Histoire

  • L'évocation du 9 mars 1980

    Après l'accueil par Grégory Happart des nombreuses personnes présentes (dont le ministre Frédéric Daerden) à Fouron-Saint-Martin dimanche matin pour évoquer les graves événements du 9 mars 1980, c'est à Serge Snoeck qu'est revenu l'honneur d'introduire le sujet. Serge avait une quinzaine d'années à l'époque; il était dans le living de la maison à Fouron-Saint-Pierre avec sa grand-maman, ses parents et d'autres membres de la famille quand la maison a été prise d'assaut par les hordes flamingantes. Son père Joseph Snoeck a voulu les faire déguerpir en tirant deux coups, blessant quelques manifestants par ricochet. 

    Après cette introduction pleine d'émotion, deux montages visuels ont été présentés. L'un montrant surtout les photos qui font partie de l'exposition qui restera accessible jusqu'à la fin du mois à la cafétéria du Centre sportif et culturel à Fouron-Saint-Martin, l'autre donnant aussi le point de vue des flamingants (Broers, Duijsens, Banken, Swéron, ...) avec des extraits de films montrant de véritables images de scènes de guerre dans le village de Rémersdael.

    Dans son journal régional, RTC a montré hier de nombreuses images de l'exposition en cours.

  • Les pires affrontements aux Fourons, c’était il y a 40 ans

    L’Action Fouronnaise a commémoré dimanche les 40 ans du 9 mars 1980, date symbolique de cette commune au cours de laquelle les militants flamingants et francophones se sont violemment affrontés.

    Depuis 1977, des « promenades dominicales » avaient lieu dans les Fourons, passés de la province de Liège à celle du Limbourg quand a été fixée la frontière linguistique. Les « promeneurs » étaient des militants flamingants, issus en bonne partie de groupes d’extrême-droite, qui voulaient affirmer l’appartenance de la commune à la Flandre alors que les habitants francophones réclamaient le retour à Liège.

    Le 9 mars, une de ces marches a failli tourner au drame quand un habitant a voulu éloigner les manifestants de sa maison en sortant sa carabine et, ensuite, en tirant vers eux.

    Dimanche, une projection audiovisuelle et une exposition de photos et coupures de presse ont mis en avant le souvenir de ce jour. « Actuellement, la vie dans les Fourons est paisible et il existe des rassemblements conviant francophones et néerlandophones. Néanmoins, une pression politico-administrative tente, chaque jour, de détricoter un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français », a conclu Grégory Happart. 

    (La Meuse Basse-Meuse du 9 mars 2020)

    L'exposition de photos et coupures de presse sera encore visible pendant tout ce mois à la cafétéria du Centre Sportif et Culturel à Fouron-Saint-Martin.

  • Evocation des graves événements du 9 mars 1980

    Rencontre au Centre sportif et culturel des Fourons, à Fouron-Saint-Martin, pour se souvenir quelques instants du 9 mars 1980. Une date particulièrement douloureuse pour le Peuple fouronnais. Ce jour-là, des milliers de « promeneurs » extrémistes flamingants, politiques en tête, foulaient au pied les règles élémentaires de la Démocratie et les Droits de l’Homme et faisaient basculer Fourons et sa population dans un état qualifié par la presse de « guerre civile ». Les Fouronnais ont choisi de résister et il convient de remercier les hommes politiques, anciens et actuels, et tous les citoyens de leur soutien.

    Si en 2020, Fourons ne fait plus l’actualité, ces faits nous ne devons toutefois pas les oublier, ni les banaliser. Car, 40 ans plus tard, les Francophones fouronnais sont toujours confrontés à une violence politico-administrative tout aussi impitoyable qui, chaque jour, détricote un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français.

    Ces moments du passé et la situation présente doivent surtout nous encourager à revendiquer nos droits et le respect de toutes les minorités pour construire une société juste, démocratique et solidaire.

    Deux montages audio-visuels d'une vingtaine de minutes montreront l'ambiance de l'époque. On entendra un politologue de l'Université de Liège dire l'importance de rappeler ces événements et l'ex-bourgmestre Broers, en parfait négationniste, dire exactement le contraire. On verra d'ailleurs avec qui il était le 9 mars 1980.

  • Pour connaître l'histoire de notre région

    Ce double numéro des Nouvelles Notices Visétoises passe en revue sept articles répartis sur 64 pages.

    Un premier article de Jean-Pierre Lensen donne l’aperçu des plaques funéraires qui ornent les tombes du cimetière de Devant-le-Pont).

    Ensuite, la conservatrice Marylène Zecchinon synthétise une série d’articles et de livres pour évoquer la mémoire des deux guerres mondiales dans les rues de Visé. Lanaye se distingue par le nombre élevé d’hommages rendus à ses disparus et Cheratte par les martyrs de la Seconde guerre. L’ancien Visé ne pouvait rester insensible à la tragédie d’août 1914, sans toutefois personnaliser une ou plusieurs des cinquante victimes civiles de la « quinzaine tragique » ou de la déportation.

    L’animateur du musée, Régis Beuken, évoque deux de ses missions photographiques intenses : la reprise du fort d’Eben-Emael en 1944 évoquée par une reconstitution et les cérémonies patriotiques visétoises de l’Armistice 2019 étalées sur trois journées (le 7, le 10 et le 11 novembre) avec les écoles et dans les villages voisins, avec notamment le passage à Teuven, Fouron-le-Comte et Mouland.

    Le président Claude Fluchard nous donne la liste des conseillers provinciaux du canton de Dalhem avant la Première Guerre mondiale. Les électeurs de Fouron-le-Comte et Mouland votaient dans ce canton.

    Très intéressant car évoquant avec tragédie mais aussi humanité les premières journées qui suivent l’incendie de la ville de Visé le 15 août 1914, ce récit donné par un journaliste hollandais et traduit par le vice-président Alain Woolf est glaçant. Par ce témoin étranger, nous revivons la noirceur de la répression inouïe allemande.

    Enfin, l’article qui parachève cette revue est plus généraliste et rappelle le combat des femmes pour obtenir, depuis notre indépendance (1830), l’égalité politique. A presque deux siècles, ce n’est véritablement qu’en 1948 que la majorité (52 % des Belges sont des femmes) pourra enfin voter. La bibliothécaire Isabelle Maltus, professeur d’histoire, évoque plusieurs Visétoises qui se sont investies dans la politique, depuis notre ancienne voisine, la première élue Mme Flohimont (P.O.B.) jusqu’à Mme le Bourgmestre depuis décembre 2018, Viviane Dessart (MR).

  • LA BASSE-MEUSE DANS LA GUERRE

    Épuisée après 2 rééditions, cette publication de 1990 de plus de 300 pages sera rééditée dans une toute nouvelle présentation et avec de nombreux ajouts. Elle fait le point sur tous les aspects de la Seconde guerre dans notre région :

    Mai 40 avec les cyclistes frontière, les forts de Liège,  les CRABE, les prisonniers de guerre, la vie quotidienne des années suivantes, mais aussi la résistance, la collaboration, les bombardements, les déportés, le travail forcé en Allemagne, la vie communale puis en 1944, la libération, la 30e division US, les chutes d’avions, la bataille des Ardennes,  l’épuration…

    Pour rappel, le livre traite des principaux aspects de la seconde guerre mondiale dans la Basse-Meuse (Hersta, Oupeye, Bassenge, Visé, Dalhem, Blegny et Fourons).

    LA SOUSCRIPTION EST LANCÉE ET LE LIVRE SORTIRA DANS QUELQUES SEMAINES. PRIX DE SOUSCRIPTION : 30 € AVANT LE 15 NOVEMBRE (+ FRAIS DE PORT ÉVENTUEL DE 3 € POUR LE RECEVOIR PAR LA POSTE). LE PRIX SERA BEAUCOUP PLUS ÉLEVÉ APRÈS CETTE DATE. N’HÉSITEZ PAS À ACQUÉRIR DÈS MAINTENANT CET OUVRAGE EN VERSANT LA SOMME ADÉQUATE AU N° DE COMPTE BE77 3400 2758 7242 (SRAHV 4600 VISE) AVEC MENTION « 40-45 ».