Environnement

  • Projet de six éoliennes : New Wind perd en recours

    Les vents sont loin d’être favorables à la société New Wind. Le promoteur éolien vient en effet de perdre le recours qu’il avait introduit auprès du ministre wallon Willy Borsus, en charge de l’environnement. Recours déposé contre la décision du fonctionnaire délégué de la Région wallonne qui lui a refusé un permis unique en juin dernier.

    Il y a un an, New Wind déposait une demande de permis unique pour construire et exploiter six éoliennes. Celles-ci auraient été érigées dans les campagnes, de part et d’autre de l’E313, sur des terrains situés à Glons, Boirs, Slins et Houtain et compris entre la rue Provinciale à l’ouest, la Chavée Arecht et le Thier au Pequet à l’est, la rue de Houtain au sud et la ligne de chemin de fer au nord.

    La puissance de ces six mâts aurait été comprise entre 2,4 et 3,4 MW. Mais dès l’étude d’incidences, le projet a été accueilli par une levée de boucliers. Une pétition avait ainsi récolté plusieurs centaines de signatures. La procédure a néanmoins suivi son cours et, l’an dernier, New Wind déposait sa demande de permis unique. En juin dernier, la réponse tombait, c’était non. Plusieurs raisons étaient invoquées. La plus importante était la proximité du projet avec les aéroports de Liège et Maastricht. La société namuroise n’avait pas dit son dernier mot et, en juillet, elle déposait un recours auprès du ministre compétent. Celui-ci vient donc de confirmer le refus. New Wind a encore la possibilité de se tourner vers le conseil d’Etat. Elle a deux mois pour se décider. 

    AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 14 octobre 2020

  • Dalhem rend un avis négatif à l’implantation de cinq éoliennes

    La demande de permis d’Engie pour l’implantation de cinq éoliennes sur Dalhem a fait couler beaucoup d’encre. «Bien que nous ne soyons pas à l’initiative du projet, nous avons étudié en détail ses tenants et aboutissants sur notre territoire. Et ce, tout en précisant que le permis est délivré ou refusé par la Région et non par la commune. Le collège communal peut ‘seulement’ rendre un avis, ce que nous avons fait », explique Arnaud Dewez, le bourg- mestre.

    La zone agricole, s’étalant de Berneau à Fouron-Saint-Martin et de Warsage à Fouron-le-Comte, est le théâtre depuis plusieurs années d’une course entre promoteurs éoliens pour y implanter un parc. « Plusieurs terrains ont été signés, aussi bien du côté dalhemois que du côté fouronnais par des promoteurs éoliens. Néanmoins, tous les projets ne pourront pas voir le jour sur une même zone. Des enjeux financiers existent également, principalement pour les promoteurs, mais pas que...

    Capture d’écran 2020-09-24 à 07.48.23.pngUne commune peut en effet prélever une taxe annuelle pour chaque éolienne en fonction de la puissance de celle-ci. Le propriétaire du terrain, qu’il soit public ou privé, peut négocier un dédommagement. Une prise de participations dans le projet est aussi une possibilité offerte (NDLR négociée) aux communes et citoyens. Des enjeux politiques existent également pour les Régions afin de répondre à leurs objectifs énergétiques ».

    L’aspect frontalier, l’enjeu financier, combiné au fait que la commune ne possède pas le pouvoir de décision rendent ce dossier très compliqué. « Notre avis est négatif au vu de l’impact important sur notre cadre de vie et des nuisances certaines pour une partie de la population (sans retour notable en contrepartie). Dalhem n’est pas à brader ! Notre environnement naturel est d’une qualité supérieure à celui rencontré dans beaucoup d’autres coins de Wallonie. Notre paysage est d’ailleurs souvent classé comme remarquable » ajoute-t- il. 

    YANNICK GOEBBELS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE DU 24 SEPTEMBRE 2020

  • Manifestation à Visé contre la future centrale biomasse de Lixhe

    Bee Green Wallonia souhaite brûler 170.000 tonnes de bois par an

    Bee Green Wallonia a demandé un permis pour construire à Lixhe, sur le terrain de CBR, une centrale biomasse. Des riverains belges et hollandais n’en veulent pas.

    Ce lundi soir, en raison du coronavirus, le conseil communal de Visé s’est tenu à la salle des Tréteaux, car le hall omnisports était occupé.

    Comme ils l’avaient déjà fait en février 2019, des riverains de Lixhe et de Lanaye sont venus manifester, en cortège, de la Grand place aux Tréteaux, contre le projet de centrale biomasse-incinérateur de déchets sur le site industriel de la cimenterie CBR à Lixhe. Ils étaient accompagnés de plusieurs groupes d’intérêt de Maastricht, Eijsden et Visé et notamment des membres du mouvement « Défendons nos villages ».

    Deux de ces membres, JeanPierre Henquet et Alain Discart, ont posé une question citoyenne avant la tenue du conseil sur la chaudière biomasse de CBR Lixhe.

    Un projet de l’entreprise Bee Green Wallonia, filiale de Bee, qui a déposé une demande de permis pour construire à LoënLixhe, sur le terrain de la cimenterie CBR, une centrale biomasse-incinérateur de déchets de bois. Objectif : brûler 170.000 tonnes de bois non dangereux par an, ce qui produirait de l’électricité pour alimenter la cimenterie et de la chaleur pour sécher le laitier.

    « L’enquête publique s’est achevée fin juillet avec informations apportées à la commune de Maastricht et la Ville de Visé doit se prononcer le 23 octobre prochain sur base du rapport de la Région. Une centrale avec des normes d’émissions les plus sévères de tous les secteurs industriels, encore plus sévères que celles de la centrale d’Intradel à Herstal, Uvélia », précise Christophe Surleraux, un des fondateurs de Bee. Il précise qu’il existe déjà de telles centrales à Vielsalm et Battice notamment. « Nous avons un comité d’accompagnement avec des riverains et la Capture d’écran 2020-09-22 à 07.50.01.pngpolice de l’environnement nous contrôle souvent. Ce dossier rencontre les impositions de la Région wallonne qui sont de plus en plus astreignantes et la cheminée sera plus haute à la demande de la Région. Nous employons 180 personnes à la cimenterie avec 400 emplois indirects », rappelle Benoît Gastout, directeur de la cimenterie CBR.

    « Nous voulons faire comprendre aux autorités de Visé qu’un nouveau pollueur majeur dans la vallée de la Meuse n’est absolument pas acceptable. Les bois brûlés seront contaminés par de la peinture, de la laque, du vernis et d’autres substances cancérigènes », dénonce Martial Mullenders, conseiller communal de l’opposition Visons Demain et ancien échevin.

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 22 septtembre 2020

  • Cinq éoliennes à proximité des Fourons : le gouvernement flamand est fâché et il le fait savoir

    Le projet d’installation de cinq éoliennes à Dalhem continue à faire jaser. Le gouvernement flamand en a remis une couche avant le conseil politique de ce mardi soir. Et s’il s’agissait simplement d’une guéguerre énergétique ?

    Ce sera à la Région wallonne de trancher et d’accorder ou non un permis éolien. 

    Capture d’écran 2020-08-26 à 11.11.40.pngD’après nos informations, il s’agirait surtout d’une guéguerre énergétique. En effet, Dalhem, avec son éolienne citoyenne, serait la seule gagnante dans cette histoire. La commune bassi-mosane avait d’ailleurs proposé des parts aux Fourons, mais ces derniers auraient refusé.

    De surcroît, nous avons appris que les Fourons auraient également un projet éolien à proximité de l’endroit où Engie-Electrabel souhaite implanter ses machines. Mais ils auraient au moins un an de retard dans leur projet !

    Bref, du côté wallon, certains se demandent si ces critiques à répétition ne sont pas liées à ce projet flamand tenu secret… 

    D'un article de YANNICK GOEBBELS à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 26 août 2020

  • Le gouvernement flamand conteste l'installation d'éoliennes à Warsage

    Le gouvernement flamand a introduit des objections auprès du collège communal de Dalhem à l'installation de cinq éoliennes.

    Celles-ci font partie d'un projet d'un parc éolien de 20MW et se situent à l’est de Berneau et au nord de Warsage, le long de la ligne de chemin de fer et de la frontière communale avec les Fourons, de part et d’autre de la rue de la Gare.

    Les ministres flamands NV-A Matthias Diependaele et Zuhal Demir font remarquer que les engins d'Electrabel se trouvent à quelques mètres de la frontière linguistique et qu'ils n'ont pas été informés du projet par le gouvernement wallon, une obligation contenue dans un accord de coopération, ont-ils indiqué lundi.

    "Le gouvernement wallon a foulé aux pieds cet accord. Normalement, nous aurions dû être tenus informés de ce projet. Les éoliennes seront installées à quelques mètres des Fourons. Cela n'a pas eu lieu. Je suis très déçu par mes collègues wallons", a déploré le ministre du Patrimoine, Matthias Diependaele.

    Plusieurs sites d'intérêt patrimonial se trouvent dans l'environnement immédiat du lieu d'installation. Le projet mettrait également en péril la biodiversité dans la zone.

    "Electrabel reconnaît lui-même que les turbines auront un impact sur des espèces (sensibles), telles que la Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Nathusius, la Sérotine commune, la Noctule commune, la Pipistrelle soprane et la Noctule de Leisler", assure la ministre de l'Environnement, Zuhal Demir, qui met aussi en avant le problème posé par l'ombre portée des éoliennes : "En termes d'ombre portée, nous avons observé des dépassements de la valeur limite flamande (8 heures/an) dans certaines maisons de la Région flamande. En poussant le modèle aux valeurs maximales, les valeurs limites sont dépassées chez de nombreux bénéficiaires tant en Flandre qu'en Wallonie"

    Belga / Olivier G sur RTC le 24 août 2020

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