Dans les environs

  • Degueldre (Warsage) reprend les U19 de Visé

    Pour sa dernière année à Warsage, Didier Degueldre n’aura donc pu (ré)offrir la montée en P1 aux Greens suite Capture d’écran 2020-03-30 à 08.05.02.pngnotamment à cette période unique en son genre. Le coach va pouvoir désormais se tourner vers un nouveau chapitre : les U19 de Visé, qu’il a déjà entraînés auparavant.

    « Pour le moment, je n’ai plus du tout envie d’entraîner des adultes », confie-t-il. « Il y a beaucoup de choses à gérer en tant qu’entraîneur à l’heure actuelle, sans oublier les contraintes financières qui commençaient à me peser. Là, j’éprouvais vraiment le besoin de souffler. »

    D'un article de JOACHIM GILLES à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 30 mars 2020.

  • La frontière avec les Pays-Bas est fermée

    La ville de Visé a pris un arrêté de police qui régit la fermeture des routes entre Visé et les Pays-Bas. L’arrêté stipule la fermeture de la circulation des conducteurs et des piétons sur les axes provenant ou menant au royaume des Pays-Bas.

    Des barrières Nadar munies de panneaux de signalisation ont été installées sur les routes entre la Ville de Visé et les Pays-Bas… Le message est donc clair et il n’est pas question de déplacer ces barrières : les policiers de la Basse-Meuse veillent. Depuis une quinzaine de jours déjà, les frontières étaient déjà virtuellement fermées et des contrôles de police réguliers empêchaient les déplacements touristiques ou non-indispensables entre la Belgique et les Pays-Bas notamment dans le Limbourg et en province de Liège.

    Ces nouvelles mesures « physiques » interviennent dans le cadre de la politique sanitaire mise en place dans la lutte contre la propagation du coronavirus. En effet, les Pays-Bas ont décidé de laisser se développer le virus sur leur territoire afin de favoriser une immunité collective de sa population. Tout le contraire des mesures mises en place en Belgique qui a opté pour un confinement quasiment total. Dans cette optique, laisser la frontière ouverte aurait manqué de cohérence. 

    A.B. dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 30 mars 2020

  • Laserlux cartonne grâce au coronavirus

    La petite entreprise de Berneau travaille 7 jours sur 7 pour assurer toutes ses commandes

    La jeune société Laserlux de Berneau voit ses commandes décoller suite à la crise du coronavirus. Elle travaille 7j/7 et de 8h à 23h pour fabriquer des plexiglass et des masques.

    Belle histoire que celle de la jeune entreprise Laserlux située rue de Fouron à Berneau (Dalhem). «Mon épouse et moi-même avons lancé notre société de découpe laser il y a sept ans dans un garage à Richelle. Je travaillais auparavant dans une société qui fabriquait des châssis de fenêtres. J’ai accroché au numérique et j’ai voulu changer de métier. Nous nous sommes installés l’année dernière à Berneau avec un atelier, accolé à notre nouvelle maison, et de nouvelles machines. Il s’agissait d’un atelier qui fabriquait des châssis de fenêtres aussi.

    Et en janvier dernier, nous avons décidé de passer le cap et d’engager notre première employée. Quand la crise du coronavirus s’est déclenchée, nous avons eu très peur car beaucoup de crédits financiers étaient en jeu », explique David Solheid, 41 ans, gérant de la société Laserlux.

    «Mais par miracle, le premier vendredi du confinement, le 13 mars dernier, le groupe pharmaceutique liégeois Santis nous a contactés à 22h pour voir s’il était possible de réaliser une paroi en plexiglass pour ses pharmacies. J’ai répondu immédiatement que oui. J’ai réalisé un dessin à la main que je leur ai envoyé via WhatsApp. Ils ont accepté et nous avons écoulé notre premier stock d’une cinquantaine de panneaux. Nous en avons proposé un autre à notre pharmacienne de Warsage qui a pris une photo et qui l’a partagée sur son profil Facebook. Le soir même, nous avons reçu plus de 200 mails et l’histoire était lancée », se félicite David Solheid.

    D'un article de MARC GÉRARDY à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 30 mars 2020

  • 4 ponts pourraient être rehaussés

    Avec son Trilogiport et la construction de la nouvelle écluse de Lanaye, la région liégeoise et la Wallonie dans son ensemble ont fait du transport fluvial l’une de leurs priorités. Et si les investissements ont déjà été conséquents, d’autres travaux devraient être entrepris pour améliorer le trafic fluvial : la rehausse de certains ponts, dont quatre en région liégeoise. Ce rehaussement permettrait de pouvoir charger davantage les barges et ainsi réduire le coût du transport. Le trafic fluvial serait alors augmenté, permettant de diminuer le nombre de camions sur nos routes et donc, la pollution atmosphérique.

    Au début de ce mois, la députée libérale Diana Nikolic a interrogé le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, sur cet important problème.

    Comme Diana Nikolic l’a expliqué, lors de l’analyse des projets de développement du Port autonome de Liège, il a été souligné que le cours de la Meuse rencontrait un obstacle majeur : la hauteur de certains de ses ponts. Une hauteur qui diminue encore lors des crues que nous connaissons régulièrement, la faisant passer des 7 mètres habituels à moins de 4,5 mètres. Un problème qui se pose également au niveau du canal Albert, l’une des voies d’eau les plus essentielles du pays en ce qui concerne le transport fluvial. Comme la députée l’a expliqué, la Flandre a d’ailleurs entamé un programme d’investissement important pour rehausser les ponts qui enjambent le canal. Et la libérale d’interroger le ministre pour savoir s’il en était de même et si Philippe Henry était au courant de certains obstacles majeurs.

    Dans sa réponse très détaillée, l’Ecolo a ainsi souligné que des études étaient en cours pour améliorer l’accès aux zones portuaires du canal Albert et notamment au Trilogiport.

    LANAYE, LIXHE ET HACCOURT

    Pour ce faire, trois ponts devront être relevés de 1,6 m. Il s’agit des ponts de Lanaye, Lixhe et Haccourt. À eux s’ajoute le pont de Hermalle-sous-Argenteau qui permettra d’améliorer l’accès au site de Chertal à des bateaux chargés par quatre niveaux de conteneurs.

    Sur la Meuse, deux autres obstacles ont également été relevés : la passerelle Saucy et le pont des Arches. Pour la première, la solution serait de supprimer les piles pour ainsi permettre d’améliorer le trafic fluvial. Les études de faisabilité quant au rehaussement des quatre ponts (Lanaye, Lyxhe, Haccourt et Hermalle) et pour la passerelle devraient être menées entre 2020 et 2022. -

    AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 27 mars 2020

  • Du... papier toilette pour les ouvriers de Knauf !

    La solidarité est devenue le maître mot depuis le début de cette crise sanitaire sans précédent et chez Knauf Insulation, à Visé, les dirigeants l’ont bien compris. « Il est important pour nous de rendre la vie de nos travailleurs plus facile. La situation actuelle n’est bonne pour personne et peut provoquer énormément de stress. Il est recommandé de limiter au maximum les déplacements non essentiels et les contacts, c’est pourquoi nous avons réfléchi à plusieurs solutions dans ce sens », commente Olivier Douxchamps, le directeur de l’usine qui a fait preuve d’originalité ces derniers jours. « Le papier toilette est devenu une angoisse pour certains ménages, il faut parfois se rendre dans plusieurs supermarchés pour trouver un paquet. Nous sommes parvenus à nous procurer plusieurs palettes chez notre fournisseur et nous avons pris la décision d’offrir 16 rouleaux à chaque ouvrier du site, environ 200. Cette initiative a été super bien accueillie. On a vu des sourires, du réconfort et cela n’a pas de prix dans cette crise. » Si les rouleaux de papier toilette décrochent la palme de l’originalité, Knauf Insulation n’en est pas à son coup d’essai depuis le début de la crise. « Chaque jour, on offre un repas aux ouvriers et on propose également des plats préparés, à des tarifs préférentiels, pour leur famille. On reste toujours dans le même objectif de limiter les déplacements de nos gars. On veut vraiment les préserver un maximum », explique Olivier Douxchamps qui dans cette démarche n’a pas non plus oublié les petits commerçants qui souffrent actuellement. « Le traiteur que nous engageons est dans une situation compliquée comme tout le secteur de l’horeca. Chez nous, on ne voulait pas qu’il perde son rendement. »

    DU MATÉRIEL POUR LES HÔPITAUX

    Si des solutions internes sont mises en place, Knauf Belgique n’oublie pas nos héros, le personnel soignant, et a répondu à l’appel aux dons lancé par le CHU de Liège pour mieux les équiper. Ainsi, l’entreprise a offert 3.000 œuvre-chaussures, une centaine de combinaisons Tyvek et des lunettes de protection.

    À Visé, la crise du Covid-19 fait l’objet d’un suivi journalier de la part de la direction du site. « Tous les jours, une réunion de crise est organisée en équipe et collaboration étroite avec les représentants des travailleurs. On regarde comment rendre le site encore plus sécurisé pour nos gars. On essaye de comprendre les contraintes et d’y remédier. C’est une crise inédite et il est important de se remettre constamment en question», analyse le directeur de l’usine de Visé. « Du gel hydro-alcoolique est distribué en permanence, on fournit également des sprays pour désinfecter les zones de travail. La distanciation sociale est scrupuleusement respectée. » Aucun cas de corona-virus n’a touché l’entreprise mais celle-ci fait tout de même face à plus de malades qu’à l’accoutumée. « Il n’est pas toujours évident de gérer ses émotions face à ce genre de situation, beaucoup ont peur de tomber malades et préfèrent rester à la maison. J’ai vu certains de mes gars en pleurs, pris de panique. » Malgré le climat anxiogène, on remarque que nos entreprises font un réel effort pour mettre les travailleurs dans les meilleures conditions de travail possibles. 

    MAXIME DEBRA dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 26 mars 2020