Emploi des langues

  • Le conseil de l'aide sociale en vidéoconférence

    Ambiance studieuse pour les dix participants à la réunion du conseil de l'aide sociale hier soir avant le conseil communal. A l'écran ci-dessus la présidente Hilde Broers, Michaël Henen, Nico Droeven, conseillers de l'aide sociale, et Maike Stieners, directrice générale. 

    Première expérience qui montre que les participants ne sont pas tous équipés de la même façon, tout en utilisant le même logiciel. La présidente et la directrice générale ont évidemment le mode d'emploi en néerlandais, Michaël Henen, Bernard Liégeois et Marie-Noëlle Kurvers ont des ordinateurs en version française, tandis que Nico Droeven a les explications en anglais. Mais cela se passe dans la bonne humeur apparemment.

  • Un panneau dangereusement placé

    Ce panneau annonçant la déviation à Warsage était dangereusement placé à Hagelstein, car il obstruait la vue de ceux qui venaient de la RN648 (La Planck).

    A la suite de l'intervention d'Arnaud Dewez, bourgmestre de Dalhem, auprès du SPW, le chef de district nous informe que le panneau du carrefour a été rehaussé et qu’un panneau de déviation supplémentaire, avec l’additionnel « +3,5T », a été placé.

    Ces panneaux sont placés sur le domaine de la commune d’Aubel. Dans ce cas, les panneaux qui indiquent la direction de Tongres et Visé en deux langues sont illégaux parce que les panneaux doivent être unilingues sur le territoire d'Aubel.

  • Infraction linguistique ?

    Capture d’écran 2020-02-14 à 08.23.55.pngLa N-VA est très sensible aux infractions aux lois linguistiques. Si elles sont commises par des entreprises publiques, ça lui est carrément insupportable. Elle dépose une proposition de loi visant à sanctionner financièrement la SNCB, bpost ou Proximus, par exemple, lorsque ces entreprises « se laissent aller ».

    Tomas Roggeman et Michael Freilich constatent que les entreprises publiques ne respectent pas toujours strictement la législation linguistique. « Pour la rendre contraignante et garantir un service de qualité pour tous les citoyens, nous proposons de les soumettre à une évaluation régulière sur la base de critères objectifs et d’infliger des amendes aux contrevenants. » Les lois linguistiques régissent l’emploi des langues officielles en Belgique. « Elles sont applicables aux services publics, ainsi qu’aux entreprises publiques qui fournissent un service universel », poursuivent les deux élus nationalistes qui regrettent que lesdites entreprises ne les respectent pas toujours de manière très stricte.

    « Cette attitude donne un mauvais signal, car la loi est enfreinte par une entreprise publique, mais surtout, elle est néfaste pour le service de qualité que ces entreprises doivent pouvoir offrir à la population. Il ressort des rapports annuels de la Commission permanente de contrôle linguistique (CPCL) que les entreprises publiques fédérales négligent souvent d’appliquer correctement la législation. »

    Les deux élus ont puisé une dizaine d’exemples dans les plaintes jugées recevables par la CPCL « qui émet un avis juridiquement non contraignant et donc peu dissuasif pour une entreprise comme bpost ou le groupe SNCB ».

    D'un article de DIDIER SWYSEN dans LA MEUSE du 14 février 2020

    Il faudra rappeler à ces deux parlementaires qui se basent sur la jurisprudence de la Commission permanente de Contrôle linguistique que cette Commission a aussi pris la Région flamande en défaut (voir le panneau Vlaanderen de la photo ci-dessus), la commune des Fourons dont l'ex-bourgmestre refusait de délivrer des tickets de caisse en français, la juge de paix qui répond en néerlandais à un courrier lui adressé en français dans une matière administrative, le Gouverneur du Limbourg, etc. Toute une documentation à ce sujet est à leur disposition.

  • Visé Magazine abandonne deux villages fouronnais

    Capture d’écran 2020-02-02 à 08.55.01.pngLa direction du journal gratuit a décidé d'abandonner sa distribution gratuite à Rémersdael et Teuven "parce qu'il n'y a pas suffisamment de retour" (?), alors que cet hebdomadaire y était distribué depuis le 1er janvier 1957. Wochenspiegel, qui est distribué en allemand dans ces deux villages, a sans doute fait d'autres calculs.

    Plus besoin donc à l'avenir, dans ces deux villages, de trier les "toutes boîtes" car il n'y a plus que le dépliant bilingue de Delhaize et parfois une publicité en français de Carrefour.

    Si, malgré tout, vous voulez encore lire Visé Magazine, allez sur internet: https://visemagazine.be.

     

  • L’APFF dénonce le manque de dialogue entre les autorités et la société civile

    Le service public fédéral Affaires étrangères organise ce jeudi 19 décembre 2019 une session d’information et de dialogue avec la société civile au Palais d’Egmont. La réunion concerne la mise en œuvre des recommandations acceptées par la Belgique lors de son deuxième Examen périodique universel (EPU) en 2016.

    L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) qui participe à la réunion regrette vivement que cette réunion soit la seule et unique réunion à laquelle les acteurs de la société civile ont été invités à participer depuis le 27 avril 2016, date du débriefing de l’EPU de 2016.

    Forte de ces considérations, l’APFF se félicite d’apprendre que le Comité des droits de l’homme de l’ONU est également du même avis. En effet, dans ses « observations finales concernant le sixième rapport périodique de la Belgique » (5) , publiées le 6 décembre dernier, le Comité est très clair :

    « L’État partie devrait accélérer la mise en place de l’Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains, en conformité avec les Principes concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Principes de Paris), en lui donnant un mandat global et tous les moyens nécessaires afin d’accomplir pleinement son mandat, y compris la possibilité de recevoir des plaintes ».

    La lutte contre les discriminations linguistiques n’est pas oubliée : « L’État partie devrait : (…) Prévoir un recours utile pour les plaintes de discrimination fondée sur la langue ».

    Texte compet du communiqué de presse.