Fouron-Saint-Pierre

  • José Happart poursuivi pour corruption

    José Happart, ancien président du parlement wallon, est accusé d’être intervenu auprès de différentes autorités publiques pour faciliter l’octroi de permis de lotir à son ami Christian Binet. En échange, ce dernier aurait aidé à la construction de la maison de sa maîtresse à Esneux.

    José Happart, ancien président du parlement wallon et président de Liège Airport, comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Liège. Il y est poursuivi pour corruption et trafic d’influence.

    En clair, il est accusé d’avoir usé de sa position et de son influence pour avantager certains entrepreneurs dans le cadre de la réalisation de plusieurs projets immobiliers, avec en toile de fond, la construction de la maison de sa maîtresse à Esneux.

    D'un article de STEFANO BARATTINI à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 26 février 2020

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  • José Happart contre-attaque envers Nethys

    « On ne veut pas mieux gérer l’aéroport, on veut juste régler des comptes politiques et personnels »

    La sortie des managers de crise de Nethys, hier, sur l’aéroport de Liège n’a pas été appréciée, et c’est un euphémisme, par le président actuel de Liège Airport. José Happart explique pourquoi il n’est pas d’accord.

    D'une page de LUC GOCHEL à lire dans LA MEUSE du 13 février 2020.

  • Nethys veut faire le ménage à Liege Airport

    Nethys veut reprendre la main sur le contrôle de Liege Airport après que celui-ci a refusé la mission « gouvernance et antifraudes » voulue par son actionnaire principal qu’est NethysEthias. Qui nomme deux nouveaux administrateurs et veut réinstaurer un comité d’audit à l’aéroport. Cela signifie que chaque dépense, chaque note de frais sera analysée par Deloitte.

    Nethys et Ethias veulent pleinement reprendre la main sur l’aéroport. Mais les instances actuelles au niveau du conseil d’administration toujours présidé par l’inamovible José Happart et du comité de direction vont-elles l’entendre de cette oreille, c’est-à-dire nommer les deux nouveaux administrateurs et rétablir le comité d’audit ?

    Et ce, alors que Liege Airport avait fait un premier pied de nez à Nethys en refusant les fameuses investigations « gouvernance et anti-fraudes » voulues par son actionnaire principal et majoritaire… 

    D'une page de GASPARD GROSJEAN à lire dans LA MEUSE du 12 février 2020

  • Il y a de moins en moins de jumeaux en Belgique !

    Chaque année depuis 2014, la proportion baisse par rapport au nombre de naissances.

    Capture d’écran 2020-02-11 à 17.10.39a.pngLe nombre de naissances multiples baisse depuis 2014 en Belgique. C’est étonnant car avec les FIV, on aurait plutôt cru le contraire. Nous avons donné la parole à l’une des paires de jumeaux les plus connues de Wallonie : les Happart.

    Nous connaissons au moins trois paires très connues : les jumeaux du prince Laurent, les frères Borlée et les frères Happart. Nous savons aussi que Louis Michel a un jumeau mais que ce n’est pas un vrai jumeau. « Nous, on est des vrais ! », lâche José Happart qui est resté très proche de son jumeau, JeanMarie. « Même si tous les cinq enfants s’entendaient très bien et que nous ne sommes plus que 4 aujourd’hui. On a fait tout pratiquement comme un couple : mêmes études, mêmes classes, même exploitation agricole ».

    En fait, précise-t-il, il n’y a qu’à l’armée qu’il y a eu un décalage d’un an. « On a fait les sports ensemble », confirme Jean-Marie. « D’abord le foot puis les arts martiaux et la course à pied. Quand on était agriculteurs

    et qu’on taillait les arbres, on n’avait pas besoin de parler. On savait ce qu’on devait faire ». Jean-Marie a été le premier-né. « C’était en 1947 et à la maison. Quand je suis né, la sage-femme a dit qu’il y en avait encore un. Pour mon père, il a fallu aller vite : trouver un deuxième berceau, un deuxième parrain, une deuxième marraine ». Les Happart s’appellent tous les jours. Et se voient presque tous les jours. « On est le miroir l’un de l’autre », dit José. « Jean-Marie est droitier, je suis gaucher. Il a les cheveux d’un côté, moi de l’autre. J’ai toujours eu la chance d’avoir la meilleure santé. Je pesais 500 grammes de plus que lui à la naissance. Jean-Marie a creusé les sillons, moi je les ai approfondis. Je bénéficiais de ses bêtises car il a souvent été avant moi ». Jeune, on pouvait les différencier car, outre les cheveux, José était un peu plus fort « au niveau des rondeurs ».

    « TRICHER ? PAS NOTRE ADN »

    Ils avouent n’avoir jamais profité de leur gémellité pour tricher. « Cela ne fait pas partie de notre ADN », répondent-ils. « Et si notre père l’avait appris, on aurait ramassé. On a eu une éducation extrêmement rigoureuse. On n’aurait pas osé tricher ».

    Des différences, malgré tout ? « On boit du vin de manière raisonnable. Lui, c’est le blanc, moi le rouge », répond José. « Et j’aime le champagne, pas Jean-Marie ». Un Jean-Marie qui est plus fonceur et émotionnel que José. « Moi, je prends plus le temps. Je tempère mieux mes émotions. Jean-Marie croit à certaines choses, moi pas », souligne José qui, à l’inverse de son frère, n’a jamais vécu en couple.

    Au fait, pensent-ils terminer leur vie ensemble, dans un home ? « Dans un home ? Certainement pas », répond le duo de concert. « Chez nous, on n’envoie pas les anciens dans un home ! » .

    D'un article de PIERRE NIZET à lire dans LA MEUSE du 10 janvier 2020.

  • Liège: 2 ans de prison requis contre l’ex-diable rouge Dewalque, locataire de José Happart

    À 74 ans, Nico Dewalque, l’ex-gloire du Standard et des Diables rouges dans les années ‘60 et ‘70, comparaissait, une nouvelle fois, devant le tribunal correctionnel.

    « Si Monsieur Dewalque est une ancienne gloire du football, il faudrait compléter sa page Wikipédia avec ses nombreuses condamnations qui ont débuté dans les années ‘90 », lançait Jean-Michel Demarche, de l’Auditorat du travail de Liège. « Faux et usage de faux, abus de confiance, détournement, faux en écriture, escroquerie, faillite frauduleuse, Monsieur Dewalque s’est engagé dans une reconversion sur le chemin de la délinquance. »

    Le ministère public lui reproche, notamment, d’avoir mis à disposition, entre 2010 et 2016 et via des sociétés bulgares et slovènes, de la main-d’œuvre illégale pour des grandes sociétés belges, comme Galère ou Yvan Pâque, qui travaillaient sur d’importants chantiers. Le plus emblématique était, sans conteste, celui du site de l’OTAN à Evere. Des ouvriers illégaux avaient été retrouvés au domicile de Nico Dewalque, qui louait à l’époque un appartement à José Happart en Feronstrée, mais aussi dans un entrepôt de la Basse-Meuse et à Cointe.

    L’Auditorat soupçonne Dewalque d’avoir établi de faux contrats, d’avoir éludé les cotisations sociales, d’avoir aussi mis à disposition des ouvriers pour le compte de sociétés et d’ainsi avoir joué le rôle des agences intérimaires, d’avoir utilisé de la main-d’œuvre étrangère, hors union européenne, sans permis de travail et d’ainsi ne pas l’avoir déclarée à l’ONSS.

    Enfin, d’un point de vue fiscal, Dewalque n’a jamais déclaré ses revenus à l’administration.

    « Monsieur Dewalque, via des sociétés bulgare et slovène, mettait à disposition des travailleurs au bénéfice de grands entrepreneurs et il créait, autour de cela, un verni de légalité », poursuit Jean-Michel Demarche. « Il expliquait avoir été consultant puis commercial pour ces sociétés avant d’évoquer des contrats de sous-traitants. »

    Dumping social

    Pour l’Auditorat, il ne fait aucun doute, qu’on est dans la mise à disposition de personnel avec des commandes de 4, 7 ou 10 hommes pour les chantiers X, Y ou Z. « Pour l’opinion publique, le dumping social passe mal. Il fausse les marchés et des intervenants s’enrichissent au passage. Nico Dewalque était à la manœuvre sur tous les fronts : il logeait les ouvriers, il les gérait et il les payait. Le siège social de sa société bulgare se trouvait à Grâce-Hollogne, chez sa fille, et non pas à Sofia qui n’est qu’une simple boîte aux lettres. Ce sont des dossiers difficiles car il faut gratter le vernis de la légalité pour démonter les rouages. Tout était bien ficelé, bien organisé. »

    Après avoir passé en revue les nombreux antécédents judiciaires de Nico Dewalque, l’Auditorat réclamait 18 mois de prison pour les infractions sociales et de droit commun. Il demandait 6 mois de prison supplémentaires pour les infractions fiscales et il joignait également un réquisitoire de confiscation pour une valeur de 261.573 € qui correspond aux revenus non déclarés.

    Le jugement sera rendu le 13 mars prochain.

    ARNAUD BISSCHOP (site de LA MEUSE)