Histoire

  • Pour connaître l'histoire de notre région

    Ce double numéro des Nouvelles Notices Visétoises passe en revue sept articles répartis sur 64 pages.

    Un premier article de Jean-Pierre Lensen donne l’aperçu des plaques funéraires qui ornent les tombes du cimetière de Devant-le-Pont).

    Ensuite, la conservatrice Marylène Zecchinon synthétise une série d’articles et de livres pour évoquer la mémoire des deux guerres mondiales dans les rues de Visé. Lanaye se distingue par le nombre élevé d’hommages rendus à ses disparus et Cheratte par les martyrs de la Seconde guerre. L’ancien Visé ne pouvait rester insensible à la tragédie d’août 1914, sans toutefois personnaliser une ou plusieurs des cinquante victimes civiles de la « quinzaine tragique » ou de la déportation.

    L’animateur du musée, Régis Beuken, évoque deux de ses missions photographiques intenses : la reprise du fort d’Eben-Emael en 1944 évoquée par une reconstitution et les cérémonies patriotiques visétoises de l’Armistice 2019 étalées sur trois journées (le 7, le 10 et le 11 novembre) avec les écoles et dans les villages voisins, avec notamment le passage à Teuven, Fouron-le-Comte et Mouland.

    Le président Claude Fluchard nous donne la liste des conseillers provinciaux du canton de Dalhem avant la Première Guerre mondiale. Les électeurs de Fouron-le-Comte et Mouland votaient dans ce canton.

    Très intéressant car évoquant avec tragédie mais aussi humanité les premières journées qui suivent l’incendie de la ville de Visé le 15 août 1914, ce récit donné par un journaliste hollandais et traduit par le vice-président Alain Woolf est glaçant. Par ce témoin étranger, nous revivons la noirceur de la répression inouïe allemande.

    Enfin, l’article qui parachève cette revue est plus généraliste et rappelle le combat des femmes pour obtenir, depuis notre indépendance (1830), l’égalité politique. A presque deux siècles, ce n’est véritablement qu’en 1948 que la majorité (52 % des Belges sont des femmes) pourra enfin voter. La bibliothécaire Isabelle Maltus, professeur d’histoire, évoque plusieurs Visétoises qui se sont investies dans la politique, depuis notre ancienne voisine, la première élue Mme Flohimont (P.O.B.) jusqu’à Mme le Bourgmestre depuis décembre 2018, Viviane Dessart (MR).

  • LA BASSE-MEUSE DANS LA GUERRE

    Épuisée après 2 rééditions, cette publication de 1990 de plus de 300 pages sera rééditée dans une toute nouvelle présentation et avec de nombreux ajouts. Elle fait le point sur tous les aspects de la Seconde guerre dans notre région :

    Mai 40 avec les cyclistes frontière, les forts de Liège,  les CRABE, les prisonniers de guerre, la vie quotidienne des années suivantes, mais aussi la résistance, la collaboration, les bombardements, les déportés, le travail forcé en Allemagne, la vie communale puis en 1944, la libération, la 30e division US, les chutes d’avions, la bataille des Ardennes,  l’épuration…

    Pour rappel, le livre traite des principaux aspects de la seconde guerre mondiale dans la Basse-Meuse (Hersta, Oupeye, Bassenge, Visé, Dalhem, Blegny et Fourons).

    LA SOUSCRIPTION EST LANCÉE ET LE LIVRE SORTIRA DANS QUELQUES SEMAINES. PRIX DE SOUSCRIPTION : 30 € AVANT LE 15 NOVEMBRE (+ FRAIS DE PORT ÉVENTUEL DE 3 € POUR LE RECEVOIR PAR LA POSTE). LE PRIX SERA BEAUCOUP PLUS ÉLEVÉ APRÈS CETTE DATE. N’HÉSITEZ PAS À ACQUÉRIR DÈS MAINTENANT CET OUVRAGE EN VERSANT LA SOMME ADÉQUATE AU N° DE COMPTE BE77 3400 2758 7242 (SRAHV 4600 VISE) AVEC MENTION « 40-45 ».
  • Conférence "Le Réseau Clarence et la résistance entre deux frontières"

    Conférence donnée par Paul DE JONGH

    Paul De Jongh est juriste et chercheur associé au Centre d'études et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines à Bruxelles.

    Durant cette conférence, il racontera l'histoire transfrontalière passionnante d'espionnage, d'évacuation de pilotes, d'aide aux Juifs, d'infiltration allemande au sein des groupes de résistance...

     

    Organisation : MAHVI

    Musée d'archéologie et d'histoire

    Rue du Collège 31
    4600 Visé
    Le : 22 novembre 2019 20:00
  • Houbert le fouronnais !

    La vie de Saint-Hubert est bien connue. Il y a plusieurs légendes, mais sa provenance d'Aquitaine semble être attestée régulièrement.

    On sait aussi qu'il fût le premier évêque de Liège, après l'avoir été de Maestricht, mais il transféra le siège de cet évêché à Liège.

    Mais ne voilà-t-il pas qu'un éminent historien, précédemment prénommé "Hubert Jean Marie" et bientôt ex-bourgmestre des Fourons, publie de nouvelles informations sur Facebook: Hubert serait né en 655 à Fouron et décédé en 727 à Fouron-le-Comte, près de la chapelle de Steenbos.

    Ah, s'il n'avait empêché José Smeets de créer sa "route de contournement" asphaltée, il aurait pu lui donner le nom de "Saint-Hubert" et les fouronnais ne devraient emprunter ce chemin boueux et plein de trous.

     

  • LE 13 SEPTEMBRE 1944, les G.I. aux Trois bornes

    Les G.I. poursuivent leur avancée en région verviétoise, ce 13 septembre 1944. Au nord, ils atteignent les Trois bornes, à la jonction des Pays-Bas et de l’Allemagne. Ils entrent aussi, sans combat, dans Saint-Vith.

    Les G.I. poussent vers le nord et le sud après avoir libéré le Pays de Herve, le sillon de la Vesdre, Spa, Malmedy… Le 13 septembre 1944, le colonel Peckham atteint Gemmenich, qui l’honorera en lui donnant le nom d’une de ses places. C’est ce jour aussi que les G.I. parviennent aux Trois bornes, aux confins de l’Allemagne d’avant-guerre, des Pays-Bas et de la Belgique. Arrivée qu’immortalisera un cliché publié dans le Mexican post. Le 18e régiment de la 1re division d’infanterie US avait auparavant poussé vers le nord d’Obsinnich (Fourons), avant d’obliquer vers le point de jonction des frontières.

    Le même jour, la 3e division blindée américaine, celle qui avait libéré Verviers, approche d’Aix-la-Chapelle. Face à elle, des Allemands de la 116 e division blindée allemande bien démunis. Leur commandant, le comte von Schwerin, ne dispose que de 600 hommes et d’une douzaine de chars, pas plus. Cette division blindée avait perdu bien des plumes, notamment en retraitant de Battice jusqu’à Henri-Chapelle. Dans la nuit du 11 au 12, elle avait eu pour mission de reculer sur une ligne de défense entre Hombourg, Montzen et Astenet. Le général von Schwerin prend alors l’initiative d’écrire un télégramme au général américain Courtney Hodges pour lui proposer une reddition sans condition des troupes allemandes dans l’ancienne capitale de Charlemagne, au patrimoine d’une richesse incroyable. Cela lui vaudra d’être arrêté et démis de ses fonctions. Hitler enverra alors le colonel Wilck défendre la cité avec quelque 5.000 hommes peu aguerris. La bataille d’Aix aura dès lors quand même lieu.

    D'une page d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 13 septembre 2019.