Fourons - Page 5

  • Fouron reçoit Jupille

    P4D

    Fouron - FC Jupille B (dimanche à 15 heures)

     

  • L'Harmonie Royale Saint-Martin aux Tréteaux

    Après le succès du spectacle "Fourons Libres", il est déjà temps pour nous de vous présenter nos prochains concerts !
    Nous aurons le grand plaisir de proposer un Concert de Nouvel An, dans la toute nouvelle salle Les Tréteaux Visé le 19 janvier prochain !
    Venez redécouvrir et laissez vous entraîner par les plus grandes valses de Vienne, Strauss et Consorts au programme ! Une ambiance digne du concert de Vienne, que vous pouvez admirer chaque premier janvier.

    Réservations : www.les-treteaux.be ou 04/374.85.50

  • Trois candidats pour le Charbonnage du Hasard

    Le Charbonnage du Hasard, à Cheratte, est sur le point d’être racheté. En mars dernier, la SPI lançait un appel d’offres pour racheter ce site à réhabiliter. Les investisseurs intéressés avaient jusqu’à ce lundi 15h pour déposer leur offre. Et trois candidats, jugés sérieux, ont répondu positivement. Il s’agit tout d’abord du groupe Matexi, bien connu notamment pour ses nombreux lotissements. (notamment aux Fourons où il s'illustre dans son lotissement près de l'école provinciale de Fouron-le-Comte en n'essayant pas du tout d'y attirer les acheteurs francophones, au contraire - note du blogueur). Le second candidat est la société Serbi, filiale du groupe Gehlen qui a notamment racheté et reconverti l’ancien site Intermills à Malmedy. Enfin, le dernier offrant est GreenConstruct, un consortium verviétois qui a notamment réhabilité une ancienne usine de laine à Andrimont.

    ON N’Y FERA PAS CE QU’ON VEUT

    « Nous sommes très heureux d’avoir reçu autant de projets sérieux, sachant que le cahier des charges à remplir était plutôt dense et que le prix de vente est de 1,4 million d’euros », commente Pierre Castelain, porte-parole de la SPI. Si le potentiel est énorme – en plus du charbonnage et de son 1,2 hectare, le site comprend 4 hectares supplémentaires de terrains – le futur acheteur ne pourra pas faire ce qu’il veut. On ne verra ainsi pas de centre commercial ou d’industrie lourde se développer sur le site. Des contraintes imposées afin que le futur projet s’intègre dans le bâti existant et respecte les parties classées du site. « Quant à nous, nous sommes très heureux d’avoir pu jouer notre rôle de levier. D’avoir mené à bien notre boulot de réhabilitation et de dépollution, de valoriser les forces de ce site – son accessibilité, son potentiel géothermique- pour lui donner une activité forte. Surtout avec un site à l’abandon depuis 1977 et avec donc un tel espace immobilisé depuis plus de 40 ans. »

    Le nom de l’acheteur ne sera connu qu’au mois de novembre. Le jury, composé de la SPI, la Ville de Visé, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne ainsi que du Patrimoine wallon, se réunira une première fois ce 17 octobre pour étudier les offres. 

    AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 3 octobre 2019.

  • La peau des truites de Fouron-Saint-Pierre transformée en cuir pour la maroquinerie

    Originaire du Hainaut, Caroline Caucheteur, 34 ans, est tombée amoureuse de Liège en 2006. Depuis, elle s’y est installée et y a fait ses études artistiques. Après avoir travaillé dans l’événementiel, elle suit une formation en éco-pédagogie avant de trouver un job dans le socio-culturel. Ce job, elle le perd en août 2018. « Je me suis dit que c’était le moment de me lancer », expliquet-elle. Son job ? Tanneuse de poissons. « En 2017, j’avais vu un reportage télé sur une tanneuse de poissons en France et c’était resté dans un coin de ma tête. En septembre 2018, après avoir perdu mon travail, j’ai commencé mes recherches. S’il existe bien un centre de formation pour tanner le cuir, à Lyon, il n’existe rien pour le poisson », explique-t-elle. Après des recherches pratiques, elle décide, en février de cette année, de se lancer dans la pratique.

    « J’ai contacté des tanneurs qui m’ont raccroché au nez. Chacun a ses recettes qu’il ne partage pas. Une tanneuse du Lac Léman (Suisse) a accepté de me guider. Puis, en mai, j’ai vu une autre émission ‘Des racines et des ailes’, sur Virginie qui, en France, fait des cuirs de poissons. J’ai pris contact avec elle et, une semaine après, elle me recevait dans son atelier pour m’apprendre la technique », poursuit Caroline.

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    Pour l’heure, Caroline est suivie par une structure d’accompagnement à la création d’entreprise.

    « Jusqu’à présent, je travaillais dans ma cuisine et dans ma cave mais, depuis quelques semaines, j’ai trouvé un atelier dans le quartier Saint-Léonard. » Comment peut-on utiliser le cuir de poisson ? « Ce sont des stylistes, des maroquiniers, des designers textiles ou des bijoutiers qui s’en servent. Je l’ai testé en couture et ça se coud très bien. En maroquinerie aussi. C’est même plus fluide qu’un cuir normal. » Caroline utilise des peaux de truites fumées ou fraîches qui viennent de la pêcherie Commanderie 7, aux Fourons ainsi que de saumons en provenance de l’Artisan du Saumon, à Boirs.

    « La force de mon projet », dit-elle, « c’est que c’est 100 % naturel. Le cuir de poisson, c’est une revalorisation de déchets qui étaient destinés à être jetés. C’est aussi une alternative au cuir exotique comme le crocodile et c’est trois fois moins cher. De même, alors que pour le cuir on utilise généralement du chrome ou de l’aluminium, ici, j’utilise uniquement des tannins à base de plantes et des teintures végétales et c’est donc sans allergène pour la peau. » Caroline attend ses premiers objets finis en provenance de professionnels qui testent son cuir, d’ici la fin de l’année. Elle se lancera comme tanneuse de poissons en janvier prochain, sous le nom « Peaux de Pêche ». Dans un premier temps, elle travaillera grâce à un système de couveuse d’entreprises. 

    LAURENCE BRIQUET dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 3 octobre 2019