Enseignement

  • A l'exception de Herve, il y a encore de la place dans les écoles secondaires de la région

    C’est le 1er mars dernier que s’est clôturée la première phase du décret inscriptions en première année commune de l’enseignement secondaire, en Fédération Wallonie-Bruxelles. Au niveau de l’arrondissement de Verviers, quatre de nos écoles sont déjà complètes. Il s’agit de l’Institut Notre-Dame à Heusy, du Collège Providence de Herve, de l’Institut Saint-Roch Theux et de l’Athénée Verdi à Verviers.

    Du côté de Visé, les nouvelles sont bonnes aussi puisque des places sont encore disponibles.

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  • Des élèves sans prof à l’Institut du Sacré-Coeur

    Les directeurs du réseau libre ont marqué leur ras-le-bol par rapport au nouveau décret sur la réforme des titres et fonctions.

    C’est le cas de l’Institut du Sacré-Coeur et Saint-Joseph de Visé.Capture d’écran 2019-01-09 à 08.21.49.png

    Le directeur, Eddy Bonten, a placé une banderole « Décret catastrophe : élèves sans profs ! », avenue Albert 1 er à Visé, pour sensibiliser le public et a distribué une lettre avec le même intitulé à ses 930 élèves.

    « Je suis membre de l’Association des Directeurs (ADI) qui recueille les avis et les doléances des directeurs pour les transmettre au Segec, le pouvoir organisateur de l’enseignement catholique où je siège également. Depuis que le décret « Titres et fonctions » a été voté, on n’a pas cessé de faire savoir au Segec que l’on allait rencontrer beaucoup plus de difficultés pour engager des profs. Et c’est ce qui arrive aujourd’hui », indique Eddy Bonten.

    PÉNURIE DE PROFESSEURS

    « L’idée est louable au départ de privilégier les titres requis pour pouvoir enseigner mais que faiton quand il n’y en a pas assez ? Dans l’enseignement qualifiant et professionnel, pour les mathématiques, il y a pénurie. Il n’y a plus de licenciés. Ils sont parfois remplacés par des ingénieurs sans titre pédagogique alors qu’il y a des bacheliers (ex-régents) qui ont toutes les compétences. Mais si ces bacheliers acceptent l’emploi vacant, ils sont sanctionnés financièrement ! », dénonce E. Bonten.

    Et le directeur visétois de citer quelques exemples : « l’an dernier, une professeur de maths est parvenue à réconcilier les élèves avec les maths mais je n’ai pas pu la réengager à la rentrée. On privilégie le titre à la qualité et on ne se donne pas les moyens ! Je ne comprends pas la position syndicale qui pénalise prioritairement leurs jeunes affiliés. La Ministre entend mais n’écoute pas ».

    À Visé, Eddy Bonten recherche un temps plein en physique, un mi-temps en économie et un temps plein en mécanique. 

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 9 janvier 2019.