Histoire

  • Houbert le fouronnais !

    La vie de Saint-Hubert est bien connue. Il y a plusieurs légendes, mais sa provenance d'Aquitaine semble être attestée régulièrement.

    On sait aussi qu'il fût le premier évêque de Liège, après l'avoir été de Maestricht, mais il transféra le siège de cet évêché à Liège.

    Mais ne voilà-t-il pas qu'un éminent historien, précédemment prénommé "Hubert Jean Marie" et bientôt ex-bourgmestre des Fourons, publie de nouvelles informations sur Facebook: Hubert serait né en 655 à Fouron et décédé en 727 à Fouron-le-Comte, près de la chapelle de Steenbos.

    Ah, s'il n'avait empêché José Smeets de créer sa "route de contournement" asphaltée, il aurait pu lui donner le nom de "Saint-Hubert" et les fouronnais ne devraient emprunter ce chemin boueux et plein de trous.

     

  • LE 13 SEPTEMBRE 1944, les G.I. aux Trois bornes

    Les G.I. poursuivent leur avancée en région verviétoise, ce 13 septembre 1944. Au nord, ils atteignent les Trois bornes, à la jonction des Pays-Bas et de l’Allemagne. Ils entrent aussi, sans combat, dans Saint-Vith.

    Les G.I. poussent vers le nord et le sud après avoir libéré le Pays de Herve, le sillon de la Vesdre, Spa, Malmedy… Le 13 septembre 1944, le colonel Peckham atteint Gemmenich, qui l’honorera en lui donnant le nom d’une de ses places. C’est ce jour aussi que les G.I. parviennent aux Trois bornes, aux confins de l’Allemagne d’avant-guerre, des Pays-Bas et de la Belgique. Arrivée qu’immortalisera un cliché publié dans le Mexican post. Le 18e régiment de la 1re division d’infanterie US avait auparavant poussé vers le nord d’Obsinnich (Fourons), avant d’obliquer vers le point de jonction des frontières.

    Le même jour, la 3e division blindée américaine, celle qui avait libéré Verviers, approche d’Aix-la-Chapelle. Face à elle, des Allemands de la 116 e division blindée allemande bien démunis. Leur commandant, le comte von Schwerin, ne dispose que de 600 hommes et d’une douzaine de chars, pas plus. Cette division blindée avait perdu bien des plumes, notamment en retraitant de Battice jusqu’à Henri-Chapelle. Dans la nuit du 11 au 12, elle avait eu pour mission de reculer sur une ligne de défense entre Hombourg, Montzen et Astenet. Le général von Schwerin prend alors l’initiative d’écrire un télégramme au général américain Courtney Hodges pour lui proposer une reddition sans condition des troupes allemandes dans l’ancienne capitale de Charlemagne, au patrimoine d’une richesse incroyable. Cela lui vaudra d’être arrêté et démis de ses fonctions. Hitler enverra alors le colonel Wilck défendre la cité avec quelque 5.000 hommes peu aguerris. La bataille d’Aix aura dès lors quand même lieu.

    D'une page d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 13 septembre 2019.

  • Guy Coëme se trompe sur le mot "irréfragable"

    Capture d’écran 2019-08-27 à 09.05.14.png"La Meuse" fait appel dans ses éditions d'aujourd'hui aux souvenirs de Melchior Wathelet (Senior) et de Guy Coëme à propos de l'entourloupe constitutionnelle sur l’incapacité (morale) de régner du Roi Baudouin qui a permis de régler, en avril 1990, le problème de la signature de la loi sur la dépénalisation de l'avortement.
    Et Guy Coëme déclare que "c'est à ce moment-là que le mot "irréfragable" a été inventé."

    L'article 72 "bis" introduit à la suite de la loi d'août 1988 sur les communes à statut linguistique spécial précise que tous les élus (conseillers communaux, échevins et conseillers du CPAS) bénéficient de la présomption irréfragable (c'est-à-dire qui ne peut être contestée) de la connaissance de la langue de la région (le néerlandais dans les Fourons). Cette présomption irréfragable ne s'applique pas aux bourgmestres, mais à tout mandataire élu directement par la population pour le mandat exercé (article de Daniel Conraads, Le Soir, 2 juillet 1994).

     

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  • Nico Droeven à Omaha Beach

    Nico Droeven a publié cette photo de son ami George Ciampa salué par le Général US commandant les Rangers à Omaha Beach. Il est dans la région pour le 75e anniversaire du débarquement en Normandie.

  • La famille la cherchait à Fouron-le-Comte, elle a été retrouvée à Herstal

    Alors que l’on pensait le corps du « passeur d’hommes » awansois, héros de guerre 14-18, disparu à jamais, il vient d’être retrouvé ! La tombe de Guillaume Valleye a été relevée au cœur du cimetière de Rhées à Herstal. Elle sera classée sépulture d’intérêt historique local.

    Durant 25 ans, Nicolas Gérard a arpenté les allées des cimetières d’Awans et répertorié minutieusement les sépultures présentes. Passionné d’histoire et des Grandes Guerres, son attention a été particulièrement attirée par Guillaume Valleye, né en 1885 à Villers-L’Evêque, véritable héros de la guerre 14-18, trop souvent méconnu du grand public et de la population locale. « Son corps a disparu, on ne l’a jamais retrouvé, ni même ses héritiers. C’était un véritable mystère », introduit-il.

    Tout juste sait-on que Guillaume Valleye est mort le 9 avril 1918 à Fouron-le-Comte. Il se fait électrocuter alors qu’il tente de passer la frontière hollandaise. Il est alors âgé de 32 ans. Cet ouvrier mineur, marié et père de trois enfants, était ce qu’on appelle « un passeur d’hommes ». « Son histoire est incroyable ! Il aidait les soldats à rejoindre les troupes derrière l’Yser, mais passait aussi des messages aux renseignements français, notamment concernant le chemin de fer », détaille le passionné. Durant ces missions secrètes, Guillaume Valleye se fait arrêter et emprisonner par les Allemands… à 9 reprises ! « Et, à chaque fois, il s’est échappé. C’est lors de sa dixième fuite qu’il se fait électrocuter. »

    Si l’histoire est belle et suscite le respect face au courage dont l’homme a fait face, son corps n’avait jamais été retrouvé.

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