvfinejewelry.com ou sur la page Facebook LVFine Jewelry.

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 26 novembre 2019

  • Du chocolat de Didier Smeets à la « Peak Beer »

    C’est un mélange de saveurs pour le moins insolite qu’ont présenté, ce dimanche, le chocolatier bassimosan Didier Smeets et Martin Luthers, le brasseur de la Peak Beer, la bière de Botrange. Les deux hommes se sont associés pour proposer du chocolat à la bière : d’abord, une tablette de chocolat noir de Madagascar avec une touche subtile de houblon ensuite, des pralines au cœur fondant de caramel à base de la Peak Beer aux myrtilles. De quoi ravir les gourmands.


    C’était l’effervescence ce dimanche à la brasserie Peak à Sourbrodt, non loin du signal de Botrange. C’est là que le chocolatier dalhemois Didier Smeets présentait deux nouveaux produits. Et si le chocolatier et son équipe ont fait le déplacement jusque sur le toit de la Belgique, c’est que ses nouvelles douceurs sont de subtils mélanges entre le cacao et le houblon, composant indispensable à la fabrication de la bière.


    Ce mariage d’ingrédients aux saveurs amères est en fait le fruit de la collaboration du chocolatier liégeois et de son ami, Martin Luthers, brasseur à la Peak Brasserie. « Martin a effectué un stage chez moi. Une amitié est née et mon salon de dégustation et la brasserie ont vu le jour presque en même temps. Il y a environ 2 ans, on a plaisanté en disant que l’on s’associerait bien pour faire du chocolat à la bière... Aujourd’hui, on y est ! Le voilà », se félicitent le chocolatier de Berneau et le brasseur, fiers de présenter une tablette de chocolat noir de Madagascar au houblon et une praline à la Peak Bear aux myrtilles.


    PAS TOUJOURS RÉUSSI


    Pour parvenir à mêler l’amertume de ces deux produits avec harmonie, les amis ont procédé a de nombreux tests, qui n’ont pas toujours été concluants. « La bière et le chocolat sont deux produits amers. Il fallait trouver une manière de la marier et que cela reste agréable en bouche », explique le chocolatier qui se souvient avoir effectué des associations pas toujours très réussi. «Si on ajoutait un peu trop de houblon lors du conchage du cacao, ce n’était vraiment pas agréable à la dégustation », se souvient le jeune chocolatier.


    C’est finalement un savant dosage de fèves de cacao et de houblon entra, utilisé lors du brassage de la Peak Beer Triple qui a permis d’obtenir un équilibre parfait des saveurs. Malgré une légère amertume et des arômes fruités, cette tablette de chocolat ravira les papilles de tous les amateurs de chocolat noir.


    Les amateurs de chocolat plus sucré n’ont pas été oubliés. Avec une praline réalisée sur base de la Peak Beer aux myrtilles, Didier Smeets propose une bouchée au caramel. « La bière aux myrtilles a été réduite avant d’être transformée en un caramel qui a ensuite été enrobé du chocolat houblon-né», explique le chocolatier. Et même les enfants peuvent l’ap-précier puisque l’alcool s’est évaporé.


    EN BUS DEPUIS MICHEROUX


    Pour présenter ces deux nouveaux produits, la Peak Brasserie avait mis les petits plats dans les grands. Les visiteurs pouvaient déguster les chocolats et un dessert, spécialement confectionné à 100 exemplaires pour l’occasion, était aussi proposé.


    De nombreux Visétois avaient d’ailleurs fait le déplacement « Deux de mes connaissances ont fait le déplacement en bus depuis Micheroux, juste pour venir goûter le dessert... Ils en ont eu pour trois heures de trajet! J’espère qu’ils l’ont apprécié », conclut le chocolatier.


    FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE du 25 novembre 2019

  • Un grossiste en produits laitiers à l’étroit

    Dans l’East Belgium Park

    Alors que l’entreprise Deker-Pirnay est actuellement en construction, le bâtiment voisin qui appartient à S.A. Schoonbrodt Frères est lui aussi relativement neuf. Anciennement installé à Rémersdael, le grossiste en produits laitiers se sentait à l’étroit.

    « Ici, on a une surface de stockage d’environ 1.000 m 2 avec des bureaux à l’étage. La situation géographique est aussi très intéressante puisque l’on est à proximité de l’autoroute », explique Julien Schoonbrodt, un des patrons de la société qui occupe actuellement 5 personnes. « En ayant une plus grande capacité de stockage des produits que l’on distribue aux professionnels, on espère évidemment développer l’entreprise, tout en conservant son caractère familial. »

  • La peau des truites de Fouron-Saint-Pierre transformée en cuir pour la maroquinerie

    Originaire du Hainaut, Caroline Caucheteur, 34 ans, est tombée amoureuse de Liège en 2006. Depuis, elle s’y est installée et y a fait ses études artistiques. Après avoir travaillé dans l’événementiel, elle suit une formation en éco-pédagogie avant de trouver un job dans le socio-culturel. Ce job, elle le perd en août 2018. « Je me suis dit que c’était le moment de me lancer », expliquet-elle. Son job ? Tanneuse de poissons. « En 2017, j’avais vu un reportage télé sur une tanneuse de poissons en France et c’était resté dans un coin de ma tête. En septembre 2018, après avoir perdu mon travail, j’ai commencé mes recherches. S’il existe bien un centre de formation pour tanner le cuir, à Lyon, il n’existe rien pour le poisson », explique-t-elle. Après des recherches pratiques, elle décide, en février de cette année, de se lancer dans la pratique.

    « J’ai contacté des tanneurs qui m’ont raccroché au nez. Chacun a ses recettes qu’il ne partage pas. Une tanneuse du Lac Léman (Suisse) a accepté de me guider. Puis, en mai, j’ai vu une autre émission ‘Des racines et des ailes’, sur Virginie qui, en France, fait des cuirs de poissons. J’ai pris contact avec elle et, une semaine après, elle me recevait dans son atelier pour m’apprendre la technique », poursuit Caroline.

    USAGES MULTIPLESCapture d’écran 2019-10-03 à 07.20.00.png

    Pour l’heure, Caroline est suivie par une structure d’accompagnement à la création d’entreprise.

    « Jusqu’à présent, je travaillais dans ma cuisine et dans ma cave mais, depuis quelques semaines, j’ai trouvé un atelier dans le quartier Saint-Léonard. » Comment peut-on utiliser le cuir de poisson ? « Ce sont des stylistes, des maroquiniers, des designers textiles ou des bijoutiers qui s’en servent. Je l’ai testé en couture et ça se coud très bien. En maroquinerie aussi. C’est même plus fluide qu’un cuir normal. » Caroline utilise des peaux de truites fumées ou fraîches qui viennent de la pêcherie Commanderie 7, aux Fourons ainsi que de saumons en provenance de l’Artisan du Saumon, à Boirs.

    « La force de mon projet », dit-elle, « c’est que c’est 100 % naturel. Le cuir de poisson, c’est une revalorisation de déchets qui étaient destinés à être jetés. C’est aussi une alternative au cuir exotique comme le crocodile et c’est trois fois moins cher. De même, alors que pour le cuir on utilise généralement du chrome ou de l’aluminium, ici, j’utilise uniquement des tannins à base de plantes et des teintures végétales et c’est donc sans allergène pour la peau. » Caroline attend ses premiers objets finis en provenance de professionnels qui testent son cuir, d’ici la fin de l’année. Elle se lancera comme tanneuse de poissons en janvier prochain, sous le nom « Peaux de Pêche ». Dans un premier temps, elle travaillera grâce à un système de couveuse d’entreprises. 

    LAURENCE BRIQUET dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 3 octobre 2019

  • Un marché à la ferme à Berneau

    Vu le succès croissant qu’il recueille chaque vendredi en fin de journée, le marché couvert est désormais aussi organisé le mardi à Berneau. Une success-story qui met en évidence l’intérêt des Dalhemois pour les produits de petits producteurs locaux engagés pour la qualité, le respect de l’environnement et la proximité.Capture d’écran 2019-08-16 à 15.19.05.png

    Mardi 17h. Plusieurs voitures arrivent dans le parking de la ferme Deru-Lambert, située rue des Trixhes à Berneau. « Nous nous rendons chaque vendredi au marché couvert et local », nous lance une automobiliste en quittant son véhicule en compagnie de son mari et de ses deux enfants. « Nous avons appris son ouverture chaque mardi depuis la semaine dernière. Eh bien, ça ne pouvait pas mieux tomber. En effet, il me manque des légumes pour terminer ma soupe ».

    À quelques mètres du parking se hisse une énorme grange. « Suivez-nous ! C’est là-bas que le marché est organisé ».

    De fait, plusieurs commerçants sont présents à l’intérieur de celle-ci. Ces derniers proposent aussi bien des légumes que du fromage ou encore du pain.

    « Bienvenue dans le petit marché des producteurs locaux », confirme alors Céline Lambert, bien connue pour sa grande ferme berneautoise.

    D'un article de YANNICK GOEBBELS à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 16 août 2019.